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Semper stare
Petrescu Cornélia ; Gigot Dominique ; Hrisca Oana
L'HARMATTAN
32,00 €
Épuisé
EAN :9782296018327
Ecrit sous forme épistolaire, ce roman relate l'échange des idées et de " vécus " entre deux sœurs, l'une habitant en Bucovine-Roumanie et la deuxième exilée en France. La première partie du roman décrit la vie en Roumanie après la Deuxième Guerre mondiale et pendant la dictature communiste : " ... -Mais, pourquoi avez-vous été nommés ici, dans cette commune ? Qu'ont fait les villageois d'ici ? - Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils n'acceptent pas le kolkhoze. Ils n'ont pas élu les communistes à la tête de leur commune... " ou " ...Les enfants indésirables naissaient pour devenir plus tard "Les enfants de la rue ", notion inconnue à la famille roumaine traditionnelle. Et nous, nous toutes, femmes prétendues correctes et humaines, nous n'avons rien dit... Voilà donc d'où venait mon sentiment de culpabilité vis-à-vis de l'autre Ioana... " Dans la deuxième partie, l'aventure de l'intégration de l'auteur en France entraîne le lecteur dans ce monde complexe de l'exil : " ... Ce fut seulement là, sur l'épais matelas de mousse et au-dessous de la coupole du ciel sans tache que je réalisai que "chez nous" commençait à se trouver pour moi dans mon pays d'adoption. "A la maison" était devenu, sans que je m'en rende compte, cet endroit au-dessus de la Cascade, l'appartement où nous habitions, "l'aquarium" où je travaillais. Maintenant l'endroit où je me sentais en sécurité et où je cherchais refuge n'était plus ma Bucovine adorée. La découverte de cette nouvelle appartenance, de cet autre "chez nous" me troublait et m'intriguait... "
L'Avenue de la Victoire (Calea Victoriei) est l'un des 70 titres de l'oeuvre multiforme et passionnante de Cezar Petrescu, dont les romans jalonnent toute la période de formidable effervescence littéraire de l'entre-deux-guerres. Victime de sa passion irrésistible de l'écriture et de ses incomparables succès, l'un des plus remarquables écrivains roumains a été relégué par une critique littéraire oligarchique, dogmatique et tendancieuse au rang d'auteur secondaire. Ses livres s'inspirent des petites ville, de la campagne, de la guerre, de l'amour, mettant souvent en évidence le fait que certains groupes, de par leur agissements, génèrent des conflits qui brisent les meilleurs et épargnent les médiocres. Peinture romanesque du milieu urbain délétère d'une capitale, Bucarest, L'Avenue de la Victoire campe subtilement et dessine justement les membres d'une famille venue de province avec l'espoir d'une autre vie, palpitante pour les plus jeunes, Sabina et son frère rebelle Costea, espoir d'un avenir matrimonial pour Ana, l'aînée, enfin lieu de réalisation sociale pour les parents, le magistrat Constantin Lipan et sa femme. Mais l'essentiel du texte est moins dans ces péripéties souvent noires et dramatiques que dans la vision qu'en ont les personnages que le romancier a choisis pour témoins. L'Avenue de la Victoire tient constamment en haleine et sa veine créatrice est inépuisable. Un très grand texte à lire avec passion pour mieux connaître une oeuvre et un écrivain roumain de très grande qualité.
Qui est Madame T. qui se confie au lecteur à la première personne avec un tel accent de vérité que le public a cru à une véritable autobiographie et que chacun se demandait qui était la femme à la mode qui se cachait derrière ce prétendu roman. À la mode certes elle l'est, celle élégante raffinée qui dirige une galerie ou peinture et objets arts déco se cotoient selon la formule du Bauhaus. Et l'homme qu'elle aime, un dandy, fou d'avion est digne d'elle. Un amour trop idéal pour se réaliser avec en contrepoint celui, désespéré, de Ladima, poète maudit et directeur de journal pour Émilie une jeune actrice arriviste et sans c?ur. Camil Petrescu, un des premiers exégète de Proust, tisse avec bonheur les méandres du sentiment amoureux dans le tissu social d'une époque et d'une ville.
Dernière nuit d'amour, première nuit de guerre est le roman de l'amour fou et de la jalousie vécus dans les méandres de la Première Guerre mondiale. Jeune homme issu de la petite bourgeoisie, Stefan vif une histoire passionnelle avec Ela, qui deviendra sa femme. Un héritage confortable va bouleverser leur vie, et Ela lui échappera de plus en plus. La séparation devient imminente. Il vit sa dernière nuit d'amour dans les tourments de la jalousie. Commence alors la première nuit de guerre. Dans le journal de compagne de son héros, Camil Petrescu écrit les plus belles et les plus subtiles pages sur la Première Guerre mondiale : une vision personnelle, grinçante et critique, fondée sur son expérience de volontaire. Dernière nuit d'amour, première nuit de guerre est certainement le chef-d'oeuvre le plus brillant, le plus profond et le plus riche de Carnil Petrescu (1894-1957), dramaturge et romancier, qui a marqué l'entrée de la littérature roumaine dans l'ère moderne.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.