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L’Homme de papier. nouvelles préfacées par Gérard Corbiau
Périn Michel
SAMSA
20,00 €
Épuisé
EAN :9782875934901
Ce que vous vous apprêtez à lire n'est pas anodin. Entre un certain cynisme parfaitement assumé, des éblouissements, des flirts avec le surréalisme, et toujours un sourire en coin face aux choses de la vie, il nous confie des souvenirs féroces, tendres ou émouvants, les jalons qui attestent d'un long vécu. Certains sont habilement dissimulés sous une pointe de sagesse et de philosophie - qui est le privilège de l'âge. Avec style, pureté, sensibilité, celle d'une corde de guitare (Michel Perin aime toute la musique, d'Arnold Schoenberg à Lou ReedA ! ), il se livre avec pudeur - qui est probablement aussi le secret de sa rigueur. Nous sommes tous deux cinéastes. Au cours de longs et passionnants débats, tout au long des années, nous avons partagé nos univers dédiés à l'image, au son, à la musique. Les nouvelles de Michel Perin se sont révélées éblouissantes, autant de courts métrages, de pépites cinématographiques et/ou littéraires... A travers un puzzle étonnant, laissez-vous porter librement, vous serez ému, arrêtez-vous parfois au détour d'une forme pour percevoir le murmure de l'auteur au fond de vous. Gérard Corbiau, réalisateur (extrait de l'avant-propos)
Nicollet Jean-Michel ; Périn Jacques ; Davies Mart
Résumé : Personne aujourd'hui n'incarne mieux le blues que B.B. King. Le conducteur de tracteur d'une plantation du Mississippi est devenu disc-jockey à Memphis avant de s'imposer comme le plus grand chanteur et guitariste de blues (impossible de dissocier l'un de l'autre). S'il a d'abord su toucher sa communauté, il a réussi un incroyable crossover, à la fin des années 1960, se faisant d'abord reconnaître par le public rock, puis par ce qu'on a coutume d'appeler le "grand public". Et cette reconnaissance a été acquise sans la moindre compromission. Au même titre que Louis Armstrong, Duke Ellington ou Ray Charles, B.B. King fait partie de ces génies que nous a donnés l'art afro-américain.
Depuis la publication d'Hôpital silence en 1985, Nicole Malinconi a construit une oeuvre à la fois très cohérente et très diversifiée. Cette cohérence, elle a tenté de la désigner en parlant " d'écriture du réel " : " l'écriture d'Hôpital silence m'avait ouvert la voie à autre chose qu'à la réalité, bien plutôt au réel des mots, les mots des vies et des histoires, du parler de la langue ordinaire, du mal dit, du faussement dit. " Cette orientation cardinale se décline toutefois de diverses manières dans son travail. Naviguant entre les genres, entre le récit, l'essai, le théâtre, l'écrit d'artiste, le dialogue, le témoignage, la biographie ; échappant aux classifications en vigueur ; interrogeant les institutions sociales, la portée du quotidien, la force de telle oeuvre littéraire, picturale, musicale, architecturale, la trahison médiatique des images et des expressions, l'énigme des trajectoires personnelles, les aléas de l'immigration, la diversité sociale des discours, l'oeuvre de Nicole Malinconi appelle une lecture plurielle, qui en fasse apparaître la richesse. C'est à cet appel que répond le présent dossier de Textyles en étudiant divers pans de l'oeuvre, d'Hôpital silence (1985) à De fer et de verre (2017) en passant par Vous vous appelez Michèle Martin, Au bureau, Rien ou presque, Jardin public, Si ce n'est plus un homme, A l'étranger, Un grand amour, Petit Abécédaire de mots détournés, Nous deux et Da solo. Un entretien et un texte inédit de l'auteure complètent ce dossier.
Le sexe et la fin du monde sont-ils liés ? En 2046, de Bruxelles à Calvi, une gigantesque puanteur envahit l'Europe. La cheffe d'orchestre Rose Apari, aussi militante écologiste, enquête à ce propos et découvre l'existence d'une tribu aux moeurs particulières. Alice (une amie de la musicienne) chronique les évènements à sa manière joyeuse et sauvage : très animale, en somme... Il s'agit ici d'un " roman-pamphlet " dénonçant les excès de l'humanité. Il mêle thriller, étrange et poésie...
La justice est un levier de démocratie et un acteur politique d'importance. On lui reproche souvent d'être une institution prédatrice ou un instrument au service des dominants. Dans cet essai, Manuela Cadelli n'évince pas la critique, elle souhaite dépasser le cadre descriptif de l'analyse et se hisser à un niveau normatif - certains diront utopiste - car l'Association syndicale des magistrats (dont elle est la présidente) défend la thèse selon laquelle le pouvoir judiciaire peut et doit être un moteur d'émancipation et de liberté. L'auteure propose ainsi une grille de lecture de l'institution qui consiste à distinguer le réel et le récit. Avant tout, il est important d'attirer l'attention sur ce point de vue particulier, qui peut d'ailleurs être recommandé pour chaque institution, que ce soit un centre culturel, un cabinet d'avocats ou une maison médicale, même si la justice belge est, on le devine, une institution particulière car elle est le fruit de la réflexion du Constituant et de la révolution de 1830. Il est dès lors intéressant, lorsqu'une institution est critiquée ou évaluée, de distinguer les promesses et le récit qui l'ont fondée, du réel qu'elle révèle au moment de l'analyse. Confronter le récit au réel ou le mythe et les promesses à l'évolution et au fonctionnement d'une institution ainsi qu'aux pathologies dont elle souffre, s'avère indispensable pour analyser quelles sont les solutions et les rêves que son mythe fondateur permet d'envisager pour affronter le présent et proposer un avenir prometteur. Ces trois angles d'analyse sont envisagés dans les trois parties de cet essai, mais doivent également être distingués d'un autre champ de critiques : celui des individus qui font - parfois défont - l'institution. Manuela Cadelli est consciente d'un certain désespoir face au réel mais qu'il faut penser la restauration et la concrétisation d'un récit à la hauteur des attentes du justiciable, du voeu du Constituant et des défis qui sont posés aujourd'hui à la démocratie. Face à cette nécessité, il ne faut nourrir aucun scrupule, aucun complexe. Voici le propos et le combat. Il convient d'en assumer l'aspect hautement politique.
Pourquoi cette question ? N'est-elle pas incongrue ? Peut-on concevoir un autre destin pour l'intéressé que de finir ses jours muré dans sa cellule ? Et dans un isolement dont rien, ou presque, ne doit le sortir ? Ce livre nous rappelle, avant tout, les tenants et aboutissants légaux qui régissent notre système de justice pénale, tâche nécessaire en regard des lieux communs, voire des légendes urbaines, qui circulent aujourd'hui. Ensuite, répondre à cette question, c'est ouvrir un débat qui en sous-entend nombre d'autres : Que signifie l'abolition de la peine capitale ? La perpétuité réelle a-t-elle un sens ? A quelle aune mesurer les peines ? Quelle est leur vocation ultime ? Nos prisons remplissent-elles leur office ? Quelle place réserver aux victimes ? Ainsi, le cas particulier de Marc Dutroux nous renvoie à des interrogations fondamentales sur l'exercice du "droit de punir" . Enfin, alors que chacun s'autorise à exprimer son opinion sur le sujet - tant il a été médiatisé, et depuis si longtemps - l'auteur a tenu, par cet essai, à s'adresser directement au citoyen qui souhaite se forger un avis éclairé. Le fait que la répression s'exerce en son nom justifie à lui seul qu'il s'estime concerné. Mais suppose aussi qu'il accepte la controverse. Les arguments qui n'abondent pas dans le sens d'une répression accrue (pour laquelle nous éprouvons tous un penchant instinctif) méritent d'être entendus. Pouvoir en débattre sereinement est l'objectif à la fois accessible et nécessaire de ce livre.