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Histoire de la reliure de création. La collection de la Bibliothèque Sainte-Geneviève
Peyré Yves
FATON
34,00 €
Épuisé
EAN :9782878442038
Une nouvelle reliure, tout à fait inédite, fait son apparition au moment où les modernités s'élancent sur les divers plans de la création. Tous les courants successifs contribuent à la préciser, du japonisme à l'Art nouveau, de l'Art déco au fonctionnalisme, du surréalisme au constructivisme, jusqu'aux intentions minimales et baroques des années 1980 et aux reformulations d'aujourd'hui. On désigne ce type de reliure par reliure de création (ou reliure d'art) tant la reliure quitte désormais le simple exercice d'un métier au profit d'un art à part entière. Elle semble dès lors avancer au même rythme que l'architecture avec laquelle elle a tant à voir. La Bibliothèque Sainte-Geneviève s'est efforcée de réunir une collection exhaustive de ces multiples apports, réfléchissant au plus près la constitution de la reliure de création. Les plus grands noms de la reliure française (de Marius-Michel à Legrain, de Lucienne Thalheimer à Henri Mercher, de Rose Adler à Sün Evrard, et bien au-delà) s'y trouvent confrontés aux tentatives qui se font jour dans les autres pays (Van de Velde et Lion Cachet, Hoffmann et Wiemeler, Carmencho Arregui et Mechthild Lobisch, sans omettre la diversité des renouvellements contemporains).
Dans l'alternance du paragraphe et de la strophe, qui comme un choeur énonce l'universel, Yves Peyré trouve l'amble d'un poème jamais à bout de souffle. L'horizon du monde, c'est le lieu où se mêlent les chants de la terre et de l'esprit, c'est la ligne ténue du verbe. De cette poésie portée avec évidence par toute la tradition méditerranéenne, l'on ressort épuré, à grandes eaux et grands vents.
De l'amitié et de la collaboration entre Emile Gallé et Désiré Christian naît la plus extraordinaire histoire de la création verrière et de l'Art Nouveau. Exécutant fidèle et discret des oeuvres d'Emile Gallé, Désiré Christian met au point, pour la réalisation des oeuvres de l'artiste, les techniques verrières les plus abouties de tous les temps. Lorsqu'en 1894, Emile Gallé inaugure sa propre cristallerie à Nancy, Désiré Christian devient le responsable artistique de la verrerie de Meisenthal et perpétue une création magistrale et unique sous la marque d'atelier de "Verrerie d'Art de Lorraine" puis s'installe à son propre compte entre 1898 et 1907. Le présent ouvrage présente un catalogue de ses créations éblouissantes dont la qualité mérite d'être soulignée au même titre que l'oeuvre d'Emile Gallé.
La partie de l'orfèvrerie la plus répandue et utilisée est sans conteste le couvert et la coutellerie, que nous soyons en famille, seuls ou entre amis, dans la cuisine, la salle à manger ou au restaurant. En présentant d'abord le couvert modèle " filet ", très connu de nos grands-parents, l'ouvrage entend présenter un grand nombre de pièces individuelles et de pièces de service, dont nombre ne sont plus utilisées aujourd'hui : serpes à glace, cuillers à verre d'eau, pelles à foie gras et fourchettes à mangues, parmi tant d'autres. Il illustre également les diverses tendances qui ont marqué l'évolution du couvert : des plus japonisantes à l'Art Nouveau fin de siècle. Ce livre n'est pas un simple répertoire de couteaux, cuillers et fourchettes, mais bien davantage un témoignage de l'art de vivre et des arts de la table.
Dès les premières heures de la Révolution de 1789, les collections d'armes des rois de France, parties intégrantes du Garde-Meuble de la Couronne, furent dispersées. Ne subsistèrent que les armures, quelques armes à feu et des pièces orientales par la suite intégrées aux collections du musée d'Artillerie, noyau de l'actuel musée de l'Armée. Cet ouvrage est le premier catalogue complet de l'héritage patrimonial du Garde-Meuble conservé au musée de l'Armée; il en souligne toute la signification historique, rappelle l'importance technique et artistique de ces pièces - notamment des armes à feu que les collectionneurs du siècle dernier avaient coutume d'identifier sous l'appellation de "" Cabinet d'armes de Louis XIII "-, constitue également une synthèse sur l'art de l'arquebuserie en France au début du XVIIe siècle. La politique du musée de l'Armée pour accroître ce fonds prestigieux fait l'objet d'une présentation développée. L'analyse critique systématique des armures royales à permis d'en affiner les attributions et d'en suggérer de nouvelles. Des annexes spécifiques comportent la reproduction du texte, resté inédit, du dernier inventaire de cette collection et présentent les autres pièces des collections royales subsistant dans des musées étrangers, de manière à établir le panorama d'un des plus extraordinaires ensembles d'armes à feu jamais rassemblés en Europe."
Comment soupçonner, en visitant aujourd'hui le domaine de Chantilly, qu'une des plus grandes orangeries de la France des XVIIe et XVIIIe siècles, édifiée par Jules Hardouin-Mansart, et son parterre, luxuriant et enchanteur, dessiné par André Le Nôtre, comblaient les sens aiguisés des visiteurs ? Ce bâtiment, né en 1683 de la volonté de l'illustre Grand Condé et de son fils, Henri-Jules, fut durant plus d'un siècle, et jusqu'à sa démolition en 1799, une insolente intrusion exotique en terre picarde. Le présent ouvrage, sur un sujet totalement inédit, s'appuie sur l'étude récente d'archives ainsi que sur l'analyse des plans et de l'iconographie connus. Il restitue à la fois l'existence et le fonctionnement d'un lieu prestigieux, à l'image des princes de Condé, et les trésors de savoir déployés à Chantilly pour y cultiver orangers et autres arbustes délicats.