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Manières de noir. La fiction policière contemporaine, avec 1 CD audio
Petit Maryse ; Menegaldo Gilles
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753511101
Le propos de cet ouvrage issu d'un colloque organisé en 2007 au Centre International de Cerisy la Salle est de mener l'enquête sur le roman policier: à quoi sert-il aujourd'hui? Quelle a été son évolution depuis les années 70? Quelle est sa place actuelle dans ce qu'on appelle le "panorama des littératures"? "Roman policier/polar/roman noir": l'hésitation sur sa dénomination, qui a fait préférer ici les termes "fiction policière" rend compte de l'extension du genre. Extension géographique: sortant de sa sphère d'origine, le genre policier est désormais de tous les pays. Extension temporelle: il est des "enquêtes" aussi bien du passé que du futur, et les "histoires policières" ont fréquemment à voir avec l'Histoire, ancienne ou contemporaine. Ceci a pour effet que nombre de "polars" s'enracinent dans des visions de sociétés, et deviennent ainsi porteurs de questions sociales, politiques, existentielles, passant de la traditionnelle question "qui est mort et pourquoi/par qui?" à une inhabituelle interrogation: "comment vivre là et en ce temps?". Un tel déplacement narratif entraîne un brouillage des genres, notamment entre cette catégorie "policière" et la littérature générale. C'est cette contamination par le "noir" qui est examinée ici, à travers les oeuvres d'auteurs européens et américains contemporains relevant du genre, tels que Fred Vargas, Thierry Joncquet, Didier Daenincks, lan Rankin, David Peace, Henning Mankel, les frères Vaïner, James Ellroy, Jerome Charyn, Michael Connelly etc, mais également celles d'écrivains mainstream comme Graham Swift, Kasuo Ishiguro ou encore Patrick Modiano, eux aussi séduits par la "manière noire" qui participe à divers degrés de leur imaginaire fictionnel.
Dans la grammaire comparée des langues indo-européennes, les langues baltiques (lituanien, letton, vieux prussien) occupent une position remarquable par l'archaïsme et la richesse de leurs données linguistiques. L'un des traits les plus notables de ces langues est l'existence d'apophonies, c'est-à-dire de variations vocaliques à fonction morphologique. L'objet du présent ouvrage est d'étudier le problème de l'apophonie en baltique à travers une approche jusqu'à présent peu explorée, celle du rapport de l'apophonie radicale et des catégories grammaticales. Les différentes catégories concernées (personne, cas, nombre, genre, mode et temps) sont passées en revue et l'on tente de définir la place qu'y occupent les apophonies radicales. L'analyse conduit à observer dans quelles conditions les apophonies grammaticales de l'indo-européen ont survécu dans les langues baltiques et à travers quelles limites : limites liées au degré de grammaticalité, tendance au bithématisme apophonique, rejet des monosyllabes, etc.
Pouchol Marlyse ; Marchesnay Michel ; Petit Pascal
John Kenneth Galbraith, économiste de renom, né en 1908, est autant connu pour la richesse de ses écrits que pour ses engagements politiques. Il a servi le gouvernement de John F. Kennedy en tant qu'ambassadeur des Etats-Unis en Inde (1961-1963) et a été parmi les premiers et les plus fervents opposants à la guerre du Vietnam. Son œuvre éclaire par plusieurs angles le monde ardu de la réalité des affaires : le rôle des groupes de pression - des organisations - dans le capitalisme démocratique, la puissance de la technostructure dans la gestion des grandes entreprises, la manipulation du consommateur par le marketing et la publicité, les travers de l'esprit communautariste dans les pays en développement... Ancien président de l'American Economic Association, J. K. Galbraith est souvent présenté comme un des chefs de file (aux côtés de Veblen, Mitchell et Commons) de l'école institutionnelle américaine. Dans le monde turbulent où nous vivons le retour à Galbraith nous aide à comprendre la puissance des Etats et la paupérisation... la persistance du sous-développement... mais aussi la remise en cause des services publics... les allers-retours réguliers entre euphorie financière et conflits militaires. Les auteurs discutent des grands concepts avancés par Galbraith et de sa méthode d'économiste politique.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.