Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Willa Cather,"Death comes for the archbishop"
Perrin-Chenour Marie-Claude
KLINCKSIECK
11,60 €
Épuisé
EAN :9782864603771
Dans Death Comes for the Archbishop, Willa Cather a porté à sa perfection l'art de la forme qu'elle défendait dans son esse " Le roman démeublé ". Considérant que " c'est l'inexplicable présence du non-dit [...] qui donne sa plus haute valeur au roman, au théâtre ou à la poésie ", elle pratique un art de l'épure et procède par " sélection " et " simplification ". Pour relater cette histoire de missionnaires français partis évangéliser les Indiens du Nouveau-Mexique au XIXe siècle, elle a conçu un récit dont la composition épouse étroitement le propos. Dans ce roman fait d'incessants voyages, il n'y a pas de chemin direct, mais des bifurcations, des embranchements, des croisements, des rencontres et parfois des obstacles ou des jalons. Les histoires se mêlent aux légendes et aux anecdotes pour former un récit polyvoque, à l'instar d'un pays composite où l'oralité tient une plus grande place que le discours écrit. Comme les fresques de Puvis de Chavannes dont elle disait s'être inspirée, Willa Cather juxtapose les scènes, avance par petites touches, sans jamais forcer le trait. En fait, comme se prêtres qui apprennent pas à pas à découvrir un pays étrange, elle remonte dans la mémoire collective pour établir une trans-mission entre deux mondes et plusieurs cultures.
Tout au long des années 1930 et 1940, Wittgenstein n'a cessé de méditer la question du temps; un intérêt que le corpus publié par ses exécuteurs testamentaires a toutefois occulté. Entreprenant l'examen de nombreux textes inédits, le présent livre vise à restituer cette méditation dans toute sa force et sa singularité. Il montre d'abord comment la tentation d'accorder un privilège au présent constitue un élément essentiel du projet phénoménologique wittgensteinien de 1929. Puis il explore le travail critique auquel Wittgenstein soumet ce projet au cours des deux décennies suivantes, et qui le conduit, en une confrontation avec Augustin, W. James, G. Frege et B. Russell, à situer dans un certain rapport à notre langage l'origine de notre façon de penser la temporalité, que ce soit celle de la vie de l'esprit ou celle de la signification de nos mots. Une analyse originale du langage ordinaire permet ainsi de réévaluer les théories classiques du temps que proposent la phénoménologie, la philosophie de la psychologie et la philosophie du langage.
Qu'est-ce que se souvenir ? Comment distinguer le souvenir de la reconnaissance, de l'imagination et de la perception ? Peut-on dire que l'objet du souvenir est le passé lui-même? Pourquoi a-t-on conscience de l'objet du souvenir comme de quelque chose de passé ? Quel rôle la pensée causale joue-t-elle dans le souvenir? Est-il justifié de se fier à la connaissance que nous offre le souvenir ?
Alors qu'il décrit dès 1936 les conditions de vie dégradantes des travailleurs saisonniers dans l'Eden trompeur des vergers de Salinas et Bakersfield, Steinbeck prépare les textes virulents qu'il publiera dans le San Francisco News en octobre de la même année sous le titre The Harvest Gypsies , puis sous celui de Dubious Battle in California dans The Nation en septembre. Et lorsqu'en 1938, après avoir voyagé depuis l'Oklahoma jusqu'en Californie avec des familles entières de fermiers expulsés, il remanie ces articles pour publier son pamphlet Their Blood is Strong, le tracé et le souffle épiques du roman sont déjà là. La voix s'y fait accusatrice et dénonce avec des accents bibliques l'exploitation systématique de la terre et des itinérants. L'évolution singulière de ce texte en fait l'un des objets littéraires les plus fascinants de la culture américaine. . . Anne-Marie Paquet-Deyris est professeur des universités à l'université de Rouen, où elle enseigne la littérature américaine, et afro-américaine en particulier, ainsi que le cinéma. Marie-Claude Perrin-Chenour est professeur des universités à l'université de Paris 10-Nanterre, où elle enseigne la littérature américaine.
Résumé : Par modestie, vraie ou fausse, Faulkner a plusieurs fois déclaré que Thomas Wolfe était le meilleur romancier de sa génération. Il entendait par là que c'est lui qui avait visé le plus haut et que, même s'il n'était pas parvenu à réaliser ses ambitions, son échec était plus glorieux que la réussite (relative) de ses rivaux. L'oeuvre de Thomas Wolfe appartient donc à l'empyre de la littérature américaine et cependant, pour diverses raisons, malgré la réputation dont elle jouit aux Etats-Unis et le grand succés qu'elle a rencontré en Allemagne, elle est presque complétement ignorée du public français.