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Objets de pouvoir en Nouvelle-Guinée. Approche ethnoarchéologique d'un système de signes sociaux
Pétrequin Pierre ; Pétrequin Anne-Marie ; Périn Pa
RMN
50,00 €
Épuisé
EAN :9782711845729
En faisant le jeu des explorateurs occidentaux, les médias ont largement diffusé l'image fallacieuse d'une Nouvelle-Guinée inexplorée, où subsisteraient les dernières populations papoues encore à l'âge de pierre, dans l'isolement d'une forêt tropicale difficile à pénétrer. De 1484 à 2002, deux préhistoriens du Centre national de la recherche scientifique se sont engagés dans dix-sept missions successives pour confronter leur expérience d'archéologues avec les réalités ethnologiques actuelles en Nouvelle-Guinée et aux Moluques. A cette occasion, près de mille huit cents objets ont été rapportés pour illustrer les techniques et les savoir-faire de populations qui exploitent des carrières pour tailler et polir des haches de pierre, produisent du sel comme forme de stockage de la richesse ou fabriquent d'extraordinaires poteries massivement échangées le long des côtes. Les auteurs proposent une mise en contexte de ces objets rares pour analyser un système de signes sociaux, où un outil peut devenir un marqueur public des inégalités sociales, un substitut anthropomorphe des vies humaines ou un objet consacré à des puissances surnaturelles. Pour avoir vécu pendant trois années dans les villages de Nouvelle-Guinée et dans les îles de l'est indonésien, Pierre Pétrequin et Anne-Marie Pétrequin livrent leur expérience personnelle d'une Nouvelle-Guinée vivante, où les objets sont des signes sociaux puissants, d'une étonnante modernité, qui circulent sur des centaines de kilomètres. Au travers de la diffusion des techniques et de la manipulation des dons et des échanges, c'est une tout autre image de l'univers des Papous qui se fait jour, avec des sociétés complexes, dynamiques, ouvertes sur l'extérieur et influencées depuis deux millénaires par le troc des plumes de l'oiseau de paradis pour la parade des économies-monde.
Résumé : Aujourd'hui, en Nouvelle-Guinée, le front de colonisation occidentale vient d'atteindre les dernières communautés qui utilisent encore la hache et l'herminette à lame de pierre polie, condamnées à une disparition rapide devant l'afflux des haches en acier. A parti de ces conditions exceptionnelles d'observation, les auteurs proposent l'étude de la hache de pierre, outil par excellence de la reproduction technique de sociétés agricoles en ambiance forestière à régénération rapide. De la roche brute à la lame tranchante seront détaillés les étonnants savoir-faire des fabricants et des utilisateurs lointains. Ces outils d'abattage sont intimement liés aux mutations des milieux naturels et à la sédentarisation des sociétés agricoles ; ils évoluent ainsi en rapport direct avec les transformations de la forêt et l'évolution des modes de faire-valoir. Mais, en circulant dans la ronde des échanges, la lame de pierre polie est aussi un vecteur de cohésion ou de concurrence sociales et culturelles. L'outil, alors symbole anthropomorphe, est géré au seul profit des hommes, comme le sont les femmes, les porcs, le sel, les coquillages et les plumes, au centre de la reproduction sociale. Cet ouvrage d'ethnologie des techniques s'adresse aussi à ceux des préhistoriens qui cherchent à prendre du recul par rapport aux traditions et aux certitudes scientifiques du monde occidental. De plus, il aborde des problèmes qui nous concernent tous : les variations de la densité de population comme signe des crises et des évolutions sociales et techniques.
Les ouvrages de cette collection ont pour objectif de faciliter l'acquisition et la maîtrise des notions fondamentales du programme. Le but est de faire en sorte que chacun sache "quoi faire", même lorsqu'il pense se trouver face à un obstacle insurmontable. Chaque fiche de ce livre est conçue de la façon suivante : Quand on ne sait pas ! Les raisons expliquant pourquoi on ne sait pas, avec parfois des rappels de cours et les premières pistes à explorer afin de s'en sortir. Que faire ? Les méthodes permettant de solutionner le type de problème étudié, assorties des rappels de cours essentiels à leur mise en oeuvre. Conseils : Les conseils de rédaction et une ou deux astuces pratiques. Exemple traité : Mise en pratique et en lumière de ce qui a été vu précédemment. Exercices : Enoncés choisis soigneusement afin de balayer largement le thème étudié, certains étant extraits de sujets de concours. Pour vous aider à démarrer : Les idées permettant de démarrer sereinement les exercices proposés. Solutions des exercices : Les solutions complètes et détaillées des exercices.
Le 1er janvier 439, le Code Théodosien entrait en vigueur dans tout l'Empire romain. La réalisation de ce code de lois avait été ordonnée dix ans plus tôt par l'empereur Théodose II, qui régnait alors à Constantinople (408-450). Comprenant plus de 2 500 textes échelonnés de 312 à 437 et regroupé en 16 livres, ce recueil est une source essentielle pour la connaissance de l'Antiquité tardive ; mais une source d'un abord difficile, dont on ne dispose à ce jour d'aucune traduction française intégrale. Cette lacune a conduit une équipe de chercheurs à en engager l'entreprise, tout en souhaitant appuyer son travail sur des rencontres internationales impliquant historiens, romanistes, philologues et littéraires. Après celles de Nanterre de 2003, les deuxièmes du genre se sont tenues à Lille en 2005. Le présent ouvrage est le fruit des interventions fructueuses qui, au cours de trois journées d'échanges intenses, ont d'abord permis d'alimenter le débat actuel sur une série de problèmes complexes, à savoir les conditions dans lesquelles ce code a été conçu, réalisé, publié et diffusé. Des interventions qui ont ensuite ouvert des pistes de réflexion originales tant sur l'action de l'Etat - examen de la lutte qu'il a engagée contre la violence, analyse de ses relations avec les individus et les corps sociaux - que sur le fonctionnement de l'administration centrale et provinciale : il en ressort une nouvelle fois que l'image d'un Empire tardif ruiné par une bureaucratie envahissante et stérile relève bien de la fiction. Des interventions qui ont enfin permis de proposer une nouvelle lecture de textes relatifs la vie économique et à diverses composantes de la société, dont les esclaves et les femmes. C'est donc un ouvrage que tout utilisateur du Code Théodosien, soucieux des derniers développements de la recherche, ne pourra négliger.
Les ouvrages de cette collection ont pour objectif de faciliter l'acquisition et la maîtrise des notions fondamentales du programme. Le but est de faire en sorte que chacun sache "quoi faire", même lorsqu'il pense se trouver face à un obstacle insurmontable. Chaque fiche de ce livre est conçue de la façon suivante : Quand on ne sait pas ! Les raisons expliquant pourquoi on ne sait pas, avec parfois des rappels de cours et les premières pistes à explorer afin de s'en sortir. Que faire ? Les méthodes permettant de solutionner le type de problème étudié, assorties des rappels de cours essentiels à leur mise en oeuvre. Conseils : Les conseils de rédaction et une ou deux astuces pratiques. Exemple traité : Mise en pratique et en lumière de ce qui a été vu précédemment. Exercices : Enoncés choisis soigneusement afin de balayer largement le thème étudié, certains étant extraits de sujets de concours. Pour vous aider à démarrer : Les idées permettant de démarrer sereinement les exercices proposés. Solutions des exercices : Les solutions complètes et détaillées des exercices.
C'est en 1922, alors qu'il vient d'arriver à Paris, que Man Ray fait ses premiers pas dans la photographie de mode. Il réalise alors de nombreux portraits de figures marquantes d'un milieu parisien mêlant membres de la a colonie américaine, représentants de la bonne société, artistes, écrivains... Il bénéficie assez vite de commandes dans le domaine de la publicité et de la mode en raison de son style aisément identifiable, celui du groupe surréaliste, qui joue à merveille du scandale et de la provocation. Son travail parfaitement maîtrisé, tempéré par un classicisme de bon ton, pimenté par un érotisme lisse génère des images pleinement assimilables par ses commanditaires. Au tournant des années 1930, Man Ray évolue vers un style plus spontané, conforme à l'évolution du modèle féminin que des artifices techniques - solarisation, inversion négative, découpage, superpositions - mettent brillamment en valeur. Les années passées sous contrat avec le magazine américain Harper's Bazaar (1934-1939) consacrent la liberté technique et formelle du photographe et marquent son apogée dans ce domaine. A travers le regard d'un artiste, peintre et photographe, c'est aussi les relations entre la mode de toute une époque, celle de l'entre-deux-guerres, et sa représentation qui sont ici mises en lumière.