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Une justice de proximité : la justice de paix (1790-1958)
Petit Jacques-Guy
PUF
20,50 €
Épuisé
EAN :9782130540113
Une justice de proximité a existé dans chaque canton de France entre 1790 et 1958 la justice de paix. Innovation révolutionnaire, cette juridiction originale avait pour objet de rendre, pour les litiges de la vie quotidienne, une justice rapide, simple et presque gratuite. Surtout, par la conciliation, ces juges, " faiseurs de paix ", avaient pour mission de désamorcer les conflits et d'éviter des procédures longues et ruineuses. Cet ouvrage porte sur la longue durée et étudie les principales compétences des juges de paix, avec des éclairages locaux et nationaux, ainsi qu'avec une vision ample, à la fois historique, sociale, politique et juridique. Les compétences de ces juges sont vastes : proprement judiciaires (civil et petit pénal) ; conciliatoires, par arbitrage ou transaction ; administratives et sociales (présidence des Conseils de famille, actes de notoriété, scellés, etc.), de plus en plus élargies depuis la fin du XIXe siècle avec les débuts de l'Etat-providence (accidents du travail, baux ruraux, affaires scolaires, commissions d'assistance...). Le juge de paix était un acteur de la régulation sociale, généralement bien accepté dans la France rurale, car proche des justiciables non seulement géographiquement, mais aussi par sa connaissance des usages locaux et parce qu'il se prononçait surtout selon l'équité. Avec la fin de la France des terroirs, avec l'urbanisation, le développement de la centralisation et de la professionnalisation de la justice, les juges de paix ont été remplacés par les juges d'instance et les conciliateurs et, tout récemment, par des juges de proximité. L'expérience historique proche de la justice de paix peut contribuer à alimenter le débat qui entoure la création de ces nouveaux juges. Pour composer cet ouvrage, J-G Petit a réuni une équipe d'une quinzaine de spécialistes de la justice, historiens, juristes et archivistes.
Résumé : La peine de prison - invention moderne puisqu'elle n'est devenue la base de la pénalité en France que sous la Révolution - est pavée dès ses débuts de bonnes intentions. En 1791, son principal promoteur, Le Pelletier de Saint-Fargeau, veut en faire l'espace et le temps du rachat social en attendant que de justes lois rendent les lois répressives inutiles. Mais déjà la prison réelle apparaît comme un lieu de souffrances cachées et l'école du crime. La prison, purgatoire des égarés ou enfer des condamnés ? Le débat est loin d'être clos. Cette histoire concerne l'évolution de notre société postrévolutionnaire. Situant les hommes qui ont fait de la prison le pivot de la pénalité, elle retrace aussi la vie quotidienne des condamnés et la naissance des manufactures carcérales. Il y est donc question de politique, de droit et de justice. Il y est encore question de philanthropie, de médecine et d'architecture, d'entrepreneurs privés et de concurrence, de violence et de religion. Analyser comment les prisons pénales sont nées au xv in et se sont développées au xix siècle, c'est voir comment, pour affirmer leur pouvoir et discipliner une société qui se recompose, les élites du siècle du progrès, dans l'obscurité carcérale, ont fait sentir aux "mauvais pauvres" la terrible douceur des peines.
Pendant des siècles, du Moyen-âge à la Révolution, l'abbaye Royale de Fontevraud a été peuplée par des générations de moniales mais aussi de religieux voués à la pénitence et à la prière ; Pendant cent cinquante années, de la fin de l'Empire napoléonien à la République gaulliste, l'abbaye, devenue une immense prison pénale, a renfermé des dizaines de milliers de délinquants et de criminels, dont des femmes et des enfants. "De toutes les Centrales de France, Fontevrault est la plus troublante. C'est elle qui m'a donné la plus forte impression de détresse et de désolation, et je sais que les détenus qui ont connu d'autres prisons ont éprouvé, à l'entendre nommer même, une émotion, une souffrance comparables aux miennes. " Par ces termes qui ouvrent son Miracle de la rose, Jean Genêt contribue à donner de la Centrale de Fontevrault l'image forte d'un lieu qui ne peut laisser indifférent : une maison de force et de correction dans une abbaye royale, une véritable cité carcérale au milieu d'un vaste ensemble monastique. Dans le présent ouvrage, la démarche de l'auteur n'est pas d'abord celle de l'historien, bien qu'il connaisse parfaitement les lieux, mais plutôt celle du témoin qui veut préserver de l'oubli une certaine mémoire. Depuis 1979, il a pu côtoyer détenus et gardiens jusqu'à la fermeture définitive du Centre de détention en 1985 et c'est en grande partie dans leurs témoignages qu'il a puisé les éléments de ce livre.
Chauvaud Frédéric ; Petit Jacques-Guy ; Yvorel Jea
La demande de justice n'a jamais été aussi forte qu'aujourd'hui. Il est vrai que la Justice définit le juste et l'injuste et un système concret, celui de l'organisation judiciaire contemporaine. A l'heure actuelle, l'opinion publique considère, comme il y a presque deux siècles, que la justice est lente, coûteuse, peu efficace, qu'elle est inféodée au pouvoir politique, qu'elle est partiale, en retard sur les moeurs, trop laxiste ou trop sévère. Ces appréciations, à l'emporte pièce, ne sont pas nouvelles. Tantôt, elles s'essoufflent, tantôt elles gonflent démesurément. Reste qu'elles expriment souvent une méconnaissance de la Justice et de son histoire. Régulièrement, au lendemain de scandales judiciaires , comme l'affaire Outreau, de multiples voix se demandent comment on en est arrivé là. Et pourtant, replacée dans une perspective historique, la crise de la Justice n'apparaît pas comme une nouveauté. Depuis 1789 les demandes de réformes ont été constantes : la Justice civile, la Justice commerciale, la Justice pénale, la procédure, la codification, le rôle de la magistrature, la carte judiciaire, les droits de la défense, la célérité de la justice, le statut des victimes... Aucun aspect pratiquement n'a échappé aux exigences réformatrices, sans pour autant aboutir. Le présent manuel s'adresse d'abord aux étudiants de sciences humaines, sociales ou politiques, et aux élèves de classes préparatoires, mais aussi à tous ceux et à toutes celles qui veulent comprendre la Justice contemporaine, née avec la Révolution française. Son ambition est de donner de façon très précise les éléments clés pour saisir le fonctionnement de l'institution judiciaire et cerner ses acteurs et ses structures. Il interroge le lecteur sur la place que la Justice occupe dans la société française et donne la profondeur historique qui permet de mettre en perspective les logiques à l'oeuvre et de restituer un ensemble de contextes.Les auteurs, spécialistes de l'histoire de la Justice, ont publié de nombreux travaux sur ce thème de recherche. Frédéric Chauvaud est professeur d'histoire contemporaine à l'université de Poitiers. Il a publié Le sanglot judiciaire. La désacralisation de la Justice (VIIIe-XXe siècles) (Créaphis, 1999) et dirigé La Justice en images (S & R, 2004). Jacques-Guy Petit est professeur d'histoire contemporaine à l'université d'Angers. Il est l'auteur de Ces peines obscures. La prison pénale en France. 1789-1870 (Fayard, 1990) et a dirigé récemment Une justice de proximité : la justice de paix. 1790-1958 (PUF, 2003). Jean-Jacques Yvorel est chargé d'études au Centre national de la formation et d'étude de la protection judiciaire de la Jeunesse. Il a notamment dirigé Images de l'enfance et de la jeunesse irrégulières (Le temps de l'histoire, 2004).
L'université d'Angers, organisée entre la fin du XIe et le milieu du XIVe siècle, l'une des plus anciennes de France, fut complétée par une faculté de médecine en 1432-1433. Cette dernière, supprimée par la Révolution en 1792-1793, renaît dès 1807 comme École de médecine, chirurgie et pharmacie, sous le nom de cours pratiques d'instruction médicale. Jusqu'à la réorganisation complète de l'université d'Angers en 1970-1971, cette formation assure donc la permanence de l'enseignement supérieur public en Anjou. En décembre 2007, le bicentenaire de cette École de médecine fut l'occasion de tenir un colloque scientifique auquel collaborèrent historiens et médecins, géographes, archéologues et spécialistes du patrimoine. Cet ouvrage qui présente les actes du colloque n'étudie pas seulement l'histoire des institutions hospitalières, de l'enseignement de la médecine, chirurgie et pharmacie ainsi que des principales figures médicales de l'Anjou depuis le Moyen Âge, il a aussi l'originalité d'être ancré dans le temps présent. Sont ainsi abordés les aspects sociaux et politiques de la médecine, le poids actuel du CHU d'Angers dans l'économie locale, les développements récents de la faculté de médecine et de la recherche, de même que les évolutions de la sociologie des étudiants et la féminisation du corps médical. Ce livre constitue ainsi le premier ensemble d'études consacré à la médecine et aux hôpitaux d'Anjou pour la longue période du XIIe à la fin du XXe siècle.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.