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Dorica Castra
Pernot Mathieu
FILIGRANES
27,00 €
Épuisé
EAN :9782350464244
En littérature, l'expression "Dorica Castra" provient d'un vers de Virgile (Enéide, chant 2) et signifie "les camps grecs". Elle est aussi une forme particulière de l'anadiplose qui se caractérise par un principe d'association de syllabes dans la littérature enfantine : la dernière d'un mot devient la première du mot suivant. Appliqué au domaine de la photographie, le "Dorica Castra" consiste en un montage d'images se prolongeant visuellement. L'ensemble présenté dans cet ouvrage a été réalisé à partir d'un fonds de cartes postales de l'entreprise LAPIE, constitué de vues aériennes de l'ensemble du territoire français dans les années 1950-1960. L'oeuvre est constituée de 405 cartes, réparties sur une surface de 2,2 x 5,6 mètres. Voici la règle qui a été établie pour cette version du jeu appliquée au fond LAPIE. But du jeu : Le "Dorica Castra" s'apparente à un puzzle dont il faut pouvoir assembler le plus grand nombre d'images possible, dans le but de réaliser une carte imaginaire. Chaque image-pièce doit contenir au moins un lien visuel fort avec celle se situant à côté. Ce lien établit alors la continuité d'une chaîne de montagnes, d'un littoral, d'une rivière, d'une route, ou de tout autre élément iconographique se prolongeant dans la carte postale voisine.
Résumé : Ayant appris l'existence du camp de Saliers, dans lequel étaient internés les tsiganes lors de la Deuxième guerre mondiale, Mathieu Pernot s'est appliqué à rendre un nom, une histoire et un visage à ceux qui y vécurent.
J'espère que tu vas bien. Le temps est froid. Il a gelé blanc. Je t'envoie une carte où tu vois le bâtiment en face de chez nous. Il n'y a plus de grue comme tu vois mais de belles pelouses. Ce sont des jeunes gens qui habitent là. Où il y la croix c'était le nova service ; maintenant c'est une école maternelle provisoire. Claudine s'est coupé la langue en tombant à l'école la semaine dernière. Elle beaucoup saigné mais cela va bien maintenant. Toujours pas de nouvelles de Louis. Ils sont fainéants ! Le 11 novembre, nous avons été à Ranchères en voiture. Le gardien nous a conduits. Marie-paule est 9e sur 36. Elle travaille bien.
Pernot Mathieu ; Didi-Huberman Georges ; Gili Mart
La Traversée Mathieu Pernot Texte de Georges Didi-Huberman En coédition avec le Jeu de Paume Première monographie de Mathieu Pernot, La Traversée réunit des séries réalisées entre 1995 et 2013. La situation de groupes marginalisés y est toujours appréhendée via des formes qui tiennent du documentaire et de la mise en scène. Celles-ci détournent souvent des genres photographiques établis, du portrait d identité au reportage d actualité. Ainsi, ce travail critique n engage pas simplement à dénoncer des injustices mais à s interroger sur nos modes de représentation. Le livre aborde trois sujets essentiels: la communauté tsigane (et plus largement les migrants), l enfermement carcéral et l habitat populaire moderne. Dans son texte, Georges Didi-Huberman décrit en ces termes l enjeu du travail de Mathieu Pernot: « Extraire toute cette beauté, toute cette mémoire involontaire, toute cette énergie vivante qui a décidé de ne pas se plier à l ordre de l intolérable. » La Traversée accompagne l exposition de Mathieu Pernot au Jeu de Paume du 11 février au 18 mai 2014. Simultanément, la Maison rouge présente, du 13 février au 11 mai 2014, L Asile des photographies auquel Le Point du Jour a consacré en 2013 une exposition et un livre.
Résumé : En avril 2015, alors que les derniers détenus venaient d'être transférés vers d'autres établissements pénitentiaires, Mathieu Pernot s'est rendu à plusieurs reprises à la maison d'arrêt de La Santé. Il a photographié l'ensemble du bâtiment et parcouru l'intégralité des cellules pour y inventorier les graffiti inscrits sur les murs et prélever les images qui y étaient encore accrochées. A l'automne 2015, le chantier commençait et la démolition de la prison devenait effective. Sur les ruines du bâtiment du XIXe siècle, un nouvel établissement pénitentiaire a été construit. Il ouvrira ses portes à l'automne 2018. Ce livre restitue des fragments d'histoires, de mots et d'images de ceux qui se trouvèrent à l'intérieur de ces murs. Les inscriptions ont été retranscrites en préservant l'orthographe et la syntaxe des textes. Elles voisinent avec les images qui se trouvaient accrochées dans le même espace. Les traces relevées dans les cellules, dont le numéro apparaît en haut des pages, se déploient dans le livre pour restituer un récit du dedans.
Ce livre est né de rencontres, d'un intérêt pour les paysages et de curiosités réciproques. Au-delà d'un dialogue entre deux photographies, Entre fleuve et rivière est une inspiration, une envie d'explorer une histoire commune. Ce sont deux regards croisés sur le pays basque et les territoires du Québec et du Labrador, sur les fleuves qui les parcourent. A la recherche de traces fictives ou réelles, se trouve une lecture très personnelle des paysages. Christophe Goussard, photographe français de Nouvelle Aquitaine Charles-Frédérick Ouellet, photographe Québecois, ont chacun découvert le territoire de l'autre. Les poèmes en prose d'Itxaro Borda invitent à un troisième regard sur ces images.
En ouvrant en juin 1983 un travail d'une année à Saint-Jean-Brévelay et dans les communes environnantes du Morbihan, le photographe Guy Hersant répondait en voisin lorientais d'alors, à une commande de la BPI du Centre Pompidou à Paris. A cette l'époque, la campagne bretonne bruisse sous le vent d'une modernité qui déferle depuis les années soixante en remembrement, en mécanisation, en stabulations libres et en salles de traite, en ensilage de maïs, en bâtiments d'élevages qui s'affranchissent de la vieille architecture des fermes, en décohabitation des jeunes agriculteurs d'avec les anciens, en coopératives, en Politique agricole commune de ce qui était encore la Communauté économique européenne. La mission photographique avait pour but de témoigner de ce grand virage de la Bretagne agricole dont le Groupe d'études en sociologie rurale du CNRS- organisme partenaire du projet avec la BPI - avait déjà observé les amorces dans la commune à partir justement de ces années soixante.