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La France en Algérie. 1830-1954
Pervillé Guy
VENDEMIAIRE
29,15 €
Épuisé
EAN :9782363580276
Débarqués en Algérie en 1830, les Français ont colonisé le pays avec brutalité et méthode. Durant un peu plus d'un siècle, ils ont refusé toutes les réformes qui auraient fait des habitants de ce territoire deux fois grand comme la France des citoyens à part entière, avant de rechercher maladroitement, dans le désordre de l'après-guerre, des solutions à une situation qu'ils avaient laissé pourrir.Cinquante ans après les accords d'Évian, ce livre extrêmement documenté est le récit sans concessions et sans parti pris d'un irrémédiable divorce.Pendant cent trente ans, la politique française en Algérie a été une succession d'aveuglement devant la réalité, de réformes inabouties et de recours privilégié à la force.L'ouvrage retrace d'abord les circonstances dans lesquelles s'est exercée la colonisation française: une période marquée par les guerres européennes, qui ont conduit les gouvernements à considérer cette colonie comme un réservoir en hommes et en matières premières, et cela jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, qui fait d'Alger le centre de la France Libre et un enjeu stratégique dans les relations entre les Alliés.Il analyse ensuite les projets de loi et de réformes qui se sont succédé depuis 1945 et la répression sanglante des émeutes de Sétif. Cette période, qui va jusqu'au déclenchement de la guerre d'Algérie en 1954, est encore méconnue, tant les historiens ont tendance à considérer ce qui s'est produit par la suite comme inéluctable. L'auteur s'attache au contraire à analyser comment les « hommes nouveaux » de la IVe République se sont trouvés confrontés à une situation de fait qui n'était pas encore forcément une situation de conflit, en quels termes ils ont essayé de résoudre la « question algérienne », comment et pourquoi tous les projets de réformes mis en chantier n'ont pas vu le jour, en somme à quels intérêts, à quelles pesanteurs idéologiques, ils se sont heurtés.Un angle d'étude novateur, alors que le cinquantenaire des accords d'Évian va produire une offre éditoriale axée davantage sur les événements de la guerre et de l'indépendance. SommaireLe temps des choix, 1830-1870.L'immobilisme de la IIIe RépubliqueL'épreuve de la guerre.La politique du CFLN, 1943-1944.Le GPRF loin d'Alger, 1944-1945.Le statut de l'Algérie en débat.Réformes tardives.
Résumé : Cet atlas, riche de plus de 70 cartes et graphiques, replace les événements dans leur contexte territorial et démographique et présente l'histoire de cette guerre âpre : La conquête coloniale au XIXe siècle par les Français. La guerre d'indépendance elle-même (1954-1962). Les déchirements de la décolonisation. L'issue du conflit, avec la signature des accords d'Evian le 18 mars 1962. Les mémoires de la guerre, toujours présentes en Algérie comme en France. Un atlas indispensable pour qui veut comprendre de manière limpide et synthétique l'histoire de cette guerre et de ses enjeux.
Résumé : En France, il a fallu attendre la loi du 16 octobre 1999 pour que l'expression "guerre d'Algérie" soit officiellement reconnue. De 1954 à 1962, l'euphémisme "opérations de maintien de l'ordre" permettait de ne pas reconnaître le statut de belligérants à ceux que l'Etat considérait comme des "rebelles", des "terroristes",... Dans une perspective centrée sur la France, et en partant de la chronologie des faits, Guy Pervillé retrace l'histoire d'une décolonisation douloureuse. Plus de soixante ans après les accords d'Evian, il interroge nos difficultés à normaliser les rapports franco-algériens.
Résumé : La guerre d'Algérie a pris fin officiellement en mars 1962, avec les accords d'Evian qui prévoyaient, notamment, l'amnistie pour tous les combattants. Or force est de constater que, près de soixante ans plus tard, elle se poursuit, à travers des affrontements mémoriels où les historiens ont souvent été sommés de prendre parti. Est-il possible aujourd'hui d'écrire une histoire dépassionnée de ce douloureux processus de décolonisation, et des traces qu'il a laissées dans les mémoires collectives ? Est-il possible de ne rien céder aux récits militants, aux récits sélectifs, à la volonté de faire silence autour de certains événements, à l'emportement de la polémique, à l'intime conviction ? Est-il possible de ne pas choisir son camp quand on écrit l'histoire ? C'est à ces questions essentielles pour la légitimité même de la discipline que tente ici de répondre Guy Pervillé, spécialiste incontesté d'une période à laquelle il a consacré l'ensemble de ses travaux. Conduit par cette seule certitude qu'il n'y a pas de cause qui puisse prévaloir sur la recherche de la vérité.
La conquête coloniale au XIXe siècle, la guerre d'indépendance elle-même (1954-1962) et les déchirements de la décolonisation, sans oublier bien sûr l'issue du conflit, avec la signature des accords d'Evian le 18 mars 1962: cet atlas, riche de plus de 70 cartes et graphiques, présente de manière limpide et synthétique l'histoire de cette guerre âpre. Partant du principe que la guerre d'Algérie ne peut être considérée d'une manière globale, le pays n'étant ni homogène, ni uniforme, l'auteur de cet atlas replace les événements dans leur contexte physique, territorial et démographique, ce qui permet de mieux comprendre le déroulement et les enjeux du conflit. Ainsi, l'inégale répartition de la population dite européenne à travers l'espace algérien est une des clefs de compréhension du découpage du territoire en wilayas par les organisateurs de l'insurrection. Un outil indispensable pour qui veut comprendre cette guerre dont la mémoire ne cesse d'être présente, en Algérie comme en France.
Résumé : Plus précieux que l'or et le diamant, il est un minéral auquel l'Empire britannique a dû son hégémonie : c'est le charbon. Moteur de l'industrie et combustible domestique assurant jusqu'à 95 % des besoins énergétiques du pays en 1900, il est, à partir du règne de Victoria et jusqu'à la veille de la Seconde Guerre mondiale, indispensable au bien être du citoyen anglais. Grâce à lui, on cuisine, on se chauffe, on s'éclaire, ce qui induit des gestes particuliers, des savoir-faire singuliers, souvent pris en charge par les femmes. Objet du quotidien et source de rêverie, on compose des poèmes à sa gloire, les enfants apprennent à l'école qu'il est issu de la forêt antédiluvienne en fouie dans les "entrailles sombres de la terre" - on lui attribue même des vertus thérapeutiques. Mais le "roi Charbon" est un maître cruel : salissant, dégageant une fumée à l'odeur âcre, il noie les villes sous la poussière et le brouillard et tue à foison par maladies respiratoires. Il façonne aussi les paysages à son image - chevalements, terrils, mines... Et sa tyrannie s'exprime au grand jour lors de terribles pénuries, qui rappellent au consommateur angoissé que les réserves de cette roche sédimentaire ne sont pas inépuisables. L'histoire de la première civilisation dépendante d'une énergie fossile, consciente des chaînes dans lesquelles elle s'emprisonnait, incapable pourtant de s'en défaire. Un avertissement et un enseignement à tirer pour nos sociétés, au mode de vie lié à des ressources destructrices pour l'environnement, dont le charbon fait toujours partie... Charles-François Mathis est professeur d'histoire contemporaine à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Spécialiste d'histoire environnementale et britannique, il est notamment l'auteur de In Nature We Trust. Les paysages anglais à l'ère industrielle (PUPS, 2010) et a codirigé, avec Geneviève Massard-Guilbaud, Sous le soleil. Systèmes et transitions énergétiques du Moyen Age à nos jours (Editions de la Sorbonne, 2019).
Crises cycliques d'ampleur mondiale, explosion des inégalités, déclin de la croissance, hausse du chômage... Nos sociétés semblent soumises, impuissantes, aux aléas de dictats économiques. Serions-nous donc sans armes pour anticiper ces changements ? Depuis Platon jusqu'à Keynes, en passant par Marx et saint Thomas d'Aquin, théoriciens et penseurs se sont pourtant efforcés de comprendre et d'organiser la production des richesses et leur répartition entre les hommes. Et leurs points de vue, comme leurs recommandations, ont évolué avec les techniques et les systèmes marchands. Il se pourrait cependant que leurs héritiers actuels, armés de formules algébriques complexes et les yeux rivés sur des colossales masses de données, aient gravement sous-estimé un facteur devenu fondamental depuis le xXIXe siècle : les changements démographiques. Car s'il est évident que la démultiplication de la population mondiale a entraîné avec elle la croissance de l'économie, comment ne pas imaginer que le ralentissement des naissances, couplé au vieillissement des peuples, ne déclenche la fin de ce processus ? C'est ce que l'on observe de manière troublante lors de la crise de 1929 aux Etats-Unis et dans l'Europe d'aujourd'hui, où une stagnation durable semble propice aux conséquences politiques les plus inquiétantes. Une saisissante histoire des idées, et une lecture novatrice des dangers auxquels nous sommes confrontés.
Leurs noms - aujourd'hui bien oubliés ? Waleran de Wavrin, Jean de Béthencourt, Gadifer de La Salle... Leur projet ? Porter la bannière du Christ aux marges des royaumes européens, puisque les Etats latins de Terre sainte avaient disparu sous les coups de Saladin, puis des Mamelouks. Ils se sont donc illustrés, dans les dernières décennies du Moyen Age, au cours de croisades qui n'avaient plus pour but le Levant mais des contrées aussi exotiques, pour l'époque, que les îles Canaries ou les pays baltes, peuplées de "sauvages" qui n'avaient pas renoncé au paganisme... Autant d'étonnants itinéraires individuels que l'on suivra ici pas à pas, à travers documents diplomatiques, chroniques et récits de voyage, des rives du Danube à celles du Guadalquivir, des "grandes forêts de Prusse" aux montagnes des Balkans. On y découvrira des aventuriers peut-être soucieux de leur salut, mais surtout prêts à tout affronter dans leur quête éperdue de la gloire, de merveilleux, et de cette camaraderie chevaleresque qui les conduisit si fréquemment à fraterniser avec leurs adversaires... Bien loin d'un prétendu "choc des civilisations" , un moment fondateur de l'Europe moderne, qui allait préparer l'Occident à sa rencontre avec le vaste monde. Docteur en histoire médiévale, Loïc Chollet a soutenu à l'Université de Neuchâtel une thèse sur les représentations de la croisade balte dans les textes littéraires de France et d'Angleterre (2017). Un livre en a été tiré, sous le titre Les Sarrasins du Nord. Une histoire de la croisade balte par la littérature, XIIe-XVe siècles (Alphil, 2019). Il est actuellement chargé de cours à l'Université de Fribourg.
C'est l'époque où la duchesse de Berry invente les bains de mer, Charles Bourseul le téléphone, Aristide Boucicaut les grands magasins, où les premières lignes de chemin de fer relient la gare Saint-Lazare à Saint-Germain, celles du métro la Porte Maillot à Vincennes, où un jeune ingénieur esquisse la silhouette de la tour Eiffel, où le baron Haussmann métamorphose Paris, où l'avenue de l'Opéra s'illumine à l'électricité. L'époque où Alice Guy tourne le premier court-métrage de fiction, où Paul Durand-Ruel expose les impressionnistes, où la comtesse de Ségur publie ses récits pour enfants, où le couturier Worth habille la duchesse de Guermantes. Celle, aussi, du premier krach boursier, des méfaits du chômage, des grèves réprimées dans le sang et de la rédaction du Capital... Un siècle entier, le XIXe, où l'on crut, avant la catastrophe de 1914, que le progrès n'avait pas de limites, qu'il assurerait le bien-être des hommes, que le monde serait toujours meilleur. Un siècle d'effervescence et de magie, fondateur de notre modernité. A travers une série en trente épisodes retraçant le surgissement de ces avancées révolutionnaires, qui ont dessiné l'univers dans lequel nous vivons, sont mises en scène autant d'histoires vécues qui font écho à nos joies et à nos peurs d'aujourd'hui.