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Les Cotonniers de Bassalane
Perrein Michèle
GRASSET
29,05 €
Épuisé
EAN :9782246311416
La belle, la sauvage, la fantasque Marthe, une fois passée la quarantaine, règne sur une île spongieuse du bassin d'Arcachon où passent les cormorans et les hérons cendrés. Princesse aux mains blanchies par le travail quotidien de la pêche, souveraine obstinée et insoumise entourée d'une mystérieuse cour masculine et enfantine, Marthe est également prête à tous les combats pour que son île, Bassalane, où fleurit le cotonnier, ne tombe pas dans les mains des promoteurs et autres marchands de bonheur estival. On doit ce superbe et bouleversant portrait d'une femme d'aujourd'hui, qui refuse les compromis mercantiles et les faiblesses sentimentales, à une Michèle Perrein dont le talent picaresque et pictural atteint ici son sommet. A la façon de nos grands romanciers du XIXe siècle, qui étaient aussi des journalistes, l'auteur du {Buveur de Garonne} a passé des mois dans le bassin d'Arcachon, à observer et comprendre l'existence des gens de la mer, ces seigneurs d'une époque où les esclaves des villes croient avoir le beau rôle. Aussi bien, {les Cotonniers de Bassalane} est un extraordinaire chant d'amour à la nature d'un pays qui est le sien, doublé d'une leçon de courage, de droiture et de dignité.
Si je me bats, si j'ai accompli le grand tour qu'est ce livre, si je me suis nettoyée de beaucoup d'illusions, c'est comme on ôte les gants de convention, de protection. Dans la seule vérité passe un souffle de liberté. J'aimerais que des femmes m'entendent, se dégantent, attrapent leur vie à mains nues. Le seul monde qui existe est un monde de lutte. Je réclame la sagesse active, que les femmes ne se résignent pas. Si nous parvenons à sortir de nos conditionnements, à éclater hors des barrières de nos pâturages, à danser notre propre danse, à ruer contre la force imposée, à refuser d'imposer notre force relative, nous changerons fatalement la face du monde parce que nous ferons gripper tous les rouages. Est-ce utopie ? C'est la seule issue. Nous sommes devenues l'enjeu d'une bataille. Un travail de récupération est entamé pour nous piéger à droite, pour nous avoir à gauche, pour nous faire endosser les actes que nous n'avons pas commis, préméditer en second les crimes à commettre. Nous pouvons refuser. Nous pourrions inventer ! "
Résumé : " Peins ma fille, peins... Le jour commençait à baisser quand elle s'était enfin arrachée d'une ancienne fièvre. Une grande toile en était sortie, comme elle n'en peindrait jamais plus, avait-elle aussitôt compris. Une simple bâtisse dans l'herbe rase d'un vert cru, une bergerie, peut-être, tombée du ciel comme un météore... " Ainsi peint Aimée Castain, bergère de Haute-Provence. La montagne est dans le paysage. La mer nappe l'horizon, invisible, brumeuse, à soixante kilomètres. Et partout, la tendre sauvagerie des collines, les oliviers, les bories, la tentation de la couleur. Saisir sur la toile la beauté du monde. Son mari Paul ne comprend pas bien cette passion nouvelle, mais Aimée s'y donne, entièrement, tout en surveillant son troupeau. Peu à peu, son talent franchit la vallée, les amateurs achètent ses toiles, les journalistes écrivent sur le prodige. Une candeur de touche, un talent singulier, comme offert, par l'insaisissable : l'école du ciel, peut-être... La narratrice et son compagnon, Daniel, avocat, cherchent comment fuir Paris et Marseille, la vie épuisante, éclatée. Dans un village de Haute-Provence, une maison leur apparaît, comme offerte elle aussi, par l'invisible. Elle sera leur point d'ancrage. Chaque matin est une promesse nouvelle. Puis Daniel s'enflamme pour l'oeuvre d'une artiste oubliée, une fille de métayers, née pendant la Grande Guerre, une simple bergère. La maison qu'ils viennent d'acheter fut la sienne. Un talent magnifique et méconnu aurait-il vécu entre ces murs ? Elisabeth Barillé nous entraîne à la rencontre d'Aimée Castain et nous livre le roman de la liberté, avec grâce et un sens unique des images : échapper à son histoire, traverser l'enfance, accomplir son destin.
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...