Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La rhétorique des arts
Pernot Laurent
PUF
20,50 €
Épuisé
EAN :9782130584971
La rhétorique des arts est un ouvrage collectif qui réunit des auteurs de premier plan, dont Marc Fumaroli, de l'Académie française, et qui apporte une nouvelle perspective sur l'histoire intellectuelle et artistique de l'Europe. Il prolonge l'Histoire de la rhétorique dans l'Europe moderne publiée aux PUF en 1999.Le propos consiste à mettre les beaux-arts en relation avec la rhétorique: d'un côté, la peinture, la sculpture, l'architecture, la musique; de l'autre, l'art de produire et d'analyser les discours. Rapprochement inattendu, et pourtant... Alors que la rhétorique a parfois la réputation d'être une discipline aride ou spécialisée, on découvre ici que, tout au long de l'histoire européenne, elle a constitué pour les artistes une référence partagée, un répertoire de thèmes et de formes d'expression, une sorte de langue commune. Les orateurs et les théoriciens de la rhétorique se sont intéressés aux arts, cherchant à les comprendre et à apprendre d'eux quelque chose, comparant les moyens et les effets que les artistes ont à leur disposition avec ceux qui sont à la portée des orateurs et des écrivains, rivalisant avec leurs effets visuels et phoniques. Allant plus loin, la rhétorique a exercé une influence sur les arts (ou sur les autres arts, dans la mesure où la rhétorique est elle-même un art), en jouant le rôle d'un paradigme esthétique et intellectuel, d'un élément fédérateur, d'une référence dans l'encyclopédie du savoir. Il s'est constitué un art de persuader propre à chaque art, lié à la spécificité de ses conditions matérielles et à l'autonomie de sa théorie.Tels sont les thèmes sur lesquels porte la réflexion, à propos d'une longue durée qui couvre l'Antiquité gréco-romaine, le Moyen Âge occidental et byzantin, la Renaissance, l'Âge classique et l'époque moderne et contemporaine.Il n'existe aucun livre équivalent sur le sujet. Pour la première fois, une perspective d'ensemble permet aux lecteurs de prendre conscience d'une dimension méconnue de l'histoire intellectuelle et artistique de l'Europe.
Résumé : Ceux qui croient qu'une élection se définit par des programmes que l'on compare, puis par des bulletins que l'on additionne, se trompent lourdement. La Fièvre des urnes analyse ce grand événement de nos démocraties en questionnant justement son côté rationnel, et en révélant son aspect passionnel. Orgueil, espoir, indignation, colère... : ce sont les passions qui dirigent les candidats et les électeurs, et presque jamais la raison ! Armé d'un savoir immense et jubilatoire, qui va de l'Antiquité à notre époque, Laurent Pernot réfléchit aux différentes manières qu'ont les femmes et les hommes de faire campagne, de convaincre leurs électeurs, et de l'emporter sur leurs adversaires. On trouvera donc dans ces pages une leçon d'Aristote sur l'utilisation du pathos dans un discours politique ; un manuel de campagne rédigé pour Cicéron ; de drôles de scènes d'élections chez Shakespeare, Balzac et Zola ; une analyse du charisme par le sociologue Max Scheler, ou encore le célèbre (publi)reportage de Norman Mailer sur la victoire de John F. Kennedy à la primaire démocrate, ou l'adresse inaugurale de Simone Veil au Parlement européen. L'actualité la plus récente est bien sûr présente à travers les écrits et les déclarations des présidents Sarkozy, Hollande, Macron et Biden. Enfin, les tribulations de Périclès et de Montaigne illustrent les efforts qu'il faut déployer pour se faire réélire en temps d'épidémie. Un essai riche d'anecdotes et d'analyses, qui bouleverse notre façon de participer à une élection et, donc, notre façon de voter.
Résumé : Révolutions, industrialisation, colonisation, guerres... : Laurent Gaudé interroge l'histoire européenne. Mêlant le souffle poétique et la narration, il adopte une écriture à la mesure des euphories, de la fièvre et des traumas qui composent sa mémoire. Pour mieux dire les excès et les crimes dont elle est issue. Pour mieux rappeler, aussi, l'utopie qui l'a vu naître sur les cendres des deux conflits mondiaux. Et le rythme effréné des vers libres de nous prendre à partie et de nous entraîner pour nous convier à un nouveau banquet, où tous ensemble, peuples d'Europe, nous inventerions un nouveau modèle humaniste.
Au départ de la rhétorique, il y a l'énigme de la persuasion : comment expliquer ce phénomène qui consiste à amener autrui, sans contrainte apparente, à penser quelque chose qu'il ne pensait pas auparavant ? La rhétorique, l'art qui vise à comprendre, à produire et à réguler la persuasion, a été inventée par l'Antiquité pour répondre à cette interrogation. Cet art était un secteur essentiel de l'enseignement et de la culture. Aujourd'hui, à l'heure des médias, la rhétorique antique, porteuse d'un savoir sur le langage, créatrice d'un vocabulaire encore en usage, donne, par-delà les barrières traditionnelles entre disciplines et entre périodes, des clefs indispensables pour aborder les problèmes actuels de la théorie littéraire, de la communication et du débat politique ou judiciaire. Le livre traite, pour la première fois en français, le sujet dans sa totalité, en prenant en considération à la fois la pratique et la théorie de la rhétorique, sur toute la durée de l'Antiquité, dans les deux domaines latin et grec. Un dictionnaire des termes techniques (Thesaurus) et plusieurs index en facilitent l'utilisation.
Résumé : Fines allusions, esquives polies, ambiguïtés volontaires ou non : dans notre vie quotidienne, les sous-entendus sont partout. Nous sommes entraînés à les employer et à les décrypter. Mais avons-nous songé aux implications de ce phénomène ? Il ne se limite pas à des ruses ponctuelles et représente à lui seul une dimension du langage et des rapports sociaux. Le sous-entendu plonge ses racines dans une lecture allégorique du monde. Il est utilisé en littérature et en politique, notamment comme arme contre les totalitarismes. Il pose de délicats problèmes d'interprétation, car qui dit sous-entendu dit risque de malentendu. Deux moments clés sont mis en relation : l'Antiquité classique et la Modernité, depuis les philosophes et les sophistes grecs de l'Empire romain jusqu'à Stendhal, Balzac, Aragon ou Foucault, en passant par Hemingway, Orwell et d'autres. La démonstration s'appuie sur des exemples, des citations et des études de cas, tantôt graves, tantôt drôles - parfois osés. Pour la première fois, vous est proposée une enquête d'ensemble sur le non-dit et le dire autrement. Ce livre aura atteint son but s'il aide à voiler et à dévoiler, à mieux dire et à mieux recevoir.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.