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Construire des compétences dès l'école. 5e édition
Perrenoud Philippe
ESF
14,20 €
Épuisé
EAN :9782710119227
Réussir à l'école n'est pas une fin en soi. Certes, chaque apprentissage prépare aux suivants dans le cursus scolaire. Mais au bout du compte, en principe, l'élève devrait être capable de mobiliser ses acquis scolaires en dehors de l'école, dans des situations diverses, complexes, imprévisibles. Aujourd'hui, cette préoccupation s'exprime dans ce qu'on appelle assez souvent la problématique du transfert des connaissances ou de la construction de compétences. Les deux expressions ne sont pas interchangeables, mais elles désignent toutes deux une face du problème: pour être utiles, les savoirs scolaires doivent être transférables; mais ce transfert exige plus que la maîtrise de savoirs, il passe par leur intégration à des compétences de réflexion, de décision et d'action à la mesure des situations complexes auxquelles l'individu doit faire face. Prendre conscience des limites du transfert des apprentissages scolaires, reconnaître que les élèves qui réussissent en classe ne sont pas nécessairement capables de mobiliser les mêmes savoirs dans d'autres situations, aurait, si l'on voulait ne pas se résigner à ces constats, des implications considérables en matière de contrat pédagogique, de transposition didactique, de travail scolaire, de gestion de classe, mais aussi, sans doute, de coopération professionnelle, de fonctionnement des établissements, de rôle de l'autorité scolaire. Ce sont les questions que pose une approche par compétences, désormais inscrite dans les intentions de nombreux systèmes éducatifs. Plus que jamais, il convient donc de les affronter.
Depuis plusieurs dizaines d'années, les sociologues ont montré comment l'Ecole, par son indifférence aux différences, transformait les inégalités sociales et culturelles en inégalités de résultats scolaires. Leurs constats sont encore valables aujourd'hui... tant la corrélation entre l'origine sociale et l'échec scolaire reste un fait majeur contre lequel viennent buter la détermination des militants pédagogiques et les réformes institutionnelles de toutes sortes. Pourtant, les outils et les dispositifs existent pour faire mentir les statistiques et démontrer que " l'échec scolaire n'est pas une fatalité " : " pédagogie de soutien ", " pédagogie différenciée ", " individualisation des parcours de formation ", mise en place de " cycles " à l'école primaire, des " études dirigées ", " programmes personnalisés de réussite éducative ", etc. Mais toutes ces initiatives, qui ont pour vocation de permettre aux élèves les plus fragiles de mieux maîtriser les connaissances scolaires, ne produisent pas toujours les résultats escomptés. Parfois même, les enseignants qui les ont promues se découragent et reviennent à l'enseignement collectif frontal qu'ils avaient eux-mêmes dénoncés. Il fallait le regard d'un sociologue pour comprendre ce phénomène, analyser les résistances liées à une organisation scolaire pensée à une autre époque, et comprendre les inquiétudes de ceux qui voient dans la prise en compte des différences un risque d'injustice, de désordre ou de complication administrative. Il fallait aussi un " anthropologue des situations scolaires " pour nous aider à être plus lucides sur nos propres peurs, nos difficultés à passer à l'acte, nos réactions paradoxales à l'égard des propositions pédagogiques nouvelles. Philippe Perrenoud est tout cela à la fois. Il nous propose, dans ce livre, un ensemble de textes qui analysent les contradictions dans lesquelles se débattent aujourd'hui bien des enseignants et des établissements. Avec humour, générosité et réalisme, ce chercheur, engagé dans la formation des enseignants et la transformation des systèmes éducatifs, nous aide à comprendre et à trouver des moyens pour agir.
Biographie de l'auteur Philippe Perrenoud, sociologue, est Professeur honoraire de l'Université de Genève. Ses travaux sur la fabrication des inégalités et de l'échec scolaire ont conduit à s'intéresser à la différenciation de l'enseignement, et plus globalement au curriculum, au travail scolaire et aux pratiques pédagogiques, à l'innovation et à la formation des enseignants. Chez ESF éditeur, il a publié notamment La pédagogie à l'école des différences, Dix nouvelles compétences pour enseigner et Construire des compétences dès l'école.
Depuis plusieurs dizaines d'années, les sociologues ont montré comment l'Ecole, par son indifférence aux différences, transformait les inégalités sociales et culturelles en inégalités de résultats scolaires. Leurs constats sont encore valables aujourd'hui... tant la corrélation entre l'origine sociale et l'échec scolaire reste un fait majeur contre lequel viennent buter la détermination des militants pédagogiques et les réformes institutionnelles de toutes sortes. Pourtant, les outils existent pour faire mentir les statistiques et démontrer enfin que " l'échec scolaire n'est pas une fatalité " : " pédagogique de soutien ", " pédagogie différenciée ", " individualisation des parcours de formation ", mise en place de " cycles " à l'école primaire, des "études dirigées " au collège, des " modules " au lycée, etc. Mais toutes ces initiatives, qui devraient permettre à de plus en plus d'élèves de maîtriser davantage de connaissances, ne produisent pas toujours les résultats escomptés. Parfois même, les enseignants qui les ont promues se découragent et reviennent à l'enseignement collectif et frontal qu'ils avaient eux-mêmes dénoncés. Il fallait le regard d'un sociologue pour comprendre ce phénomène, analyser les résistances liées à une organisation scolaire pensée à une autre époque, et comprendre les inquiétudes de ceux qui voient dans la prise en compte des différences un risque d'injustice, de désordre ou de complication administrative. Il fallait aussi un " anthropologue des situations scolaires " pour nous aider à être plus lucides sur nos propres peurs, nos difficultés à passer à l'acte, nos réactions paradoxales à l'égard des propositions pédagogiques nouvelles. Philippe Perrenoud est tout cela à la fois. Il nous propose, dans ce livre, un ensemble de textes qui analysent les contradictions dans lesquelles se débattent aujourd'hui bien des enseignants et des établissements. Avec humour, générosité et réalisme, ce chercheur, engagé dans la formation des enseignants et la transformation des systèmes éducatifs, nous aide à comprendre et trouver des moyens pour agir.
Réussir à l'école n'est pas une fin en soi. Certes, chaque apprentissage prépare aux suivants dans le cursus scolaire. Mais au bout du compte, en principe, l'élève devrait être capable de mobiliser ses acquis scolaires en dehors de l'école, dans des situations diverses, complexes, imprévisibles. Aujourd'hui, cette préoccupation s'exprime dans ce qu'on appelle assez souvent la problématique du transfert des connaissances ou de la construction de compétences. Les deux expressions ne sont pas interchangeables, mais elles désignent toutes deux une face du problème: pour être utiles, les savoirs scolaires doivent être transférables; mais ce transfert exige plus que la maîtrise de savoirs, il passe par leur intégration à des compétences de réflexion, de décision et d'action à la mesure des situations complexes auxquelles l'individu doit faire face. Prendre conscience des limites du transfert des apprentissages scolaires, reconnaître que les élèves qui réussissent en classe ne sont pas nécessairement capables de mobiliser les mêmes savoirs dans d'autres situations, aurait, si l'on voulait ne pas se résigner à ces constats, des implications considérables en matière de contrat pédagogique, de transposition didactique, de travail scolaire, de gestion de classe, mais aussi, sans doute, de coopération professionnelle, de fonctionnement des établissements, de rôle de l'autorité scolaire. Ce sont les questions que pose une approche par compétences, désormais inscrite dans les intentions de nombreux systèmes éducatifs. Plus que jamais, il convient donc de les affronter.
Comment mettre les élèves au travail ? Comment préparer la classe ? Comment ramener à la tâche les élèves distraits ou agités ? Comment mettre en place des activités qui fassent réellement apprendre ? Comment réagir à l'agressivité ou à l'insolence de tel ou tel ? Comment et quand évaluer ? Comment aider les élèves en difficulté ? A ce type de questions, ce livre donne des réponses précises et concrètes, et même ce qu'on pourrait appeler des "recettes". Mais faire la classe n'est pas une activité ordinaire qu'on pourrait pratiquer mécaniquement. Il faut faire des choix et se donner des principes. Ce sont eux que Bernard Rey s'attache à éclairer. Il s'adresse ainsi aux enseignants débutants. Mais le livre provoquera aussi la réflexion des maîtres chevronnés. Quant aux parents d'élèves, ils trouveront grâce à lui un accès aux coulisses d'une activité qui concerne, jour après jour, leurs enfants.
Les enseignants considèrent légitimement que l'essentiel de leur activité réside dans le face-à-face singulier qu'ils entretiennent avec leurs élèves. Néanmoins, ils disent également souffrir de la solitude et ont ainsi, à l'égard du travail en équipe, un sentiment particulièrement ambivalent. Pourtant, depuis plusieurs années, les recommandations officielles, mais aussi les travaux sur le fonctionnement des établissements, mettent en avant le caractère positif pour les élèves d'une collaboration entre les professeurs : facteur de cohérence éducative, cela contribuerait à l'émergence d'une nouvelle professionnalité, plus lucide et efficace, plus équilibrée aussi et soutenant l'engagement pédagogique tout au long de la carrière. Mais l'injonction, dans ce domaine, se heurte souvent à des difficultés concrètes : pourquoi et comment collaborer ? Comment faire de cette collaboration du temps gagné et non du temps perdu ? Quels domaines investir et quelles règles de travail se fixer ? Jean-Claude Meyer reprend ici toutes ces questions, avec de nombreux exemples très concrets. Il montre quelles sont les configurations efficaces du travail collaboratif et comment elles peuvent s'attacher à des enjeux stratégiques dans de véritables dynamiques de projet. Il insiste sur la possibilité de mettre en place de véritables "plans de formation" dans les collèges et les lycées. Bref, il montre que les enseignants peuvent et doivent faire le pari de l'intelligence collective.
Les expériences de "classe inversée" apparaissent aujourd'hui prometteuses. Alors que, dans les "classes traditionnelles", on "fait cours" à l'Ecole avant d'envoyer les élèves "travailler" chez eux, dans les "classes inversées", le professeur propose aux élèves de prendre connaissance d'un exposé enregistré ou d'une séquence illustrée puis les accueille en classe pour répondre à leurs questions et les accompagner dans la réalisation d'exercices ou de projets... On comprend que ce modèle pédagogique soit particulièrement attractif : à l'ère du numérique, au moment où tant de ressources documentaires sont disponibles, le professeur voit ainsi son rôle renouvelé et peut se consacrer pleinement à l'appropriation des connaissances. Mais il ne faut pas, pour autant, basculer dans la naïveté spontanéiste. Prendre connaissance d'une information ou regarder une vidéo pour en tirer quelques enseignements ne vont pas de soi et le risque existe que beaucoup d'élèves n'en profitent guère. De même, interroger le professeur pour mieux comprendre un phénomène, faire un exercice de manière autonome ou travailler en petits groupes pour résoudre un problème ne sont pas des comportements faciles à mettre en oeuvre. Etre intellectuellement actif, s'engager dans un travail et le mener à bien ne se décrète pas, cela se forme. Et, précisément, l'ouvrage d'Alain Taurisson et de Claire Herviou nous montre comment faire. Prenant appui sur des travaux scientifiques éprouvés et des expérimentations solides, présentant les références théoriques nécessaires et donnant de très nombreux exemples d'outils utilisables, les auteurs fondent une véritable "pédagogie de l'activité", garantissant pleinement l'engagement de chaque élève tant dans la prise d'information que dans l'assimilation et le réinvestissement des connaissances. Ils font ainsi de la "classe inversée" une véritable "pédagogie alternative". Au service de la réussite de toutes et tous. Et pour retrouver le bonheur d'enseigner...
Ce livre décrit la pédagogie Montessori et comment celle-ci, jusqu'à maintenant largement réservée à l'école privée, peut s'intégrer avec pertinence dans une pratique de classe à l'école publique en respectant à la fois sa propre quintessence et les objectifs de l'Education nationale. La confiance en soi, la motivation, la curiosité, la maîtrise de soi et les capacités d'adaptation sont des qualités indispensables et déterminantes pour s'intégrer au monde de demain. Leur développement est l'objectif premier de cette pédagogie qui propose un enseignement individualisé, respectant le rythme d'apprentissage de chaque enfant. Ce livre est le seul à l'heure actuelle à présenter une expérience concrète d'enseignement Montessori dans une école maternelle publique. Les enseignants peuvent y puiser tous les éléments nécessaires pour comprendre, à travers un éclairage actualisé, cette pédagogie et démarrer des ateliers Montessori dans leur classe. Les parents peuvent saisir les enjeux de celle-ci et comprendre combien il est important de ne pas dissocier scolarité et développement de la personnalité de l'enfant.