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Où roules-tu petite pomme ?
Perutz Leo
FAYARD
17,15 €
Épuisé
EAN :9782213022574
Vienne en 1918-1919 : c'est " le temps des fantômes ". Les Autrichiens cherchent à oublier la défaite militaire et la chute de la monarchie des Habsbourg en se jetant à corps perdu dans un tourbillon de plaisirs rien moins que spontanés. L'ancien officier Georg Vittorin, lui, ne peut oublier l'humiliation que lui a fait subir Sélioukov, le commandant du camp de prisonniers russe où il a passé les derniers mois de la guerre. Il décide de retourner en Russie pour se venger. Une poursuite dramatique s'engage alors, qui lui fera traverser toute l'Union soviétique, le conduira à Constantinople, Milan et Paris jusqu'au jour où se produira le " duel sans témoins " qu'il appelle de ses voeux. Trois millions de lecteurs ont lu la première édition de ce roman, qui parut en 1928 en feuilleton dans le plus grand magazine du continent, la Berliner Illustrierte Zeitung, et dont le titre devint bientôt un véritable slogan exprimant l'incertitude et l'angoisse des gens devant l'avenir. Dans une lettre adressée à Perutz, Ian Fleming, le créateur de James Bond, écrivait en 1931, après avoir lu ce roman : " Si le terme de génie, si galvaudé, n'avait pas perdu depuis longtemps toute valeur et toute signification, j'aurais tout simplement qualifié ce livre de génial. " Né à Prague dans une famille juive, Leo Perutz (1882-1957) s'installe très tôt à Vienne. Dès 1915, après le succès de la Troisième Balle, il se consacre entièrement à la littérature. Au moment de l'Anschluss, il émigre en Palestine, où il reprend son métier d'actuaire. Citons, parmi ses oeuvres, Turlupin, la Neige de saint Pierre, le Cavalier suédois, la Nuit sous le pont de pierre.
Résumé : Lorsqu'au c?ur de la nuit, sous le pont de pierre de la Moldau, la fleur du romarin se blottit contre la rose rouge, au château de Prague, la belle épouse du juif Mordechai Meisl s'endort dans les bras de l'empereur. Elle ne sait comment elle est venue là, il ne sait qui l'a amenée : un charme plus puissant que toutes les puissances de ce monde les retient prisonniers... Dans son " roman de Prague " - quatorze tableaux reliés entre eux par un subtil jeu de leitmotive et de contrepoints - Leo Perutz ressuscite avec une maestria digne des kabbalistes qu'il met en scène la capitale de la Bohême et du Saint Empire au début du XVIIe siècle - ville double où, à l'arrogance du " château ", aux coûteux caprices d'un empereur amoureux de ses songes et aux intrigues de ses secrétaires, valets, bouffons, astrologues et alchimistes, répond et s'oppose la piété de la pittoresque " cité juive ", fief du richissime Mordechai Meisl. Entre ces deux villes, entre ces deux hommes, aucun lien apparent, et pourtant...
Le Mexique des premières années du xvie siècle. Fernand Cortez marche sur Tenochtitlan, l'actuelle Mexico, pour soumettre l'empereur Montezuma. A la clé: le trésor des Aztèques. Une manne qui donnera les moyens à Charles Quint d'assouvir ses visées expansionnistes en Europe. Seul un homme, Franz Grumbach, un Allemand luthérien, va tenter de s'opposer à l'irrésistible mouvement du conquérant. Il dispose d'une arquebuse et de trois balles, dont une est destinée à Cortez.Trois balles pour changer le cours de l'histoire... mais qui, en fait, ne changeront que le destin de Grumbach.Roman dense, nourri de tragique et de passions, La Troisième Balle, dès sa première publication, en 1925, a imposé Leo Perutz auprès du public.
Dans notre régiment avait servi, en qualité de volontaire, un jeune gentilhomme espagnol, un de ceux, en très petit nombre, que les idées de liberté et de justice avaient enflammés et qui avaient embrassé la cause de la France et de l'Empereur. II s'était complètement brouillé avec sa famille et n'avait fait connaître son nom véritable et son origine qu'à deux ou trois de ses camarades. Mais les paysans espagnols l'appelaient "la Marquise", à cause de sa faible taille et de son allure efféminée, et nous lui donnions nous aussi ce titre.
Avec Franz Kafka, Stefan Zweig et Arthur Schnitzler, Leo Perutz appartient à cette génération d'écrivains austro-hongrois qui a fait l'âge d'or littéraire, de l'Europe d'avant-guerre. Conteur éblouissant, mêlant les ressorts du fantastique à une verve inimitable, l'auteur du Marquis de Bolibar est rapidement devenu l'un des écrivains de langue allemande les plus lus. Aussi la publication du Cosaque et le rossignol comme celle du Miracle du manguier, publiés dans les années 20 mais restés inédits depuis en français, sont-elles de vraies découvertes. Jouant avec bonheur d'une intrigue policière et amoureuse loufoque, Leo Perutz nous entraîne ici dans les aventures rocambolesques d'un prince russe à la poursuite d'une cantatrice qui court théâtres et amants. Entre Athènes, Le Caire et Monte-Carlo, en passant par la Russie révolutionnaire et l'Ukraine où l'écrivain avait voyagé quelque temps plus tôt, ce "divertissement" multiplie les rebondissements et les mystères avec une virtuosité et une fantaisie toutes pérutziennes.
La Revue Blanche, dont l'aventure n'a guère duré plus de dix ans, a joué en France un rôle-charnière essentiel. La plupart des écrivains, peintres, musiciens, hommes politiques, intellectuels les plus marquants de la fin du XIXe et du début du XXe siècle y ont collaboré ou l'ont côtoyée. Créée, financée et dirigée par les trois frères Natanson, jeunes Juifs polonais, avec la complicité enthousiaste de leurs condisciples du Lycée Condorcet, la Revue Blanche devient vite un lieu de débat sur tous les sujets qui agitent la France. Elle mène des combats politiques sous l'impulsion d'anarchistes comme Fénéon, Mirbeau ; de socialistes, tels Blum, G. Moch, Péguy ; de dreyfusards et de fondateurs de la Ligue des droits de l'homme, comme Reinach et Pressensé. En témoignent ses campagnes dénonçant le génocide arménien, les dérives coloniales, la barbarie des interventions, européenne en Chine, anglaise en Afrique du Sud, et la diffusion des pamphlets de Tolstoï, Thoreau, Nietzsche, Stirner... Elle promeut les peintres Nabis, les Néo-impressionnistes et l'Art nouveau, anticipe le fauvisme, le futurisme et les arts premiers. Toulouse-Lautrec, Bonnard, Vuillard, Vallotton, Hermann-Paul, Cappiello illustrent les articles de la revue et les ouvrages publiés par ses Editions. Après avoir soutenu fidèlement Mallarmé, la Revue Blanche accueille Proust, Gide, Claudel, Jary, Apollinaire qui y débutent, tandis qu'elle édite une nouvelle traduction des Mille et une nuits et Quo Vadis, le premier best-seller du siècle. Elle salue l'innovation dramatique avec Antoine et Lugné-Poe, Ibsen, Strindberg et Tchékhov, sans oublier le triomphe de l'école française de musique avec Debussy. Humour et esprit de fête, liberté, engagement et créativité, pacifisme, laïcité, mondialisation sont les valeurs promues par cette génération emportée dans le sillage de la Revue Blanche. Cet ouvrage illustré et nourri de nombreuses citations décrypte l'histoire de cette avant-garde, nous familiarise avec ses membres, ses réseaux, ses utopies et ses réalisations. Il donne la mesure de l'étape majeure alors franchie par la société française vers le modèle culturel et politique qui est le sien aujourd'hui. . . Paul-Henri Bourrelier ; ingénieur général au corps des mines a dirigé plusieurs établissements publics. Chargé d'inspections aux ministères de l'industrie et de l'Ecologie et de missions de coopération internationales, il anime actuellement l'Association Française pour la prévention des catastrophes naturelles, et un programme d'économie d'énergies en Chine. Il a également fait des communications sur Mirbeau, Lorrain et l'affaire Dreyfus.
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine