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LES DEFIS DE LA REPUBLIQUE - GENRE, TERRITOIRES, CITOYENNETE
PERREAU/SCOTT
SCIENCES PO
24,00 €
Épuisé
EAN :9782724619959
L'immobilisme serait le mal qui ronge la vie politique, et plus largement, la société française. Pourtant, autour de la question du genre ont émergé de nouvelles façons d'agir collectivement, de penser les problèmes économiques et sociaux, d'articuler institutions locales, nationales et internationales, ou bien encore de définir la citoyenneté et le rapport au droit. C'est le cas de la parité, de l'action positive, des bureaux du temps, de l'inversion de la charge de la preuve en matière de discrimination, etc. Au regard de tous ces nouveaux dispositifs, il est possible d'affirmer que la République est déjà en pleine transformation, non sans rencontrer une forte résistance idéologique. Cet ouvrage explore plusieurs facettes de la mise en politique de la question des femmes et des minorités. Il analyse plus particulièrement la façon dont, en France, cette question s'adosse aux concepts d'Etat, de Nation et de République.
Ce numéro est consacré à la question du symbole qui, souvent envisagée dans ses aspects sémiologiques, sémantiques et esthétiques, l?est ici dans sa dimension sociale et culturelle ? renouant ainsi avec la signification originellement sociale du terme, qui désigne un objet brisé dont deux individus se partagent les fragments au terme du contrat conclu afin de se reconnaître au terme de la quête qui les séparera.Il s?ouvre par la traduction d?un texte de George Herbert Mead de 1922, « Un compte-rendu behavioriste du symbole significatif ». Il y récapitule les lignes de force de sa psychologie sociale, montrant les conditions sociales de l?émergence du soi, soulignant l?importance de la communication sociale et du symbole significatif, et redéfinissant l?activité de pensée comme relation du comportement à l?environnement; critiquant la psychologie des peuples de Wundt, il retrace l?origine de la communication à partir du jeu des gestes sociaux; il y assume enfin un behaviorisme social bien distinct du behaviorisme réductionniste de Watson.Dans « L?Einfühlung comme symbolisme », Mildred Galland-Szymkowiak envisage le lien entre symbolisation et intersubjectivité à partir des théories de l?Einfühlung développées en Allemagne à la fin du XIXe siècle. Cette notion naît d?une préoccupation esthétique ? comprendre le processus par lequel un sens émotionnel est attribué à des formes inanimées et abstraites ? avant de servir, chez Lipps, à élucider le caractère immédiat, originaire et paradoxal de notre expérience d?autrui.Puis Laurent Perreau expose, dans « Symboles et monde de la vie », les principaux éléments de la sémiologie phénoménologique d?Alfred Schütz, analysant plus particulièrement en détail sa théorie du symbole et de l?activité de symbolisation, qui occupe une place centrale au sein de l?analyse descriptive des structures du monde de la vie quotidienne.Fuyant le nazisme, Cassirer et Lévi-Strauss se sont côtoyés au Cercle de Linguistique de New-York où, avec Jakobson, ils contribuèrent à la revue Word par des articles fondateurs du tournant structuraliste des sciences humaines. Dans « Forme symbolique, prégnance symbolique et structure », Muriel Vanvliet compare leur approche de la culture, analysant le passage de la forme a priori kantienne et de la Gestalt goethéenne à la forme symbolique et à la structure ? l?oeuvre de Cassirer préfigurant l?anthropologie structurale, et le Finale de L'homme nu jetant une lumière sur le système dynamique de Cassirer.Faisant retour dans « La réalité symbolique du social » sur le débat entre Sartre et Lévi-Strauss, Gildas Salmon s?intéresse à la Critique de la raison dialectique, lue comme une déconstruction de l?objectivisme sociologique hérité de Durkheim: pour dissoudre la réalité sociale dans l?action politique, Sartre fait une lecture existentialiste des Structures élémentaires de la parenté. Ce à quoi Lévi-Strauss répond que le modèle saussurien du signe permet une objectivation non réductionniste des faits sociaux et de l?esprit humain.Bourdieu a conféré au pouvoir symbolique un rôle central dans l?analyse de la société: il peut exercer une véritable domination qui s?ajoute à ses autres formes, souvent en leur conférant une légitimité. Après s?être interrogé sur sa nature, Bruno Ambroise pose, dans « Le pouvoir symbolique est-il un pouvoir du symbolique? », la question de savoir si et comment il est possible d?échapper à son emprise.
Le 25 août 1870, tandis que Paris se prépare à résister au siège des armées allemandes, le marquis de Hertford, pair d'Angleterre, s'éteint dans son château de Bagatelle. Célibataire, le frère de Milord l'Arsouille laisse une immense fortune et une collection d'oeuvres d'art digne des plus grands musées nationaux. Ce patrimoine, assemblé par des générations d'une illustre famille de l'aristocratie britannique, va connaître un étrange destin. On trouve un testament dans un tiroir de la chambre du défunt. L'intégralité des biens revient à Richard Wallace, le secrétaire du marquis de Hertford.Qui est cet héritier inattendu d'une telle fortune, dont la collection londonienne, mondialement connue, porte le nom? Cet homme effacé, abandonné quand il était enfant, puis recueilli par la mère du collectionneur dont il devint l'infirmier, serait-il un descendant illégitime de la famille Hertford? Ce philanthrope, qui distribua sans compter des subsides aux assiégés parisiens pendant la guerre de 1870 et dota la capitale des fameuses fontaines Wallace, serait-il un usurpateur ayant détourné un héritage à son profit?L'auteur nous révèle aussi l'histoire d'une dynastie fascinante. Proches des rois Georges III et Georges IV, de Talleyrand, de Junot, de Napoléon III, les Hertford ont défrayé la chronique: amours coupables, scandales, mariage secret, enfant illégitime Biographie de l'auteur Diplômée de Sciences-Po, licenciée d'histoire de l'art, mariée et mère de quatre enfants, Lydie Perreau a fouillé pendant trois ans l'histoire des Hertford et de Richard Wallace. Elle est une descendante de Seymourina, filleule de Lord Hertford.
Au Brésil, la diffusion des telenovelas, feuilletons télévisés, chaque soir pendant huit mois, provoque des discussions d'ampleur nationale. Ils changent les évènements de l'actualité en pathos, transformant des conflits sociaux en conflits familiaux. Les télénovelas ne transforment pas radicalement la société, elles accompagnent les changements sociaux, constituant un véritbale ciment national.
Univers en continuelle expansion, composé de milliers d'éléments disparates, Londres échappe à l'entendement. Pas d'autre moyen pour comprendre la ville que d'accepter de s'y perdre - et de s'ouvrir ainsi à des rencontres inattendues.Cet ouvrage invite à un parcours urbain insolite et décalé, au fil de trente rencontres avec un architecte, des photographes, des activistes, des collectionneurs, des libraires, des éditeurs, des cinéastes, un jardinier, des musiciens... Avec, pour seul principe de navigation, une progression du centre vers la périphérie, de l'officiel vers l'underground.A la fois dérive, enquête, jeu de piste, récit de voyage ou d'aventure, cet ouvrage est un documentaire subjectif et poétique de la scène culturelle et sociale de Londres aujourd'hui. A chaque lecteur de recomposer à sa manière, au fil de sa lecture, le puzzle de la ville.
La manière dont l'Allemagne traite ses habitants [... ] n'est pas plus notre affaire que ce n'est celle d'un autre gouvernement de s'interposer dans nos problèmes". Les mots de Robert Jackson, procureur en chef américain au procès de Nuremberg, sont sans ambages : la répression des crimes racistes commis par les nazis ne saurait ouvrir la voie à un examen international de l'ordre racial qui prévaut alors aux Etats-Unis. L'atteste la définition particulièrement corsetée du crime contre l'humanité adoptée en 1945. A partir d'une enquête sur les lawyers qui, outre-Atlantique, ont jeté les bases du procès, impulsé et conduit les débats, Guillaume Mouralis propose une relecture passionnante de Nuremberg. Il révèle le faisceau des contraintes professionnelles, sociales et culturelles qui ont lourdement pesé sur ce moment expérimental. Il s'interroge finalement sur son legs. Comment a-t-il été mobilisé dans les luttes afro-américaines pour les droits civiques, ou celles, ultérieures, contre la guerre du Vietnam ? Et comment ces appropriations militantes ont-elles marqué l'émergence d'un dispositif judiciaire international ?
Résumé : La pratique diplomatique a connu plusieurs mutations majeures : elle n'est plus l'apanage de l'Etat et de ses agents, elle use d'instruments d'une technicité croissante, elle investit de nouveaux territoires de négociation. Ces changements ont suscité un regain d'intérêt pour l'analyse de la scène diplomatique par de nombreuses disciplines, de la science politique des relations internationales à l'histoire, en passant par la sociologie. Premier Manuel de diplomatie en langue française, cet ouvrage aborde toutes les dimensions de l'institution diplomatique au XXIe siècle, en la situant dans son évolution historique et en présentant ses aspects classiques comme ses nouvelles formes d'expression. Le livre s'organise en trois parties : vecteurs : bilatéralisme, multilatéralisme, négociation et médiation, nouvelles technologies de l'information et de la communication, diplomaties de clubs et de groupes, paradiplomatie, rituels et protocole ; acteurs : Etat, organisations intergouvernementales, régions (sub- et supra-étatiques), parlements et collectivités territoriales, individus ; secteurs : culture, entertainment, environnement, économie et entreprise, expertise, défense et humanitaire.
La crise des réfugiés qui secoue l'espace européen depuis 2015 a mis en lumière l'incapacité des institutions politiques à fournir des réponses satisfaisantes à tous les profils de migrants. Fruits de globalisations contradictoires, les flux migratoires s'accélèrent à travers le monde. Alors même que des frontières se ferment et que des murs s'érigent, les catégories de migrants et de réfugiés se brouillent, les pays de départ deviennent pays de transit et d'accueil et inversement, le contenu de la citoyenneté se diversifie, l'expression d'un droit à la mobilité des personnes émerge partout dans le monde. Réel enjeu planétaire, longtemps oubliées des grandes questions mondiales, les migrations transforment et affectent les relations internationales, redéfinissent la souveraineté des Etats. Elles disent surtout l'urgence d'une diplomatie nouvelle intégrant leur gouvernance mondiale et régionale.
La terre prodigue ses ressources et confère la puissance à ceux qui se l'approprient. Les sociétés n'ont eu de cesse de se battre et de mourir pour elle : conquêtes, guerres civiles, autoritarismes, etc. Des fascismes européens aux dictatures latino-américaines, de la révolution chinoise aux guérillas colombiennes, combien de séquences politiques ont eu pour arrière-plan une terre mal distribuée ? Des Etats-Unis de la guerre froide à la Chine et la Russie d'aujourd'hui en passant par les pays du Golfe, combien de pays ont exprimé leur volonté de domination et de sécurité par une emprise foncière ? Des Kurdes aux Tibétains, des Palestiniens aux Ouïgours, combien de peuples ont vu leurs terres se dérober et leur rêve de reconnaissance s'évanouir ? Pierre Blanc réexamine l'histoire contemporaine en plaçant la question foncière au coeur des logiques de pouvoir.