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Compétences professionnelles et travail social
Perrier Michel
L'HARMATTAN
19,00 €
Épuisé
EAN :9782343194417
La logique de compétence fait partie des normes libérales qui tendent à s'imposer dans le travail social depuis une vingtaine d'années. Elles participent de l'illusion selon laquelle tout procès de travail doit parvenir à l'adéquation parfaite entre le prescrit et le réel, donc que le travail social atteindra un jour ses objectifs. Les éducateurs spécialisés et assistants de service social sont ainsi formés sur la base d'un référentiel de compétences. Mais celles-ci sont censées se prouver en situation, et ne peuvent donc suffire à définir une qualification. Les compétences, qui appartiendraient à la personne (propriétaire de son "portefeuille"), agissent à la façon d'un fétiche, réduisent le travailleur à sa force de travail et l'apprentissage au couple objectif/évaluation, niant la manière dont les histoires singulières s'approprient les savoirs et le rapport au travail. Une approche critique de la logique de compétence s'avère nécessaire pour comprendre en quoi celle-ci modifie les actions de formation en travail social et le sens de celui-ci, ce qu'elle occulte et ce qu'elle renforce, ainsi qu'une analyse des référentiels de compétences des assistants de service social et des éducateurs spécialisés.
Depuis l'époque néolithique est attestée l'existence d'un noyau élémentaire des sociétés, basé sur d'étroits liens de parenté : la famille. De compositions diverses selon les époques et les pays, les croyances religieuses et les traditions culturelles, les structures économiques et politiques, elle est le sujet d'étude et de recherche commun à un grand nombre de domaines de la connaissance. La fin du XX e siècle et le début du XXI e siècle ont vu sur tous les continents des évolutions plus ou moins rapides de ces formes locales traditionnelles, entraînant partout des luttes très vives entre tenant de conceptions opposées, des modifications des lois comme des bouleversements des coutumes. La grande rapidité actuelle de diffusion des informations permet au plus grand nombre des habitants de la planète d'être instantanément au courant de ce qui se passe ailleurs, d'infléchir les pratiques anciennes ou de les abandonner, d'adopter des manières de faire nouvelles ou de les vouer aux gémonies et de les combattre en même temps que ceux qui es adoptent. L'ampleur des migrations d'un continent à l'autre, comme la persistance de la misère dans chaque continent, réduit souvent la famille à un seul de ses membres. C'est de ces évolutions, de leurs causes et de leurs conséquences que traite ce numéro de la revue Sud/Nord . Il renoue avec ce qui a fait sa particularité dès sa naissance entre professionnels de la psychiatrie algériens et français, à savoir sa dimension internationale. Et bien sûr, le thème abordé ne pouvait pas ne pas évoquer la question des actuelles migrations d'enfants ayant quitté leurs pays et leurs familles afin de rejoindre les pays européens pour des raisons diverses. Ce sera l'objet de notre dossier.
Contrats d'objectifs et de moyens, procédures d'évaluation, démarches qualité, recul de la clinique, formatage des qualifications: le médico-social passerait-il de la mission de service public à la pure gestion d'entreprise? L'équilibre budgétaire prendrait-il le pas sur l'accompagnement social? Le secteur intègre peu à peu une logique de marchandisation, qui se traduit par des transformations affectant l'ensemble de ses activités. Ces transformations sont liées entre elles, et renvoient à un véritable projet politique: la privatisation de la protection sociale. Cet essai se propose d'analyser les mécanismes de cette évolution dans le médico-social, depuis les modes de financement jusqu'aux formations professionnelles, et de saisir les logiques d'action de la pensée néolibérale. Une nouvelle conception de l'homme et des rapports sociaux est en train de s'imposer, balayant les idéaux de solidarité et de démocratie au profit de celui de la réussite individuelle. La marge de manœuvre des travailleurs sociaux, si mince soit-elle, existe cependant, et commence par la compréhension des mécanismes de transformation de leurs pratiques.
De la classification des espèces - qui, selon l'archéologue Alain Testard, a été le fondement de l'art pariétal du paléolithique - jusqu'à la célèbre classification américaine des maladies mentales, le DSM, la nomination, la classification et la hiérarchisation des objets, des êtres vivants et des phénomènes naturels ont été un souci permanent de toutes les cultures humaines quelles qu'elles soient. C'est de ce souci permanent des sociétés humaines de nommer, classer et hiérarchiser, et de ses effets concrets bénéfiques ou néfastes que traite ce numéro de Sud/Nord.
Les sujets touchant à la laïcité et à la radicalisation n'en finissent pas d'enflammer les débats, dans la presse, les colloques, les rencontres, les discours politiques, et les communications se multiplient autour de ces deux notions (laïcité et religions, laïcité et éducation, féminisme et laïcité, radicalisme et Islam). Avec ce livre, l'idée est d'interroger comment et pourquoi ils questionnent autant au niveau des médias que dans les grands débats intellectuels ou politiques. Pour répondre au "pourquoi", il semble que les événements de l'année 2015 en France, plus particulièrement, servent de détonateur et de point de départ. Pour les auteurs, les réponses apportées par le pouvoir politique ont paru être à côté de la question, inappropriées et inefficaces : le terrorisme n'est pas éradiqué, et il continue à s'étendre dans d'autres pays. Ces réponses - la mise en avant de la laïcité, l'état d'urgence et le renforcement des mesures policières, la chasse à la radicalisation et le discours sur la guerre de civilisation - font l'impasse sur le contexte qui a permis les actions terroristes et son inscription internationale. Il est indispensable de resituer les événements dans une perspective historique et géopolitique, dans la mesure où tout événement ne peut être appréhendé en lui-même et de manière isolée. Les auteurs tentent de montrer par la suite en quoi les réponses en question manquent leur objet, et ne peuvent qu'envenimer les rancoeurs et les conflits en cours entre l'Orient et l'Occident. Les auteurs ont choisi de partir des attentats de 2015 et 2016 en France comme point de départ de leur réflexion. Ils permettront selon eux d'analyser les réactions suscitées, leur inscription dans la société française ainsi que les réponses apportées par les politiques.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.