Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Arts et Cyborgs
Petit Dit Duhal Quentin ; Ragazzini Jessica
DOUBLE PONCTUAT
18,00 €
PRÉCOMMANDE
Sortie prévue le 19 février 2026
EAN :9782490855896
Entre organisme et cybernétique, les figures cyborgs renvoient à une identité artificielle, hybride, toujours tournée vers le futur. Proposant de nouvelles subjectivités politiques, leurs représentations participent parfois à l'imaginaire de la domination – mais servent souvent d'outil d'émancipation. Car les cyborgs dans l'art interrogent les systèmes culturels et les normes socio-politiques – en particulier le patriarcat, le validisme, la colonialité et le capitalisme. Le posthumanisme qui leur est rattaché (comme démarche artistique proposant des métamorphoses technologiques du corps) permet d'entrevoir des avenirs alternatifs. Cet ouvrage explore, sous le prisme de l'histoire de l'art et de la philosophie, les différents registres artistiques dans lesquels les figures cyborgs s'inscrivent, et la manière dont elles nous amènent à repenser les identités, les dominations et les frontières – que ce soit entre l'humain et le non-humain, le masculin et le féminin, le vivant et l'inerte.
Résumé : L'art queer, par ses représentations, a un impact direct sur la transformation de nos sociétés. Il interroge et déplace les catégories de genre, de sexe et de sexualité, et participe avec force à la visibilité de la communauté LGBTQIA+. Mais les artistes queers représentent une minorité sociale. Quand leurs oeuvres sont exposées, les questions de sexualité et de genre sont souvent évitées. Néanmoins, les enjeux que l'art queer représente sont davantage pris en compte, notamment la manière dont il nourrit de nouveaux discours sur l'hors-norme, l'exclusion et la hiérarchie. Les diverses thématiques traitées dans l'ouvrage mettent en lumière le rôle et la place des artistes dans les luttes sociales. Elles permettent de mieux comprendre les enjeux actuels liés à la construction du genre et à la nécessité de "faire communauté" au sein de nos sociétés.
Dans la grammaire comparée des langues indo-européennes, les langues baltiques (lituanien, letton, vieux prussien) occupent une position remarquable par l'archaïsme et la richesse de leurs données linguistiques. L'un des traits les plus notables de ces langues est l'existence d'apophonies, c'est-à-dire de variations vocaliques à fonction morphologique. L'objet du présent ouvrage est d'étudier le problème de l'apophonie en baltique à travers une approche jusqu'à présent peu explorée, celle du rapport de l'apophonie radicale et des catégories grammaticales. Les différentes catégories concernées (personne, cas, nombre, genre, mode et temps) sont passées en revue et l'on tente de définir la place qu'y occupent les apophonies radicales. L'analyse conduit à observer dans quelles conditions les apophonies grammaticales de l'indo-européen ont survécu dans les langues baltiques et à travers quelles limites : limites liées au degré de grammaticalité, tendance au bithématisme apophonique, rejet des monosyllabes, etc.
Plus de la moitié des langues parlées dans le monde sont menacées de disparition ; si rien n'est fait, l'Unesco estime que 90 % des langues auront disparu au cours du siècle. Elément essentiel de la culture d'un peuple, les langues sont pourtant bien plus qu'un simple outil de communication ; toutes proposent une description profondément unique du monde qui nous entoure et des êtres qui l'habitent. Que peut faire - et que fait déjà - le secteur de l'édition pour aider à conserver et à faire vivre ces langues minorées ? C'est à cette question que tente de répondre cet ouvrage, à travers des textes universitaires et des témoignages de professionnels du livre qui, ensemble, proposent une approche inédite du sujet. Au regard de leurs publications, l'ouvrage analyse la situation de plusieurs langues minorées - créole haïtien, corse, innu, yiddish, kikuyu, basque, malgache, náhuatl, etc. - et montre que des solutions existent quand les acteurs de la chaîne du livre se mobilisent.
Le féminisme est aujourd'hui en danger, alors que son unité et ses fondamentaux sont violemment remis en cause par des activistes issus de courants de pensées identitaires et relativistes. Le mouvement LGBT, lui, se fracture en interne et ne représente plus guère les lesbiennes féministes. La course en avant cumulative (toujours plus de lettres dans l'acronyme) cache mal une déperdition de sens et de représentativité réelle - et ne masque plus l'influence croissante de minorités radicalisées. Pourtant, ces deux mouvements furent un jour alliés, comme le rappelle Christine Le Doaré. A la fois militante féministe et engagée pour la libération des droits des personnes homosexuelles, l'auteure s'appuie sur cette double implication rare et sur son vécu au sein des deux mouvements pour en analyser l'évolution et en montrer les fractures. Malgré l'éloignement constaté, Christine Le Doaré reste convaincue que se retrouver est non seulement possible, mais aussi indispensable...
S'éditer soi-même est de moins en moins perçu comme un geste égocentré, narcissique - voir revanchard. Contourner la fonction sélective d'un tiers (l'éditeur) au profit d'une relation directe au lecteur potentiel - que cela soit par choix ou par obligation, lorsque l'on a été rejeté par ceux "de la place" - semble au contraire en parfaite adéquation avec l'air du temps, qui prône l'horizontalité des rapports, l'absence d'intermédiaire et la relation directe du producteur au consommateur, les circuits courts, la méfiance des experts, des élites et de la comitologie. Si l'auto-édition est aujourd'hui décomplexée, elle est surtout dynamique sous format numérique, où les barrières à l'entrée sont aujourd'hui négligeables.
Faire la paix" est sans doute l'un des tout derniers textes inédits de Michel Rocard. Sa devise "Penser clair, parler vrai, agir juste" y est ici parfaitement illustrée. L'ancien Premier ministre y revient sur sa gestion de la crise néocalédonienne après l'épisode sanglant de la grotte d'Ouvéa, en 1988, et sur la signature des accords de Matignon qui ont permis de préserver la paix sur l'archipel océanien. D'une façon plus large, Michel Rocard s'y fait aussi théoricien de l'art et la manière d'instaurer la paix - des préceptes qui rendent ce texte profondément original et singulièrement moderne, susceptibles de s'appliquer à de nombreux types de conflits.