Depuis le haut Moyen Age jusqu'aux premiers temps de l'époque moderne, la médecine fut essentiellement paternaliste. Comment, d'ailleurs, aurait- il pu en être autrement ? Qu'aurait pu expliquer le médecin à son patient ? Le savoir médical était si mince et la population si peu instruite. Le grand Ambroise Paré, lui-même, recommandait dans les cas difficiles de ne pas délibérer et de s'en remettre à Dieu. Durant cette longue période d'ignorance réciproque, l'art médical, hérité d'Hippocrate et de Galien et reposant sur des concepts forts transmis par l'université, était cependant très codifié, gage de sécurité, à défaut d'efficacité. Il faudra attendre l'après-guerre et les succès de la recherche médicale pour qu'enfin, et en quelques années seulement, soient mis à disposition des malades les médicaments qui aujourd'hui font notre quotidien, et qu'ainsi les conditions soient désormais réunies pour permettre au patient de décider pour lui-même : dès lors, le médecin pourrait informer son patient, il avait enfin quelque chose à lui dire et des choix à lui proposer et à lui expliquer. La notion de consentement éclairé voyait ainsi le jour dans les faits, un concept moderne qui est au fondement de l'autonomie du patient et que la loi du 4 mars 2002 viendra définitivement affirmer. Le présent livre épluche la jurisprudence et recueille de nombreux témoignages pour prendre le lecteur par la main et le faire voyager au travers des siècles, du Moyen Age jusqu'à aujourd'hui, avec quelques étapes marquantes, notamment : les grands procès fondateurs de la responsabilité médicale, la pleine autonomie existe-t-elle ?, le patient souhaite-t-il toujours être informé ?, le refus de consentir, le malade psychiatrique, le sujet dément, la protection du volontaire lors des essais cliniques, les préjudices subis, quelle information donner ?, comment et sous quelle forme ?, etc.
Liane se demande parfois pourquoi elle ne se sent pas tout à fait une fille. Parce qu'il n'y a pas d'homme à la maison, lui répond son amie Roselyne. Liane grandit en effet dans un univers de femmes, qui ont appris depuis toujours à vivre sans les hommes. Aucune trace de regret, aucune rancune de leur départ. Un jour, Christine, la mère de Liane, s'arrête brusquement de travailler, dérive vers la dépression, et c'est Liane qui la prend en charge, devient la mère de sa mère, en compagnie d'Eva, la femme de ménage. Puis Huguette, la grand-mère de Liane, renaît auprès de Christine, dont elle finit par s'occuper. Comme si la force de l'une était faite de la faiblesse de l'autre, dans une sorte de solidarité naturelle de la chair. Le lien entre elles, c'est aussi Dallas, dont toutes regardent les épisodes, même Liliane, l'arrière-grand-mère qui survit à peine dans sa maison de retraite, même Ghania, la femme soumise et silencieuse de l'épicier Hassan.Le corps de Liane est un livre où l'on se pose inlassablement une question grave et simple: c'est quoi une fille? Avec une discrétion bienveillante et lucide de grande soeur invisible, l'auteur suit la jeunesse de Liane, son chemin naturel vers la féminité.
Fraîchement débarquée à Marcq-en-Baroeul, dans le Nord de la France, Ruth s'ennuie. Ses élèves de primaire, qu'elle tente d'éveiller par toutes sortes d'activités, la dépriment. Elle les prend en grippe et commence même à les détester. Un beau jour, elle sympathise avec sa voisine Gisèle, elles décident ensemble de participer au Festival international du film documentaire de Marseille. Les deux femmes se filment à tour de rôle. Chacune se raconte alors devant la caméra. Ruth interroge son identité juive et Gisèle, adoptée à la naissance, explore ses souvenirs et tente d'élucider le mystère de ses origines. Ce projet devient le moteur de leur vie et celui de tout leur entourage. Cet entourage, c'est Juan, le mari de Gisèle, Chrissie la boulangère, ou encore l'étrange madame Havetz, personnage ambigu et troublant. Chacun ressent le besoin de parler, d'être saisi par la caméra et de faire partie du film. Biographie de l'auteur Cypora Petit-jean-Cerf est née en 1974. Elle a publié chez Stock en 2005 l'Ecole de la dernière chance, un an en classe-relais et elle est l'auteur de cieux romans remarqués, Le Musée de la Sirène et Le Corps de Liane.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !