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La Sagesse du Médecin
Perino Luc
EDITIONS DU 81
12,20 €
Épuisé
EAN :9782915543025
Insuffisance cardiaque avec œdème pulmonaire chez un paysan octogénaire cet homme est une vraie question de cours. Enfin du concret, je prépare ma seringue. - Est-ce que ça va me permettre de refaire mon jardin ? Voilà bien une question inopportune en ces heures dramatiques. - Vous serez en meilleure forme. - Vos piqûres vont-elles réparer mes bras ? Voilà encore une question saugrenue. Sa femme me chuchote que c'est un très mauvais malade. Je découvrais ainsi l'existence de mauvais malades, la faculté ne m'en avait jamais parlé. - Si ça ne m'aide pas à faire mon jardin, laissez-moi mourir tranquille. - Il a pas que ça à faire le docteur d'écouter tes bêtises ! C'est bien vrai, les docteurs n'ont pas que ça à faire. Ils doivent toujours se montrer pressés, les patients tiennent beaucoup à cette image. Il est très imprudent de vouloir s'extraire d'une caricature.
Résumé : Luc Ferino a prélevé pour nous des échantillons d'humanité, sur le vif de sa pratique quotidienne de médecin généraliste. Anecdotes insolites, patients d'autant plus bizarres qu'ils nous ressemblent étrangement. Blessés magnifiques, alcooliques joyeux, vieux couples fous d'amour, c'est le grand bestiaire de l'humain qui défile sous la loupe du cabinet médical. Un monde qui pour être pittoresque n'est pas à l'abri des rapports consuméristes toujours plus prégnants. Notre bobologue porte un regard tendre et amusé sur ses chers " homo sapiens ", aux maux grandioses ou minuscules, qui n'ont pas tellement évolué dans leur rapport au sorcier-guérisseur. II a, une fois pour toute, décidé de les aimer tous, car c'est le plus court chemin vers le bonheur. Et de citer Voltaire : "J'ai décidé d'être heureux parce que c'est bon pour la santé".
Résumé : Cet ouvrage fondateur élargit l'éventail de nos conceptions de la santé et des maladies. Voici à peine vingt ans que les biologistes de l'évolution et les médecins ont tenté un timide rapprochement. Aujourd'hui, qu'il s'agisse des troubles digestifs, articulaires, psychiques, des maladies infectieuses ou du cancer, de la physiologie du sexe et de la reproduction, il n'est guère de domaine médical qui ne prenne à la lumière de l'évolution des aspects novateurs, voire révolutionnaires. Introduire la théorie de l'évolution en médecine clinique, c'est faire le lien entre l'histoire de la vie et les histoires personnelles, entre les facteurs individuels et les facteurs environnementaux. Cette interdisciplinarité est en passe d'avoir des répercussions considérables sur la pensée médicale, les politiques sanitaires et la thérapeutique. Une telle approche éclaire, exemples parmi d'autres, les risques de nouvelles épidémies, les débats sur la vaccination, la progression de l'obésité, l'impact des nouvelles pratiques d'accouchement, etc. Fondé sur les travaux de recherche les plus récents, ce livre est le premier à offrir un large panorama des perspectives ainsi ouvertes. Il devrait avoir un effet marquant sur la culture médicale commune. Au-delà du corps médical et des professionnels de santé, évidemment concernés au premier chef, chacun, soucieux de sa santé, y trouvera de quoi transformer sa vision.
Un portrait de cet objet riche en magie, de la préhistoire s jours. Une analyse de l'ascension de l'apothicaire détriment du médecin, pour déboucher sur la prise pouvoir des laboratoires sur le monde médical.
Résumé : Voilà vingt-deux histoires qui n'en font qu'une celle d'un médecin généraliste qui nous ouvre les portes de son cabinet. Serons-nous mis en situation de voyeurs ? Luc Perino ne nous en donne pas l'occasion, car il nous entraîne dans ce qu'il y a de profondément humain dans chacune de ses consultations. Il dresse des portraits sensibles de ses patients, fragiles, contradictoires, souvent touchants, parfois irritants. Partant de ce qu'ils expriment, il mène l'enquête. Loin de nier leur souffrance, il la réintègre dans la globalité de leur corps, de leur vie. Il ne soigne pas un organe mais une personne. Dans ces symptômes, il perçoit aussi ceux de notre société. Il constate, résiste, s'insurge contre les lois du marché de la santé qui nous font prendre des vessies pour des lanternes. Luc Perino n'est pas un observateur passif. Décapant, impertinent, ce livre est aussi empreint d'humour et de poésie.
Venise, 1741. En plein automne, à quelques semaines de la fête de la Salute, la terre se met à trembler, les flots envahissent la Piazza San Marco, des incendies éclatent et un cimetière paroissial s'effondre, tandis que les squelettes des morts surgissent à la surface. Une atmosphère de fin du monde s'installe dans la cité des doges. C'est à ce moment qu'arrive à Venise une noble dame française, Madame d'Urfé, alchimiste et cabaliste. Elle fait venir de Prague un mage qui affirme pouvoir sauver la Sérénissime grâce à l'aide des esprits élémentaires. Ces deux personnages sulfureux ne sont-ils animés que de bonnes intentions ? Flavio Foscarini, un nobiluomo curieux de nature, en doute, et il enquête, aidé par son épouse levantine, Assin, et son ami l'écrivain Gasparo Gozzi, tandis que les événements les plus dramatiques se succèdent dans une Venise en proie à la peur, aux superstitions et aux meurtres mystérieux.
Dans le jardin de mon enfance nous devions enfumer, pulvériser, brûler la nature rebelle, désastreusement inventive. Dans leur délire créatif les firmes de l'industrie chimique avaient mis au point un bazooka à poudre. Qui n'a jamais bazooké de sa vie ignore les dangers de la machine. Grimpé sur une échelle, j'actionnais le piston à hauteur de visage. Le poison pénétra dans le sang. Evanouissement, coma léger, étendu je méditais sur l'efficacité de produits capables de détruire en même temps le jardin et le jardinier. Chaque espèce déclarée nuisible génère des trésors d'inventions meurtrières. Le jardinier baigne dans une paranoïa activement entretenue par les vendeurs de poisons. Tout ce qui ne procède pas de son "projet" doit être effacé du paysage. Les animaux gênent. Lorsque j'ai pu acquérir un terrain la question s'est posée : est-il possible en ce lieu, suffisamment abandonné pour accueillir une sauvagine, de combiner un jardin à la nature elle-même ? Etablir un territoire de partage ? J'avais décidé qu'une part du jardin reviendrait aux animaux habitués à s'en nourrir. Cela revenait à céder également une part d'espace. Sans le vouloir à ce point, le désirant tout de même, de façon lente et imprécise j'ai fait un jardin pour les animaux.
Résumé : Et si la pratique d'un métier était aussi un parcours initiatique, un chemin vers la connaissance de soi et du monde ? La douleur que je nomme "troisième souffrance" est associée à nos mutations identitaires. Il faut l'accueillir avec joie car elle est la manifestation d'une transformation véritable. C'est la douleur ressentie lorsque le sang se remet à circuler dans une jambe ankylosée : c'est la douleur du retour à la vie. Bien sûr, notre client vient chercher de la sécurité. Pourtant, le travail va réactiver en lui des fêlures ou des fragilités. Il lui faudra apprendre à dire ses peurs et ses besoins, à reconnaître sa vulnérabilité, sa finitude et dégonfler la bulle narcissique pour s'accepter comme un être blessé et donc profondément humain. Remettre en cause son ego n'est jamais confortable. C'est pourtant la condition d'une authenticité susceptible de libérer une énergie insoupçonnée pour de nouveaux projets. Tout le métier du coach consiste à jalonner des étapes et à proposer des protections et permissions à même de faciliter ce cheminement vers plus de vie, de liberté et de responsabilité.
Biographie de l'auteur Jean Girel est né en 1947 en Savoie. A l'âge de 14 ans il se forme auprès d'un potier dans l'Isère. Il étudie les arts plastiques et devient peintre et Professeur de dessin. Il revient ensuite à sa vocation initiale. Son atelier est installé en Bourgogne. Plusieurs de ses pièces sont exposées Au Musée National de céramique de Sèvres. En 2000, il a été nommé Maître d'Art par le ministère de la Culture. Il a notamment écrit La sagesse du Potier, éditions Jean-Claude Béhar, 2004.