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QUAND LE REVE DESSINE UN CHEMIN (LIVRE CD)
PERROT ETIENNE
FONTAINE PIERRE
24,99 €
Épuisé
EAN :9782902707621
CONCERTINO POUR LA NUIT DE NOQuel dessein poursuivons-nous, sinon de faire éclore le chant de l'âme? Les anciens alchimistes, nos prédécesseurs, n'avaient pas pour rien donné à leur grand oeuvre le nom d'art de musique. Changer les pierres muettes, massives, opaques que sont souvent les humains en instruments vibrants; pour cela, creuser les corps, les tendre de cordes faites d'une sensibilité affinée par l'exploration intérieure, jusqu'à ce qu'elles résonnent du souffle montant du fond, éveillé par le colloque d'amour: tel est le programme dont l'Alchimie, qui est la Nature créatrice, a fait de nous les exécutants. S'il se réalise, le fracas métallique de nos cités se doublera d'une musique secrète qui finira par le transmuer en harmonie, comme jadis les fauves furent apaisés par Orphée. Cette musique sera celle d'êtres frémissants au vent de l'inspiration, vivantes harpes éoliennes.Entrer dans la voie de la transformation avec un compagnon ou une compagne qui nous dirige vers nous-mêmes, c'est nous ouvrir à une irradiation, celle qui émane de la profondeur de l'âme. Une musique silencieuse naît alors, et c'est la musique des sphères que Pythagore entendait.En chacun, le chant possède un timbre et un registre originaux: l'unique souffle créateur, traversant des canaux multiples, se diversifie pour former une symphonie, une cantate d'amour. Il aura fallu pour cela et il aura suffi que des individus se placent dans un champ de vibrations qui est leur propre essence intime, bain de régénération et source de musique. On le nomme aujourd'hui, sans doute par antiphrase, «inconscient». Là, les instruments muets deviennent sonores. Le royaume des enchantements est désormais leur pays. La vie humaine devient mélodie, poème, danse de mort et de vie, danse d'amour, arrachée à la grisaille et à l'absurde, pour se faire valeur et signification, harmonie et parfum.Les alchimistes affirmaient comme ambition: «spiritualiser le corps et corporifier l'esprit». Pour moi, l'accent est maintenant mis sur le second terme: mon effort doit porter sur la descente de l'esprit et sa présence dans le domaine terrestre; la musique, art du ciel, doit s'incarner pour refleurir dans des corps devenus instruments dociles.Ceux qu'on appelle musiciens sont des anges qui nous font sortir dans l'invisible. Pendant les longues années d'obscurité, la musique me fut non seulement une porte, mais un véhicule, une puissante paire d'ailes me soulevant et m'emportant à mille lieues au-dessus de mes misères. Même si elle ne pouvait m'en libérer pour de bon, elle attestait la réalité d'un autre monde que, plus tard, l'alchimie m'apprendrait à changer, selon sa promesse, en ciel terrestre.Ces hommes m'ont fait approcher du secret dont Beethoven disait: «La musique est un savoir surpassant toute sagesse et toute philosophie». C'est avec gratitude que je pense à ces habitants d'Ailleurs qui ont fait de l'ignorant que j'étais leur concitoyen: avant tout, Beethoven, Mozart, Schubert, Bach (je les range dans l'ordre de ma chronologie personnelle). Les trois derniers m'ont ouvert le ciel, avec, chez Schubert, la tentation d'abandonner la terre; le premier, Beethoven, a contribué à éveiller en moi toute la puissance vitale que renferme l'homme et qui se ramasse, par moments, en aspiration à l'infini, telle la flèche du Sagittaire, patron astrologique de l'auteur de la Neuvième symphonie, qui est aussi le mien.Mais, autant mettre une mélodie sur un poème parfait me semble un pléonasme, autant il me paraît vain de commenter la musique par des mots et je reprendrai volontiers l'anecdote connue de Beethoven à qui l'on demande le sens de sa sonate et qui, pour toute réponse, la rejoue. Je m'effacerai donc pour laisser chanter des phrases qui ont éclairé mes ténèbres, charmé mon angoisse, ordonné mon chaos et m'ont prodigué leur consolation.Aujourd'hui, alors que ma carrière terrestre est bien avancée, la musique des anges a perdu une part de son attrait et je lui préfère le cantique des créatures terrestres. À présent, ce qui me touche le plus, ce sont peut-être les notes impromptues que lance, par intervalles, le rossignol du Japon trouvé un matin de septembre dans notre appartement où il était entré de nuit. Gouttes de lumière, rosée de miel, son chant est à l'image de notre oeuvre; il est divin et terrestre et goûté des seuls enfants.Il me ramène à mon adolescence rêveuse que berçait un air ancien évoquant le chanteur de nos nuits d'été.27 décembre 1982
Comment décider, dans un monde où le risque économique est le pain quotidien du manager ?. Fruit de l'élargissement de l'espace économique, des contradictions sociales et du jeu politique, le risque provient également de la complexité des situations où plusieurs logiques - rendement, sécurité, pouvoir, confort, et d'autres encore se disputent le cerveau du décideur. Source de solidarité, le risque provoque aussi une crise d'identité de celui qui décide. Il doit assumer, outre ses aspirations personnelles et les contraintes notifiées par les sciences, les règles juridiques, la loi morale et les devoirs professionnels qu'impose la vie en société. L'art de décider en situations complexes naît du dialogue toujours recommencé entre ces dimensions. Comment assumer alors en toute liberté les contingences d'une décision ? C'est tout l'objet de la réflexion d'Étienne Perrot
La lutte contre le changement climatique s'accélère en vue d'atteindre l'objectif de neutralité carbone de notre pays en 2050. Avec 31% des émissions nationales en 2018, le transport représente le principal poste des émissions de gaz à effet de serre et ses émissions ont même augmenté de 6% par rapport à 1993. Comment infléchir cette tendance ? En particulier, quels leviers actionner pour réduire les émissions du transport routier ? Cet ouvrage analyse les opportunités, les difficultés à lever et formule des propositions concrètes pour accélérer la baisse des émissions de gaz à effet de serre du transport routier. Les solutions sont examinées sur les plans technique et économique pour les différentes catégories du transport routier, en particulier la batterie d'autonomie limitée pour une large part des trajets des personnes et des biens, et l'électrification des autoroutes pour le transport de marchandises longue distance. En outre, elles montrent l'importance de la concertation et de la coordination entre les acteurs publics et privés, au niveau national et européen. Cette publication s'adresse aux dirigeants d'entreprises, décideurs publics, chercheurs, étudiants et citoyens qui souhaitent en savoir davantage sur les options possibles et leurs conséquences pour la décarbonation du transport routier.
Extrait de la préface du traducteur, Etienne Perrot:Celui-là seul qui sait faire la Pierre des philosophes comprend leurs paroles concernant la Pierre.(«Le Rosaire des Philosophes», p. 105)Le Rosarium philosophorum est un des livres de la Pierre que nos pères ont médités avec le plus d'assiduité et de ferveur. Son titre explique une des raisons de cet intérêt. Si l'auteur en effet a pratiqué lui-même le magistère et dit l'avoir exploré jusqu'au degré du lion vert, si ses méditations et ses expériences l'on conduit à livrer à ses successeurs une précieuse série de dix-neuf figures comme un héritage à faire fructifier, son principal souci semble avoir été de s'effacer devant ses maîtres et de composer un florilège des avis laissés par ces «fils de l'enseignement».Il eût peut-être fallu dès lors intituler ce traité «La Roseraie des philosophes». Mais c'eût été faire table rase d'une tradition hermétique vieille de quatre siècles. Lorsqu'ils citent amoureusement «Le rosaire», les anciens philosophes français ne sacrifient pas, soyons-en certains, à un réflexe paresseux né d'une piété aveugle, car l'un des traits propres de la voie alchimique a été précisément d'éveiller des êtres conscients, «illuminés», à l'intérieur d'une collectivité où la sécurité s'obtenait le plus souvent au prix de «la lumière moderne». Mais ils se souvenaient que le rosaire chrétien est une couronne de fleurs tressée à la mère de Dieu. Et qu'était pour eux la reine Alchimie sinon la mère de la Pierre, manifestation parmi nous de la permanence divine, essence surnaturelle devenue présente et opérante pour s'être dotée «d'un corps, d'une âme et d'un esprit»? Est-ce un hasard si l'avant-dernière image de notre traité nous montre le terme de l'oeuvre, l'exaltation de la matière première, dans le couronnement de la Vierge Marie? Et ne devons-nous pas de ce fait attacher un prix particulier à l'avis formulé non loin de là: «Le degré de votre sagesse croît dans ma soeur la lune et non par un autre de mes serviteurs»? Le soleil dans la bouche duquel ces paroles sont mises par le philosophe Belin invite ainsi sans ambages les hommes épris de gloire et de science à suivre, s'ils veulent accéder à lui, le chemin de la femme, à incliner leurs intelligences fières pour laisser leurs vases s'emplir de cette douceur lactée que la reine des nuits répand sur les humains, les animaux et les plantes dans le silence où se consomme l'amour. Il les engage à le dissoudre sans peur et à le plonger dans la mer pour qu'au matin il réapparaisse rénové.Le rosaire des philosophes est d'ailleurs l'oeuvre d'un clerc, enfant de ces siècles qui virent l'apothéose de Marie se traduire sur notre sol dans une floraison de cathédrales dédiées à une humble femme devenue le siège de la Sagesse. L'allusion à l'alchimiste Arnaud de Villeneuve présenté comme un contemporain permet de dater l'ouvrage de la première moitié du XIVe siècle. L'auteur appartient à cette lignée d'ecclésiastiques qui ont porté au cours des âges roman et gothique le flambeau de la clarté isiaque au sein d'une chrétienté sourcilleuse, prompte à dépister l'illuminisme et à le livrer au bras séculier. C'est seulement à la Renaissance, lorsque l'alchimie sera redevenue une fois encore, selon la pente naturelle de l'esprit humain, la proie des «souffleurs de charbon», que l'on verra surgir un médecin, Théophraste Bombast dit Paracelse, né lui-même à l'ombre d'un sanctuaire de la grande Mère noire, Einsiedeln. Il ranimera le feu secret, rouvrira la source ignée où viendront boire des générations de «physiciens», médecins et apothicaires épris des «secrets chymiques de la nature», et donnera ainsi à l'alchimie un visage nouveau qui caractérise jusqu'à un certain point sa phase moderne.
Tout au long de l'interprétation d'un conte roumain, " La chatte ", Marie-Louise von Franz nous introduit dans les subtilités, claires et obscures, de la féminité. Elle nous montre que le sens ultime de ce récit est la réhabilitation du féminin dans sa totalité, aussi bien chez la femme que chez l'homme ; elle y traite également du problème du couple, crucial à toutes les époques. Un conte grec, " La princesse et le serpent ", illustre quant à lui les problèmes que peuvent créer pour une femme un lien positif avec le père. Reconnaître le principe féminin permet de débloquer des situations qui paraissent sans issue, comme le montrent les analyses de l'auteure. La force du langage et des images symboliques de ce livre nous ébranle et nous pousse à faire évoluer notre propre perception du féminin et du masculin. L'édition de ce livre en format poche devrait permettre de toucher un public plus large et plus jeune.
A l'énoncé du mot "mère" s'éveillent toutes sortes d'impressions, d'émotions, d'images, de souvenirs, d'évidences. Chacun colore le mot de sa propre expérience, de son vécu, de sa sensibilité, se référant à la mère qu'il a eue. Les contes de fées et leur analyse montrent que la mère extérieure, individuelle, a pour pendant la mère archétypique, ils dévoilent que cette mère, tout intérieure, revêt les caractéristiques très contrastées positives et négatives de la Grande Mère universelle que certaines religions reconnaissent. Sorcière ou déesse, maléfique, dévoratrice, ou protectrice, féconde, elle est, à l'image de l'inconscient dont elle est très proche, porteuse de tous les possibles.
Un fil conducteur traverse les écrits de Marie-Louise von Franz, sa pensée, sa vie, c'est la quête du sens. Lors d'interviews qu'elle a accordées à Claude Mettra sur France-Culture, cet aspect essentiel revient en filigrane et s'approfondit à travers deux études, l'une consacrée à la figure ambiguë de Merlin, l'autre à des réflexions sur la destinée, sur la mort. « Quel est le sens que peut revêtir ma vie? » La réponse individuelle que chacun s efforce d'apporter à cette question tout au long de sa vie ressemble à une création où vie et destin s'épousent. Les rêves font intrinsèquement partie de ce processus, l'imagination active aussi, car l'inconscient participe très étroitement à ce vaste mouvement de création qu'est une vie remplie de sens. L'expérience de thérapeute de Marie-Louise von Franz, sa grande compréhension du monde intérieur, ses connaissances, lui permettent d'évoquer avec autant de spontanéité que de simplicité des sujets d'une profonde complexité. Et, grâce aux CD qui sont joints à la transcription des interviews, les lecteurs francophones entendent Marie-Louise von Franz s'exprimer dans leur propre langue, ce qui la rend extrêmement présente.
Résumé : Cet ouvrage juxtapose le texte millénaire du Tao Te king et des photos de nature. Cette juxtaposition forme un tout qui permet de mieux cerner la réalité du Tao, par l?esprit aussi bien que par les sens. Cet ouvrage présente une traduction française du Tao Te king qui est très claire et accessible tout en restant fidèle à la complexité et à la subtilité de ce texte. C?est la première fois qu?un Tao Te king est illustré de photos mises en correspondance avec le texte. Les photos de nature apportent un éclairage nouveau et insèrent ce texte dans notre monde quotidien. L?antique texte chinois devient ainsi intemporel et concerne toute l?humanité.