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Quand les dieux étaient des monstres. La mythologie hybride de Natale Conti et Vincenzo Cartari
Petrella Sara ; Cazes Hélène
PU RENNES
26,00 €
Épuisé
EAN :9782753588288
Le livre imprimé est le lieu privilégié pour comprendre comment s'est construit un nouveau regard sur l'Antiquité à la suite des guerres de Religion, de la mise en place de la censure des images ainsi que de la centralisation du pouvoir politique. Or, le nom de celles et ceux qui en ont déterminé la forme propre - imprimeurs, libraires, graveurs, correcteurs - ne figurent pas toujours en page de titre. Ils ont pourtant traduit, modifié et parfois déplacé des textes et des images pour répondre aux attentes d'un public friand de nouveautés. La présente enquête part d'un livre recomposé à partir d'un texte de Natale Conti et des illustrations de Vincenzo Cartari. Bricolé à la hâte dans une officine lyonnaise au début du XVIIe siècle, il a connu une fortune extraordinaire. Ses sources et sa postérité sont analysées à travers des figures monstrueuses entre la fable, la caricature religieuse, les sciences naturelles et la littérature de voyage, de l'Hécate à trois têtes aux démons dotés de seins pendants jusqu'aux sorcières du Brésil.
Antonio, dit « Sangsue », a 14 ans et a grandi à Naples dans les quartiers espagnols. Il est dealer et n?a rien à perdre. Dans la prison pour mineurs de Nisida, on lui propose de devenir informateur pour les Services Secrets: il ne peut pas refuser, bien que cela mette sa vie en danger. Ivan, alias le « Chimiste », a 18 ans et est en terminale au Lycée Genovesi. Il occupe l?établissement avec ses copains, notamment Betta dont il est amoureux, avant de fonder la Barricade Silencieuse, une cellule terroriste. Tremalaterra, lui, est flic. Celui qu?on surnomme « l?Américain » aime la musique légère, la cocaïne et les femmes; il veut venger son collègue et ami Gomez, assassiné. Avec un réalisme cruel soutenu par une reconstruction historique soignée, Angelo Petrella dépeint la guerre sanglante qui opposa les divers clans dans les quartiers de Naples après la disparition des grands boss de la Camorra. La crise du Parti Communiste, la révolte, le désespoir, la rage des jeunes du mouvement étudiant, leur rêve et leur délire révolutionnaire, rien n?échappe à l?auteur. Il illustre la complicité avec les malfrats, les notables de la politique et les forces de l?ordre. Sans oublier, les intrigues des Services Secrets, entre terrorisme, crime organisé et désinformation, puisque (presque) personne n?est innocent. Surtout, il nous révèle les racines du mal dans un monde où tous se vendent et s?achètent.traduit de l?italien par Nathalie Bauer
Résumé : Pourquoi les classes dirigeantes actuelles sont-elles incapables de résoudre les problèmes mondiaux ? A l?ère de la globalisation, les enjeux et les défis sont de plus en plus mondiaux mais élites parlent et agissent uniquement au nom de Dieu, au nom de la Nation et surtout au nom de l?Argent. Les Etats militairement et économiquement les plus forts ainsi que les grands groupes économiques privés mondiaux ne veulent pas d?une humanité reconnue en tant que sujet politique et juridique à laquelle confier le pouvoir de régulation du monde dans le but de garantir le bien-être de tous les habitants de la Terre, autres espèces vivantes comprises. Personne ne peut aujourd?hui parler "au nom de l?humanité". Le sens de la vie et du monde a été réduit à la sauvegarde des intérêts des puissants. L?humanité a besoin d?une révolution, comme aux 18ème et 19ème siècles. Avec clarté et rigueur, le livre décrit les chantiers audacieux du ?Contrat Mondial de l?Humanité? grâce auxquels elle pourra construire un nouveau devenir fondé sur la sécurité d?existence collective, la liberté et la citoyenneté universelles plurielles, la justice sans privilèges, l?égalité de tous les êtres humains devant les droits et les responsabilités, la démocratie effective. L?humanité n?a pas besoin de porteurs d?intérêts mais de nouveaux porteurs de sens.
Rien n'est inévitable dans la "crise" de l'eau. Le futur n'est pas écrit. Le défi du droit à la vie pour tous est mondial et global. Pour y faire face, les "réformes" ne constituent pas une véritable réponse. Les solutions doivent être courageuses, structurelles, au niveau des racines de la "crise'. Tel est l'essentiel de la réflexion que propose Riccardo Petrella dans Le manifeste de l'eau pour le XXIe siècle. Ce manifeste se veut un instrument pour assurer la liberté des générations futures. Sans l'accès à l'eau, il n'y a pas de liberté possible. Biographie de l'auteur Politologue et économiste, professeur émérite de l'Université catholique de Louvain, en Belgique, Riccardo Petrella est actuellement professeur à l'Académie d'architecture de l'Université suisse italienne où il enseigne"l'écologie humaine'. Fondateur et président du Groupe de Lisbonne, il a également été président de l'Université européenne de l'environnement depuis 1992 à 2000. Il a fondé en 1997 le Comité international pour un contrat mondial de l'eau, dont il est le secrétaire général. On lui doit de nombreuses publications, dont Les écueils de la mondialisation (Fides, 1997), Le manifeste de l'eau. Pour un contrat mondial (Labor, 1998), L'éducation, victime de cinq pièges (Fides, 2000), Désir d'humanité. Le droit de rêver (Ecosociété, 2004) et Pour une nouvelle narration du monde (Ecosociété, 2007).
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.