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La Saintonge maritime au sortir de la guerre de Cent Ans
Périsse Sébastien
INDES SAVANTES
33,00 €
Épuisé
EAN :9782846546409
A la fin du Moyen Age, les campagnes maritimes saintongeaises sont sur une frontière à plus d'un titre : une frontière politique en cours d'apaisement avec la Guyenne anglaise au cours du xve siècle et une frontière en " falaise de la mer " face à un espace atlantique à la fois redouté du fait des transgressions marines et des descentes ennemies mais qui ouvre également de nouvelles perspectives aux marins saintongeais. A l'écart des grands centres urbains (La Rochelle, Bordeaux ou Saintes), cet espace rural, durement éprouvé par la guerre de Cent Ans, va entamer sa reconstruction en s'appuyant sur cette ouverture maritime qui lui apporte des ressources alimentaires (pêche à pied, pêche en mer, commerce...), des matériaux (matériaux de construction en particulier), de nouveaux arrivants qui viennent compenser les pertes démographiques et également une fenêtre pour s'insérer dans le commerce atlantique en plein essor. Sans parler " d'appel du rivage ", la reconstruction saintongeaise va être accélérée par cette assise littorale. La production en grande quantité du sel, un des produits phares du grand commerce, offre à cette ruralité maritime une ouverture internationale qui est une véritable aubaine en matière d'investissements et d'apports de devises dans un espace dépourvu de grands centres urbains. Sans atteindre le dynamisme des grandes villes-ports de La Rochelle et Bordeaux qui délimitent cet espace au nord et au sud, la Saintonge maritime parvient à une certaine aisance au début du xvie siècle, aisance qui contraste avec l'état de désolation de la première moitié du xve siècle.
Péret Jacques ; Périsse Sébastien ; Bochaca Michel
Rejetés dans l'ombre par Bordeaux, les ports de l'estuaire de la Gironde sont mal connus. L'ouvrage met en lumière l'un d'eux : Royan, premier abri et première ville que les voiliers rencontraient au sortir des redoutables passes de l'embouchure. De la fin du Moyen Age au XIXe siècle, routiers et cartes marines, récits de marins et de voyageurs posent Royan en portier de la "rivière de Bordeaux". "Château-port" médiéval à l'abri de ses fortifications jusqu'à sa destruction en 1631, puis havre d'échouage mal protégé où s'abrite une cinquantaine de barques et de chaloupes locales, comment évolue le paysage portuaire royannais ? Quel aspect avait le port médiéval ? Comment la ville s'est-elle reconstituée autour du bourg de Saint-Pierre après 1631 ? Royan est au coeur de multiples activités maritimes. Presque toutes sont liées à Bordeaux dont Royan est le port de service. A partir d'exemples concrets, on suit les barques royannaises de cabotage qui transportent les barriques de vin jusqu'en Bretagne et en Irlande ; on les voit animer au XVIIIe siècle l'intense trafic interne à l'estuaire, sans compter le va-et-vient des chaloupes des pilotes qui entrent ou sortent les navires de l'estuaire. Quelle relation les Royannais entretiennent-ils avec la mer ? Pour les 200 à 300 marins, la navigation est source de travail depuis les matelots et les capitaines engagés sur les trois-mâts bordelais de la route des Antilles, jusqu'à ceux qui ne quittent guère les eaux de l'estuaire. Comment s'organisent les carrières des gens de mer ? Quels sont les risques du métier ? Par ailleurs, quel regard portent les autres Royannais, d'abord des paysans, sur la mer et sur leur rivage familier ? Vivre sur le littoral signifie des ressources complémentaires par les pêches sur l'estran, les naufrages ou les travaux de manutention. Mais la mer, avec les tempêtes, les "volements de sable" et les menaces des attaques venues de l'Océan lors de chaque guerre, est aussi synonyme de dangers et de peurs. Traversant plus de cinq siècles durant lesquels les Royannais se sont lancés sur la mer, l'étude se clôt à l'aube d'un changement majeur. A partir de 1820, avec l'arrivée des premiers vapeurs venus de Bordeaux avec leurs "cargaisons" de touristes, Royan se mue en une station balnéaire. La mer n'a plus le même sens.
Gastaldi Daphné ; Martinière Mathieu ; Périsse Mat
Résumé : Jamais la hiérarchie du prêtre n'a pris la décision, difficile, de le conduire vers la justice. Jusqu'au bout, le cardinal Barbarin s'est pourtant tenu informé de sa situation. Son journal de bord révèle un archevêque inquiet à l'idée de voir certains dossiers rendus publics. Nous avons même la surprise de découvrir que la page du 8 avril 2018 nous mentionne. Ce jour-là, le cardinal reçoit un texto de la part d'un prêtre de son diocèse avec cette mise en garde : Des journalistes enquêtent.
Quand deux personnes se rencontrent dans un escalier, celle qui descend porte des souliers vernis et celle qui monte des sabots pleins de paille. Cet aphorisme était fort prisé dans les salons de la petite bourgeoisie des bourgs charentais au début du XXe siècle. Il illustre l'angoisse d'une classe sociale en déclin. Et Les Valentin en sont une magnifique expression littéraire. Il s'agit du premier roman de Pierre-Henri Simon, tout juste sorti de Normale Sup'. Il a 28 ans lors de sa publication. Son thème est l'histoire d'une famille déchirée dans une Saintonge marquée par la crise de l'entre-deux-guerres. Remarquables descriptions de notables ruraux dépassés par leur temps, atmosphère de gros bourg parfaitement rendue avec ses rites immuables qui pourtant se craquellent de partout, portraits forts évocateurs de ceux qui montent comme de ceux qui descendent, de ceux qui tentent de s'en accommoder comme de ceux qui résistent, ce premier roman est une réussite qui augure pleinement de la profondeur de vision de l'?uvre à venir. Le personnage le plus saisissant est celui d'une petite Antigone de village qui, pour sauver quelques bribes de la tradition, se voit destinée par sa famille à un mariage qu'elle rejette de tout son être. Elle tente d'abord d'échapper à la situation, elle fuit pour " faire la morte ", puis se ressaisit et fait face courageusement. La maison de famille devient alors un symbole de résistance et non plus un simple destin matériel.
Quatre années dans l'enfer : d'Artois en Champagne, de Verdun à la Somme, du Chemin des Dames aux derniers assauts allemands, une telle présence fait du médecin charentais Frédéric Massonnet un précieux témoin de l'indicible, lui qui fut chargé avec son "ambulance" d'évacuer blessés et morts-vivants des champs de bataille. Militaires apeurés ou excités-épileptiques, médecins orgueilleux ou loqueteux, état-major aux ordres inopérables, en passant par ses propres camarades, aumôniers au sacré caractère, soldats passifs et abrutis, le témoignage de l'aide-major Massonnet n'épargne personne. Pas de gloire ni de louange aux troupes, c'est ce qui fait de ce récit unique un manifeste contre la guerre car il existe peu d'écrits de poilus qui, à chaud, ont partagé ce point de vue, emportés qu'ils étaient dans la frénésie de l'engagement au "combat juste".