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Marguerite Duras : l'écriture comme un fleuve asiatique. Représentation narrative de la vie familial
Pettinotto Jean-Philippe
L'HARMATTAN
26,50 €
Épuisé
EAN :9782343070810
Le thème des relations familiales est récurrent dans l'oeuvre de Marguerite Duras. Cependant la singularité de ses écrits littéraires réside moins dans la reconstitution de vies domestiques que dans l'image parlante qu'elle en donne. En effet, la romancière n'interroge-t-elle pas avant tout la réalité familiale comme lieu de remise en cause du langage ? Cet essai se propose d'observer d'une part, en quoi Marguerite Duras refuse l'ordre narratif traditionnel lorsqu'il lui faut représenter le chaos de la vie familiale ; et d'autre part, la reconstitution du monde fictionnel qu'elle opère en décousant la syntaxe narrative. La recherche de l'unité familiale ne conduit-elle pas la romancière à subvertir les normes du langage littéraire pour retrouver, dépasser et même abolir le temps passé perdu ? Pour nourrir une écriture à la fois torrentielle par la quantité de choses qu'elle charrie mais lente comme les grands fleuves asiatiques si chers à Duras - le Mékong ou le Gange - qui emmènent, dit-elle dans L'Amant : "tout ce qui vient, des paillotes, des forêts, des incendies éteints, des oiseaux morts, des chiens morts, des tigres, des buffles noyés, des hommes noyés, des leurres, des îles de jacinthes d'eau agglutinées [.] où tout est emporté par la tempête profonde et vertigineuse du courant intérieur et reste en suspens à la surface de la force du fleuve."
Ce court essai interroge les aspirations spirituelles post Covid-19 de la jeunesse et en particulier le désir des jeunes de partager des valeurs communes. L'expérience du confinement nous ayant replongés dans une tension eschatologique proche de celle dans laquelle vécurent les Apôtres, l'occasion nous est donnée de saisir la foi à son commencement quand les nécessités de rame se font plus impérieuses que le tourbillon consumériste dans lequel nous nous étions habitués à vivre. Cet essai analyse la période écoulée et propose des conseils pour cultiver une vie intérieure en accord avec les leçons de la pandémie et opposer une résistance franciscaine au monde d'après pour ne plus retomber dans les travers de celui d'avant.
Reconnu comme un des plus grand peintres aviation, Lucio Perinotto nous entraîne à nouveau sur les traces des avions de la seconde guerre mondiale. Chasseurs, intercepteurs, bombardiers ou avions d'observations, il les représentent tous dans leur domaine de prédilection : l'action !
Avec ce deuxième opus, Lucio Perinotto nous entraîne unenouvelle fois dans l'univers de l'aviation avec un choix dequarante reproductions de peintures à l'huile réalisées depuis1996 et cinquante dessins inédits. Des hélices aux réacteurs,découvrez une série de machines mythiques, étonnantes, avecparfois le brin de folie créatrice qui a toujours accompagné lemonde des passionnés des airs.
Dès l'Antiquité, les hommes se sont demandés comment voyager jusqu'à cet objet étrange accroché dans le ciel de nos nuits, la Lune. Un lieu dont ils ignoraient même la nature... Ca a pris du temps, mais au début du XXe siècle, avec la découverte de l'art de voler et la maîtrise de bien d'autres savoirs, on approcha la solution. Et on réalisa que cette solution allait offrir à l'humanité la plus merveilleuse des révolutions : grâce à elle la civilisation des terriens allait devenir la civilisation solaire, devenue capable de voyager aux quatre coins du système solaire en s'installant dans certains de ces nouveaux territoires. Les Christophe Colomb de l'âge spatial furent, dans les années 1960 et 1970, les astronautes et les cosmonautes : de Gagarine, le premier, à Gene Cernan, le commandant d'Apollo 17, ces explorateurs sont entrés dans la grande légende de l'humanité. Puis, après avoir repris son souffle durant un demi-siècle, les terriens repartirent vers le plus haut ciel durant la décennie 2020, en commençant par le retour à la Lune... "L'Homme-Fusée" raconte l'épopée du temps des pionniers de l'astronautique, le scénario étrange mis en place par le Destin pour permettre à des humains d'apprendre à s'envoler et à maîtriser la trajectoire de ces machines diaboliques, les fusées. Il s'agit de la plus grande aventure collective de tous les temps, tout simplement. Et elle vaut bien un récit...
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.