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Des étrangers dans la Résistance. Avec 1 DVD
Peschanski Denis
ATELIER
23,00 €
Épuisé
EAN :9782708242470
Durant la Seconde Guerre mondiale la résistance au nazisme en France a été l?oeuvre d?hommes et de femmes de toutes origines sociales, politiques et nationales. Parmi ceux-ci les étrangers ont occupé une place décisive. Venus en France pour des raisons économiques ou politiques, beaucoup fuyaient les fascismes, ils se sont battus pour le pays qui les avait accueillis. Ce fut aussi le cas de nombreux combattants africains et maghrébins issus des colonies, simples sujets de l?Empire français. La résistance de ces milliers d?étrangers, souvent anonymes, a été longtemps effacée d?une mémoire et d?une histoire qui se voulaient exclusivement nationales. Cet ouvrage retrace les raisons et les étapes d?un engagement pour la liberté dans lequel beaucoup laissèrent leur vie. Cet épisode héroïque a été d?évidence un facteur d?intégration après la guerre. Sa mémoire doit l?être également aujourd?hui. Illustré par une abondante documentation iconographique, souvent inédite, le récit historique de Denis Peschanski met en lumière l?une des pages les plus tragiques et les plus belles de l?histoire contemporaine : le combat de résistants venus d?ailleurs qui, dans la tourmente ont fait leur la phrase de Goethe : "Tout homme a deux patrie, la sienne et la France". Le film de Jorge Amat, placé en fin d?ouvrage, raconte de façon passionnante la lutte, la traque et la chute du groupe de l?Affiche rouge de janvier à novembre 1943. À la manière d?une enquête documentaire le film propose une reconstitution historique croisée de la traque des membres du groupe Manouchian par la police française à partir des archives judiciaires et policières de l?époque et des archives de combattants. En bonus DVD : Un entretien avec Irma Mico, résistante de la Main d?oeuvre Immigrée (M.O.I.) et le témoignage de Jean-Jacques Thiéfine, commissaire honoraire.
Le témoin est devenu un personnage clé dans l'étude des sociétés, de leur histoire et surtout de leur mémoire. Face ce phénomène, deux positions s'opposent radicalement. Pour certains, la parole du témoin est parole de vérité. Pour d'autres, elle est reconstruction ou invention. Des sociologues, historiens, analystes du discours, anthropologues et journalistes sont réunis pour définir ce qu'est cette vérité du témoin dans différents contextes, et comment elle évolue. Tel est le pari relevé ici. Tel est aussi le coeur des nouvelles recherches interdisciplinaires sur la mémoire. Avec les contributions de Gonzalo Conte, Catherine Darbo-Peschanski, Patrick Desbois, Béatrice Fleury, Georges Fournier, Serge Heiden, Sandrine Lefranc, Damon Mayaffre, Antoine Peillon, Denis Peschanski, Bénédicte Pincemin, Abdelhakim Rezgui, Brigitte Sion, Jacques Walter et Philippe Weyl.
Entre le décret du 12 novembre 1938, qui permit d'interner les " indésirables étrangers " dans des centres spécialisés, et la libération du dernier interné en 1946, six cent mille hommes, femmes et enfants ont été enfermés dans les camps français. Denis Peschanski fait ici l'histoire d'un phénomène à la fois durable et massif, que de rares ouvrages pionniers n'avaient abordé que partiellement. Républicains exilés de la guerre d'Espagne, puis " ressortissants des puissances ennemies " - qui, pour la plupart, avaient fui les persécutions antisémites et la répression politique -, enfin quelques centaines de communistes français furent les premiers à subir des mesures d'exception nées de situations d'exception. Avec l'instauration du régime de Vichy et l'occupation, communistes, Juifs et Tsiganes, ainsi que les droits-communs et les marché-noir devinrent les victimes de la politique d'internement. A partir de l'été 1942, suivant la logique d'extermination de la Solution finale, les camps se transformèrent en antichambres de la mort pour soixante-quinze mille Juifs de France déportés à Auschwitz. Ils furent remplacés, à la Libération, par tous les suspects de la Collaboration. La France des camps, à partir d'une cartographie précise, dessine ainsi la géographie inattendue d'un archipel. Deux cents camps, avec leurs bâtiments, leurs aménagements, une administration, des ministères de tutelle aux gardiens, des rapports socio-économiques avec leur région, une société internée, des solidarités, une entraide officielle et non officielle, dont la description concrète est permise par des archives abondantes, auxquelles s'ajoutent les témoignages poignants des internés eux-mêmes. Un épisode crucial de l'histoire de la France en guerre est là retracé, face aux simplifications des reconstructions mémorielles, dans sa diversité, sa complexité : son exacte réalité.
Résumé : Missak et Mélinée Manouchian, deux étrangers, arméniens et communistes, entrent au Panthéon début 2024. La valeur symbolique de cet événement est majeure. Cet ouvrage reconstitue l'histoire de ces deux orphelins du génocide des Arméniens devenus héros de la Résistance française. Ce parcours documentaire nourri d'archives dont de nombreux inédits est le fruit d'une exceptionnelle investigation. Photographies, documents familiaux, archives administratives, coupures de presse et correspondances jalonnent les textes des trois historiens signataires du livre.
Peschanski Denis ; Hubert Marie-Christine ; Philip
Résumé : Plusieurs milliers de Tsiganes ont été internés en France entre 1940 et 1946 pour le seul fait qu'ils étaient nomades. Ils furent ainsi parmi les plus touchés par les mesures de contrôle et de coercition promulguées pendant la guerre. De la Troisième République finissante à la Libération, Denis Peschanski fait le point sur les conditions dramatiques dans lesquelles ces hommes, ces femmes et ces enfants ont vécu dans la France des années noires. A partir d'un dépouillement des archives françaises et allemandes, il met en lumière les principales structures de contrôles et d'exclusions installées par le régime de Vichy. Les stéréotypes négatifs (voleur, paresseux, mendiant, sale, asocial, amoral, primitif, etc.) s'ajoutant à un appareil législatif coercitif (carte anthropométrique, résidence forcée, surveillance administrative, etc.) ont grandement facilité les politiques d'internement de cette population nomade. L'étude de référence sur un drame oublié pendant des décennies.
Pourquoi la station Javel a-t-elle pris le nom d'un industriel quand tant d'hommes et de femmes ont fait bouger les lignes lors des grèves de 1936 dans les usines Citroën ? Qui se souvient, aujourd'hui, des noms des neuf victimes de la police de Papon au métro Charonne, en 1962 ? Comment ne pas s'amuser de voir une station de Levallois-Perret nommée en hommage à Louise Michel, enterrée dans la commune qui était alors à mille lieux du fief des Balkany ? En nous proposant un voyage dans le Paris populaire via le métro parisien, Laurence De Cock et Mathilde Larrère se réapproprient la porte d'entrée proposée par Loran Deutsch dans son Métronome, mais en remettant l'histoire sur ses pieds. Contre les chantres du roman national et des " grands hommes ", elles proposent de montrer comment les rues et les monuments de la capitale ont été le théâtre de la lutte des habitant-e-s, anonymes et ordinaires. Une histoire que les manuels scolaires et les discours officiels négligent, mais qui prend force et vie lorsque l'on se donne la peine d'y regarder de plus près. Redécouvrir cette histoire singulière, faite de tranches de vie et de combats acharnés, c'est non seulement puiser dans les engagements d'hier pour inventer les nôtres, mais c'est aussi se réapproprier l'espace public pour ne pas laisser la rue aux falsificateurs de l'histoire...
En Amérique latine, les années 2000 sont marquées par un boom de l'extraction des matières premières. Les populations riveraines de ces projets extractivistes (forages pétroliers, mines, coupes de bois et cultures intensives...) "paient pour d'autres" : elles ne bénéficient en rien des ressources naturelles extraites ou des grands travaux réalisés, destinés à des entreprises ou des consommateurs situés à des milliers de kilomètres, mais doivent par contre en supporter les conséquences désastreuses. Ce boom extractiviste a provoqué une multiplication des résistances et mobilisations des populations affectées - peuples indiens, petits paysans et habitants des zones rurales - pour défendre leurs espaces de vie. Rassemblant des textes des meilleurs spécialistes de la question ainsi que d'acteurs et d'actrices de ces luttes, cet ouvrage documente les deux versants de ce phénomène central de l'Amérique latine contemporaine : projets de "développement" et résistances, extractivisme et écologie populaire.
Il est un peu plus de 23 heures, ce lundi 10 avril 2017. Olivier Caremelle, directeur de cabinet de Damien Carême, maire de Grande-Synthe, reçoit un coup de téléphone de celui-ci : "Le camp est en feu ! " C'est par cet événement tragique que commence le récit de l'expérience inédite menée à Grande-Synthe de mars 2016 à avril 2017, celle d'un accueil sans précédent face à l'afflux de migrants souhaitant rejoindre l'Angleterre via Calais : un accueil décidé et assumé par un maire et son équipe, contre l'avis du préfet. Chose impensable jusqu'alors, c'est bien un camp humanitaire qui a été ouvert en France en mars 2016, bâti conjointement par la mairie de Grande-Synthe et l'ONG Médecins sans frontières, avec l'appui de très nombreuses associations, pour accueillir en urgence 2 800 personnes et pallier l'inertie de l'Etat. Cette expérience unique en France est racontée pour la première fois par l'un de ses principaux acteurs. Olivier Caremelle revient sur l'ensemble des événements qui ont entouré l'existence du camp humanitaire, de son ouverture jusqu'à sa destruction, et met ainsi en lumière ce qui n'est pas, comme on a coutume de le dire, une crise migratoire, mais bien plutôt une crise de l'accueil.
Que sait-on aujourd'hui d'Abraham Henri Kleynhoff, soldat inconnu du sport français, tombé au Front à l'hiver 1915 ? Ou, plus lointain, de Joseph Charlemont, combattant de la Commune et introducteur de la boxe en France ? Alors que Paris s'apprête à organiser les Jeux olympiques de 2024 et que l'on célèbre les "valeurs du sport", qui se souvient qu'en 1936, des militants tentèrent d'opposer aux Jeux olympiques de Berlin, transformés en vitrine du nazisme, des olympiades populaires dans l'Espagne du Frente popular ? Dans cet ouvrage, Nicolas Kssis nous invite à cheminer à travers l'histoire des cent cinquante dernières années pour y découvrir comment des femmes et des hommes d'origines et d'horizons divers unirent leurs forces pour faire du sport le lieu de l'émancipation individuelle et collective. En mobilisant des figures méconnues autant que des noms devenus emblématiques (Léo Lagrange, Auguste Delaune), en retraçant leurs parcours faits de grands combats et de petites anecdotes, Nicolas Kssis nous offre une histoire incarnée du sport, loin des instances du CIO ou des cotations boursières.