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Dans le sillage
Petterson Per ; Sinding Terje
CIRCE
18,80 €
Épuisé
EAN :9782842422004
Dans la nuit du 6 au 7 avril 1990, un incendie se déclare à bord d'un ferry assurant la traversée entre la Norvège et le Danemark. L'écrivain Arvid Jansen y perd ses parents et deux de ses frères. Six ans plus tard, après une nuit de beuverie, Arvid se réveille dans le centre d'Oslo avec un black-out total. Entre-temps sa vie s'est délitée : sa femme l'a quitté, on lui a refusé la garde de ses filles et il n'arrive plus à écrire. Pendant ces six années, Arvid a tout fait pour tenir la catastrophe à distance. Mais il lui faut maintenant affronter le passé, et plus particulièrement le souvenir de son père. Un père dont il ne s'est jamais senti proche, mais dont la perte lui paraît désormais insupportable. Quand le roman commence, Arvid semble avoir touché le fond. Deux rencontres vont cependant l'aider à remonter la pente, et Petterson nous décrit son retour à la vie avec un réalisme cru et une solide dose d'humour noir.
L'histoire de la poésie semble toujours devoir passer par les mêmes étapes: (auto)censure, condamnation, procès, révision et réhabilitation. Autant de tentatives -jamais totalement abouties - pour en faire une Poésie proscrite. De Platon à nos jours, la raison discursive et juridique a trop souvent cherché à réduire la poésie au silence, voire à l'animalité. Or, c'est à partir de son procès, de sa proscription même, que la poésie peut mieux faire entendre sa résistance singulière, en un sens et en un lieu qui restent toujours à refaire. Poésie proscrite se propose de réexaminer à nouveaux frais les dossiers des procès, tant juridiques qui métaphoriques, qui, du XVIIe jusqu'à nos jours, visèrent Théophile de Viau, André Chénier, Charles Baudelaire, André Breton et Louis Aragon. Par-delà les poètes incriminés, ces procès sont aussi ceux de la poésie elle-même. Or celle-ci, face à la raison de la Loi, n'hésite pas à faire entendre ses propres droits, ses propres lois. Parallèlement, l'étude de la réception de ces procès aux XIXe et XXe siècles illustre bien leurs enjeux toujours renouvelés. Au c?ur de cette proscription de la poésie se trouve une mésentente, foncière et fondatrice, sur la nature même du langage. Prendre la mesure de cette mésentente se révèle alors d'une importance capitale pour une bonne compréhension de ce qu'a été la politique culturelle du XXe siècle.
Joachim est apiculteur et il raconte dans cet ouvrage passionnant son expérience enrichissante auprès des abeilles. Une activité fascinante pour comprendre leur univers, leur langage et regarder le monde qui nous entoure différemment. Les abeilles sont essentielles pour préserver notre biodiversité. Elles effectuent un travail de pollinisation vital pour nos jardins, nos cultures et donc notre alimentation. Alors invitons-les dans nos jardins ! Ce livre est une source d'inspiration et d'informations pratiques pour tous ceux qui s'intéressent aux abeilles et qui pensent se lancer dans l'apiculture ou simplement aider nos amis pollinisateurs, abeilles et bourdons, en leur construisant des habitats et en faisant pousser des plantes qu'ils apprécient. Pas besoin d'avoir un grand jardin ni beaucoup de temps devant soi, seulement l'envie de s'engager dans un avenir durable.
Résumé : Une baguette choisit toujours son sorcier et chacune possède sa propre histoire. Ce mini-traité vous propose un guide des baguettes du monde des sorciers, rempli d'images d'archives et d'anecdotes. Retrouvez les instruments les plus célèbres des films Harry Potter !
Ancien chef d'entreprise à la retraite, Trond Sander a décidé de se retirer dans une petite maison isolée dans la campagne norvégienne. Un jour, une histoire de chien perdu l'amène à faire la connaissance d'un voisin, un certain Lars Haug. Une rencontre qui ramène Trond à l'été de ses quinze ans, en 1948.Cette année-là, son père et lui avaient passé plusieurs mois dans une ferme proche de celle des Haug, près de la frontière suédoise. Le fils aîné, Jon, quinze ans lui aussi, était devenu le compagnon de jeux de Trond, jusqu'au jour dramatique où son petit frère Lars, en jouant avec le fusil oublié par Jon, avait tué son jumeau Odd. Jon, qui se sentait responsable de cette mort, avait alors quitté la région.Autre événement qui chamboule la vie de Trond : un jour, il surprend son père embrassant passionnément la mère de Jon. Grâce aux confidences de Franz, un ouvrier agricole, Trond comprend vite qu'il ne s'agit pas d'un banal adultère, mais d'un lien qui remonte à l'époque de la Résistance. Un lien si fort que, peu après, le couple part s'installer en Suède. Et Trond n'aura plus jamais de nouvelles de ce père avec qui, pourtant, il s'entendait si bien cet été-là...Le style, tout en discrétion et en retenue, et la poésie des descriptions de la nature, permettent au lecteur de rentrer vraiment dans cette histoire d'une vie et de partager les interrogations et les émotions de Trond.
Cervantes du ghetto, Maître Mendele a légué à la postérité un Don Quichotte qui est parfois son propre Sancho et un Sancho trop doué d'humour et de poésie, trop empreint de pitié pour dissiper la vision d'une armée de chevaliers par une grossière mise au point concernant des moulins à vent.
C'est à peine si nous sommes les collaborateurs de notre amour , et c'est par cela même qu'il restera au-dessus des dangers banaux. Tâchons de connaître ses lois, ses saisons, son rythme et la marche des constellations à travers son vaste ciel étoilé". (Rilke à Merline, le 28 septembre 1920). Rainer Maria Rilke dessine à travers sa poésie amoureuse une géographie universelle de l'amour, des premiers regards échangés à la douleur de l'absence. Au-delà de l'expérience intime, à côté des grands poèmes métaphysiques où s'inscrit une métaphysique de l'amour, le poète s'adresse dans les poèmes réunis dans ce volume à la Bien-Aimée : femme multiple et unique, pensée (mais non rêvée), extrêmement proche et extrêmement lointaine en même temps, dans la figure de laquelle s'opère la transmutation du discours amoureux en discours poétique.
Pour qui chercherait ici des définitions de la modernité, la lecture sera décevante. L'histoire du siècle passé, celle que pour l'instant nous vivons (mais savons-nous ce que nous vivons ? avons-nous la moindre idée de ce qui se fomente ?), ont donné d'autres significations à ce qui, par exemple, pour Rimbaud précisément, se jouait dans l'ordre de l'" inouï, du fulgurant, de l'illuminant ". D'autres idées sur ce qui peut être appelé " commencement " se sont frayé, se frayent leur chemin. Elles les discernent, ces commencements, comme plus dispersés, plus dissimulés, moins spectaculaires, et surtout, tributaires de la répétition, du ressassement, parfois de l'après-coup de mornes rabâchage. Tout dans ce numéro, sans en faire systématiquement la critique, est à côté des idées qui ont cours sur la modernité et la post-modernité. L'inattendu se révèle véritablement inattendu, sans tambours ni trompettes, la plupart du temps en marge du champ officiel de la pensée, et parfois du champ social de l'innovation. C'est, pour nous, de ce côté que sont les surprises.
Chaque vers est enfant de l'amour" écrivait Marina Tsvétaïéva. Mais si l'exacerbation amoureuse, l'intensité de la passion, est effectivement une des caractéristiques de son oeuvre, ce qui frappe avant tout, au-delà de la liste infinie des "muses" masculines ou féminines, c'est qu'elle n'est que très peu assimilable à la poésie amoureuse, classique ou moderne. Il s'agit non pas tant de chanter, célébrer, sanctifier l'objet de sa passion, son propre sentiment, de mettre en scène l'épiphanie de l'amour ou la souffrance de la séparation, que de fonder sa poésie, donc son être même, sur un "absolu de l'amour" antérieur au monde et qui trouve sa plus parfaite expression dans le langage fondateur. La poétique de la rupture, propre à Tsvétaïéva, déterminait elle-même dans une grande mesure son comportement amoureux. Le traducteur s'est par conséquent efforcé de restituer les articulations sémantico-prosodiques de cette "étreinte de poésie" qui, lorsqu'elle aura reflué, ne pourra déboucher que sur la mort. "Puisque j'aurai pu cesser d'écrire des poèmes, je pourrai aussi un beau jour cesser d'aimer. Alors, je mourrai. Et ce sera bien sûr un suicide, car mon désir d'amour est tout entier désir de mort", avait-elle consigné dès mars 1919 avec une précision cliniquement prémonitoire. Marina Tsvétaïéva, un des plus grands poètes russes, avait choisi l'exil en 1922 puis était rentrée en Union Soviétique dix-sept ans plus tard, avant de se pendre à une vieille poutre le dernier dimanche du mois d'août 1941.