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Génération Podemos. Sociologie politique d'un parti indigné
Petithomme Mathieu
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753579705
Podemos, un parti de gauche radicale né en 2014 dans le sillage du mouvement des indignés, a réussi à accéder au pouvoir en 2020 en formant le premier gouvernement de coalition depuis la fin de la Seconde République. Comment expliquer le succès d'une organisation qui joue désormais un rôle central dans la vie politique espagnole ? En s'appuyant sur des entretiens avec des militants et des observations participantes lors d'assemblées et de meetings à Valence, Cadix et Madrid de 2014 à 2017, ce livre montre que sa trajectoire est liée à l'essor d'une nouvelle génération militante issues des classes moyennes et populaires urbaines. Podemos a donné un débouché politique et offert de nouvelles formes d'engagement à des militants impliqués dans les mouvements sociaux depuis 2008 : Izquierda Anticapitalista ; le 15-M en 2011 ; les "marées" verte et blanche dans l'éducation et la santé ; les luttes pour le droit au logement à Barcelone, autant de mobilisations multisectorielles qui ont créé une structure d'opportunité favorable à l'émergence d'un nouveau discours d'injustice, lui-même théorisé puis mis en pratique par des intellectuels de gauche issus de l'université Complutense. Le livre propose une monographie exhaustive de l'ensemble des facettes de l'organisation partisane, en insistant sur des éléments méconnus : influences intellectuelles et trajectoires militantes des fondateurs ; rôle de La Tuerka, une émission de télévision fondée par Pablo Iglesias en 2010, dans la professionnalisation de la communication politique ; profils des cadres et des militants ; sociologie de ses électeurs ; analyse de son programme ou encore des politiques publiques locales menées par le parti.
Chypre. Plus de 45 ans après la partition de 1974, les questionnements qui émergent, sur la mémoire, le vivre ensemble, les aspects identitaires, l'Etat, la politique et les sociétés demeurent assez méconnus. Ce numéro pose un regard nouveau sur les enjeux de l'étatisation et de la militarisation du territoire à Chypre du Nord, sur la cause de la disparition, les dynamiques du rapprochement bicommunautaire, le rôle de l'ONU, les mutations de la diaspora, les nouveaux enjeux énergétiques et géopolitiques liés à la découverte de gisements d'hydrocarbures en Méditerranée orientale...
Que reste-t-il du rêve européen ? Critiques de l'euro, voix discordantes sur la guerre en Irak, triple rejet du dernier traité et crise financière : l'Union européenne est embourbée depuis une dizaine d'années dans une crise de légitimité majeure et semble bien mal armée pour faire face aux grands défis de ce début de XXIe siècle. Plutôt que de chercher les causes d'une éventuelle " fin de l'histoire " européenne, ce livre analyse les tensions permanentes qui travaillent le continent unifié. En évitant les explications schématiques qualifiant les uns d'europhobes et les autres d'europhiles, de jeunes chercheurs francophones analysent la complexité du rapport à l'Europe d'aujourd'hui au sein de différents groupes politiques et sociaux. Trois grands constats se dégagent. Plus de cinquante ans après les traités fondateurs, l'appropriation de l'Europe demeure aussi partielle que partiale. Partielle d'abord, parce que si les opportunités institutionnelles et financières qu'offre l'Union européenne ont souvent été utilisées de manière stratégique par de nombreux groupes et organisations, elle demeure néanmoins un " objet politique non identifié ", ou plutôt non identifiable, par bon nombre de citoyens ordinaires. Partiale ensuite, car loin de susciter une adhésion générale, l'orientation politique et le mode de fonctionnement de l'Union européenne sont souvent contestés, notamment par le mouvement altermondialiste, par les organisations syndicales et par une frange non négligeable d'élus au Parlement européen. Enfin, ensemble politique aux frontières mouvantes, l'intégration à l'Union européenne continue d'être perçue comme un horizon politique désirable au sein de pays voisins comme l'Ukraine ou la Moldavie. Dans les régions de l'ex-bloc soviétique, et malgré le flou qui demeure sur la finalité politique de l'Union, l'invocation et la diffusion des normes européennes sont souvent cruciales dans la reconfiguration des identités collectives.
L'Espagne et le Portugal d'aujourd'hui propose une analyse comparative des mutations sociales et des défis politiques que connaissent les deux pays depuis la crise économique de 2008 jusqu'à aujourd'hui. Réunissant des contributions d'hispanistes, de sociologues et de politistes français, espagnols et portugais, il propose une synthèse des évolutions sociales de la dernière décennie : les impacts sociaux et économiques des politiques d'austérité, l'essor des nouveaux mouvements sociaux (le "15-M" et "Geração à Rasca"), la naissance d'une "troisième vague" d'émigration touchant fortement la jeunesse, l'évolution des inégalités de genre sur le marché du travail et le devenir des systèmes de protection sociale.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.