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Métamorphoses. Petite fabrique de poésie
Perrin Jacques
SEGHERS
14,50 €
Épuisé
EAN :9782232122637
Acrostiche (Descendre l'échelle des vers pour être au c?ur du sujet...): J'écris pour engloutir les certitudes acquises Et troubler le reflet des images figées A l'orée de la nuit, ivres de chansons grises Nos paroles se mêlent à d'autres destinées." C'est par ces vers, dont les initiales forment un nom, que s'ouvre le présent ouvrage, conçu à l'occasion du 7e Printemps des poètes. Le lecteur y découvrira un répertoire ludique et vivant des formes poétiques, parmi lesquelles l'acrostiche, la ballade, la fatrasie, l'ode, le pantoum, la rotrouenge, le sonnet ou la villanelle. Chacune de ces formes, présentée avec sérieux et fantaisie, est suivie de deux textes un poème inédit, rédigé par un poète contemporain, et un texte emprunté au vaste répertoire de la poésie classique. Michel Butor y donne la parole à Rimbaud, Philippe Delaveau fabule du côté de La Fontaine, Jacques Roubaud côtoie Pontus de Tyard, tandis que Sabine Macher converse avec Marie de France. L'objectif de ces rencontres en poésie? Montrer que nos poètes, véritables passeurs de mémoire, se donnent des contraintes pour être tout à fait libres.
Le processus central de l'innovation n'est pas la science mais la conception ", la conception d'objets ou de systèmes matériels ou immatériels. En se basant sur ce constat établi par Nathan Rosenberg, économiste et historien des techniques, ce livre a pour objectif de rendre compte des processus de production des innovations à partir des connaissances développées au sein des sciences de la conception. Inventer, innover, c'est concevoir de nouveaux objets techniques, c'est en même temps produire de nouvelles connaissances techniques dans le cadre d'objectifs et au sein d'une pratique, d'une action. L'innovation n'est donc pas le fruit du hasard, les processus d'innovation peuvent être modélisés, organisés et pilotés grâce aux méthodes de conception. L'approche suivie dans cet ouvrage est illustrée par de nombreux exemples empruntés à l'histoire des techniques.
D'un philosophe présocratique à une martyre de la Révolution française, ce livre présente vingt-cinq siècles de la longue marche de l'homme pour assumer lui-même son destin et accéder ainsi à un bonheur à hauteur d'homme lui permettant de jouir pleinement, ici et maintenant, de sa vie. Trois moments forts marquent cette libération qui, stimulant notre esprit critique, met à distance les dogmatismes mortifères grâce à ce guide infaillible et universel qu'est la Raison. Le "miracle antique" , avec les "présocratiques" , jette les bases de la rationalité. Le "miracle andalou" , avec Averroès et Maïmonide, tente de réconcilier sciences et religions. Le "miracle des Lumières" , d'Erasme à Voltaire, contribue à faire progresser la liberté de conscience. Là sont les sources profondes de notre identité occidentale, n'en déplaise aux zélateurs des seules "racines chrétiennes" .
Durand Stéphane ; Perrin Jacques ; Cluzaud Jacques
Résumé : "Les Saisons" est le nouveau film de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud. Il s'inscrit dans la lignée des films naturalistes précédemment produits par Jacques Perrin, "Microcosmos", "Le Peuple migrateur" et dernièrement "Océans" qui a réuni près de 3 millions de spectateurs en France et 12 millions à l'étranger. Le beau livre est le livre de référence sur le film. Par ses dimensions, sa pagination, le nombre de ses photographies et sa qualité d'impression, il vise à la fois à prolonger l'émerveillement suscité par le film et à répondre aux nombreuses questions qu'il soulève, d'ordre scientifique, historique, philosophique et technique.
Résumé : On a tous quelque chose de Graeme Allwright ! On a tous dans la tête son refrain Qui a tué Davey Moore ? - adapté de Bob Dylan. Et aussi tout le répertoire nord-américain qu'il a traduit et interprété en français : les plus belles chansons de Leonard Cohen (Suzanne, L'Etranger, Jeanne d'Arc), de Pete Seeger (Jusqu'à la ceinture), de Woody Guthrie (Le Trimardeur) ou de Tom Paxton (Qu'as-tu appris à l'école ?). Nombre d'anglophones dans le monde connaissent et fredonnent Brassens parce que Graeme Allwright l'a chanté en anglais. Autre singularité: lui-même auteur-compositeur, ce Néo-Zélandais installé et marié en France a interprété ses propres chansons écrites en français (Il faut que je m'en aille, Johnny, Dommage...) à la manière d'un bluesman ou d'un folksinger. Sa vie a été à l'image de sa carrière : atypique, curieuse (des autres humains), voyageuse. A quatre-vingt-dix ans passés, il se retourne pour la première fois sur l'ensemble de son parcours. Il se raconte sous la plume de Jacques Vassal, à qui il a confié documents et souvenirs et accordé de précieux entretiens. Il narre son pays natal, sa découverte de l'Angleterre puis de la France, ses mille et un métiers, ses pérégrinations sur la planète bleue, ses engagements humanitaires. Il le fait sans oublier de proclamer son amour du théâtre et de la chanson. Graeme Allwright par lui-même ou la belle mémoire d'un artiste hors normes. Voire d'un sage.
La capitale de la douceur existe. C'est une petite île de la Méditerranée où l'on peut vivre nu. Quelque chose de notre rapport au monde, de notre vulnérabilité et de notre grandeur se joue sur cette portion de terre. Sophie Fontanel a écrit le roman d'une révolution par la douceur, dont nous avons infiniment besoin. En vers.La capitale de la douceur existe. C'est une petite île de la Méditerranée. À côté de ses voisines de Port-Cros et Porquerolles, l'île du Levant est un endroit où l'on peut vivre nu (grâce à un arrêté préfectoral). Mais seulement sur 5% du territoire, les 95% restants étant occupés par l'armée qui teste ici ses missiles...La douceur a-t-elle encore sa place dans notre monde ? Peut-elle résister à la violence qui nous entoure ? Dans ce décor prédestiné, où le hasard l'a menée, l'héroïne de ce roman ôte bien plus que ses vêtements, elle se met véritablement à nu.En sept jours, d'une rencontre à l'autre, elle va revivre les moments de son existence où s'est joué son rapport à la violence. Et comprendre que le pouvoir de la douceur est illimité.
Le cinéaste Bertrand Blier est aussi un écrivain, ironique, tendre, insolite. Depuis 1972 (Les Valseuses), il a publié plusieurs livres. Trois d'entre eux ont connu un immense succès. Dans ce nouveau récit, il raconte une enfance à la fois réelle et réinventée, celle d'un futur cinéaste, un fils d'acteur... " fragile des bronches ". Jean-Michel Céleste est fils d'acteur. Sa mère, Gisèle, est malheureuse, elle est trompée par son mari, toujours en tournée, elle a même essayé de se jeter par la fenêtre, rattrapée in extremis. Souvent couchée, elle dépérit, le neurologue lui rend régulièrement visite. Jean-Michel, à quinze ans, grandit sans enthousiasme, malade un jour sur deux, des quintes de toux à n'en plus finir. Il aime écouter sa mère jouer du Chopin... Le médecin recommande qu'ils aillent passer quelques temps à la montagne, tous les deux, car à sa mère aussi le grand air devrait faire le plus grand bien. Ils prennent le train (encore à vapeur, dans les années 50), gare de Lyon direction Le Fayet. A la montagne, le taxi serpente à travers la forêt et les dépose devant l'établissement qui accueille Jean-Michel. Il voit avec une certaine tristesse sa mère partir ; puis découvre son chalet, et rencontre le directeur, un homme plus que sévère, injuste. Heureusement, il y a là une jolie fille, dans un second chalet, Nicole. Et heureusement, il peut retrouver sa mère, sur les pistes. Et déjeuner avec elle à l'hôtel Arbois Bettex. De la terrasse, les jours de beau temps, on peut voir le Mont-Blanc. Quand on y trouve une place... Un jour, un homme leur propose de s'assoir à sa table. Dès le début Jean-Michel sait qu'il va détester ce type de cinquante ans, trop bronzé, avec trop de dents, un type annonciateur de malheurs... De fait, une relation naît entre cet homme et sa mère. Et Jean-Michel voit des choses qu'il n'aurait pas dû voir... Il décide alors d'appeler son père à la rescousse... L'acteur débarque à la gare avec sa valise, comme un cowboy. Avec une certaine inquiétude, Jean-Michel s'interroge sur l'issue de l'affrontement, il ne peut imaginer que lui et son père finiront bientôt à Nice, aux studios de la Victorine, en compagnie d'un géant du cinéma, et que sa vie sera marquée à tout jamais par cette rencontre... Rentrée littéraire Seghers 2021.
Résumé : " Vous entendrez la femme royale, la fille de la rue espiègle ; vous entendrez le prix de la survie de la femme noire et vous entendrez sa générosité. " James Baldwin Longtemps, Maya Angelou a été méconnue du public français, avant d'être célébrée à sa juste mesure depuis 2008 pour ses romans autobiographiques, dont le célèbre Je sais pourquoi chante l'oiseau en cage. Activiste et écrivaine, Angelou l'était bien sûr, mais elle se considérait aussi comme une poète. Au début de sa carrière, elle alternait la publication de chaque texte autobiographique avec un recueil. Et pourtant je m'élève, son troisième opus publié en 1978, demeure l'un de ses plus emblématiques. Composé de 32 poèmes, divisés en trois parties, il révèle une Maya Angelou dans sa pleine maturité poétique, tour à tour sentimentale ou engagée, évoquant aussi bien des motifs intimes (l'amour, la maternité, la famille), que les thèmes ouvertement politiques (les difficultés de la vie urbaine, la maltraitance, la drogue, le racisme du vieux Sud). Ce qui caractérise sa voix est une détermination sans faille à surmonter les épreuves, quelle qu'elles soient, et la confiance, la force, la fierté qu'elle puise dans son identité de femme noire. Si Maya Angelou réjouit le lecteur d'aujourd'hui, c'est parce que son sens de la provocation et de la formule ne se départit jamais d'humour et ne verse jamais ni dans le désespoir, ni le communautarisme ou la haine de l'autre. Elle est cette femme phénoménale dont le poème éponyme brosse le portrait, et nous enjoint de le devenir à notre tour : Je dis / C'est dans le feu de mon regard / Et l'éclat de mes dents / Le balancement de ma taille / Et la joie de mes pieds. / Je suis une femme / In-cro-ya-blement. / La femme phénoménale / C'est moi.
En publiant ce livre, les éditions Seghers nous offrent un cadeau rarissime : une voix poétique que l'on peut classer parmi les plus grandes du XXe siècle, mais à peu près inconnue. " (extrait de la préface de Nancy Huston) Réunies pour la première fois en un seul volume, les poésies écrites par Grisélidis Real tout au long de sa vie (de l'âge de treize ans à sa mort) forment une oeuvre d'une cohérence et d'une force rares. A la mesure d'une vie hors du commun. Née dans une famille de bourgeois intellectuels de Genève, vite orpheline de père, révoltée contre sa mère et l'éducation rigide qu'elle lui fait subir, artiste peintre, mère très jeune de quatre enfants de quatre pères différents, elle emmènera deux d'entre eux en Allemagne, illégalement, pour suivre un amant qui la mettra sur le trottoir quand ils seront tombés dans la misère... Elle vivra encore de grandes amours, passionnelles, parfois violentes, sortira de la prostitution pour y retourner finalement de façon définitive et par conviction jusqu'à devenir dans les années 70 une porte-parole très remarquée des prostituées (dont elle défend le rôle social). Sa vie est aussi ponctuée de séjours au sanatorium (tuberculose dans sa jeunesse), en prison (un deal de shit qui tourne mal lors des années en Allemagne), et à l'hôpital (le cancer qui l'emportera). Ces expériences extrêmes seront le terreau de sa création poétique. On savait que Grisélidis Réal avait fait paraître un roman, des récits, des journaux, sa correspondance avec Jean-Luc Hennig (ses oeuvres sont principalement disponibles aux éditions Verticales). Mais quelques rares poèmes seulement étaient apparus au fil de certains ouvrages et dans un recueil partiel publié en suisse. Pourtant cette création poétique est peut-être son oeuvre fondamentale. Du symbolisme des débuts, au " récit " poétique poignant de la prostitution ou de la lutte contre le cancer, les poèmes de Grisélidis Réal racontent une vie, avec un art et une profondeur unique quand elle parle d'amour, de sexe, de maladie, de maternité... trouvant là la plus grande beauté. Son destin sera parachevé de façon étonnante : quatre ans après ses obsèques, sa dépouille est transférée au Cimetière des Rois à Genève (où seulement les personnalités qui ont marqué l'histoire de la ville ont leur place), entre Calvin (son ennemi préféré) et Jorge Luis Borges (son modèle poétique).