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Paul Claudel. "Je suis le contradictoire"
Perez Claude
CERF
24,00 €
Épuisé
EAN :9782204142137
Claudel le poète, le chrétien, Claudel le diplomate, l'amant, le père de famille : cette nouvelle biographie nourrie d'informations inédites vient enfin rassembler les différentes faces d'un même homme. Un évènement littéraire. On ne connaît pas Claudel. On connaît une légende, une rumeur, mais on ne connaît pas Claudel. De sa conversion, on ne connaît que la parabole façonnée par lui et par d'autres ; de ses relations avec sa soeur Camille, guère plus que les romans ou les scénarios construits à partir des rares archives ; de son activité artistique, surtout les grands drames typiques d'un " théâtre de texte " : or ce prosateur de génie est devenu après Le Soulier de satin un homme de spectacles, pour qui réécrire voulait dire dés-écrire. Quant à la diplomatie et à la politique, qui est averti de son activité de tête de réseau d'espionnage à Copenhague en 1920 ? de ses interventions auprès de Roosevelt en faveur de Blum en 1936, puis en faveur de la paix jusqu'en 1939 ? Qui sait que le poème à Pétain est l'oeuvre d'un homme espionné jusque chez lui par la police de Vichy ? De Gaulle lui a dépêché deux émissaires en 1942 : qui en a entendu parler ? Et quel autre écrivain en 1941 osait condamner les persécutions antisémites comme cet anti-nazi véhément, devenu sioniste, l'a fait dans sa lettre au Grand Rabbin ou dans L'Apocalypse de saint Jean ? " Le Fils de l'Homme sur la croix avait quelqu'un au ciel pour répondre à son : Lamma sabachtani ? Mais Israël souffre sans consolateur. " Cette biographie appuyée sur des archives inédites offre un portrait renouvelé, paradoxal, inattendu, d'un soi-disant " gorille " qui se définissait en 1929 comme un " vieux lapin épouvanté ".
La prose singulière de Claude Perez agit à la manière d'une caméra subjective qui nous plonge avec délectation dans le Paris des années 1880. Ce récit singulier, hors des sentes classiques de la biographie, pas le biais de citations aiguisées, nous permet le temps d'une lecture d'embrasser l'incarnation de ces êtres de mots et de sens : Camille et Paul Claudel.
Durant plusieurs siècles, en Europe, imagination a été le nom de la "faculté" à laquelle était attribuée l'invention des oeuvres. Est-ce encore le cas? Peut-être. Pourtant, alors même que l'imagination est aujourd'hui l'objet d'une louange universelle, son nom a presque entièrement disparu de la théorie littéraire et de l'enseignement des lettres. Il ne s'affiche plus dans les titres. On ne le trouve plus dans les index. D'autres toutefois prennent sa place: l'imaginaire, le fantasme, le mythe, le symbolique, le Langage... À travers des études de cas et des chapitres synthétiques, le présent essai interroge cette configuration nouvelle, depuis Baudelaire jusqu'aux postmodernes.
Depuis sa rencontre, en 1952, avec Gérard Philipe qui le fait entrer au TNP (Théâtre national populaire) de jean Vilar, Georges Wilson est devenu une des figures de légende de la scène française. Pendant un demi-siècle, il a joué tous les grands rôles du répertoire et a été l'interprète des plus célèbres dramaturges contemporains: Sartre, Claudel, Anouilh, Brecht, Beckett...En 1963, il succède à Jean Vilar à la tête du TNP et révèle au public français les nouveaux auteurs du théâtre anglais: John Osborne, Edward Bond... avant de prendre, en 1978, la direction artistique du Théâtre de l'?uvre. Au cinéma, il tourne entre autres avec Francesco Rosi, Luchino Visconti, Nino Manfredi, Marcel Carné, Claude Sautet, Claude Pinoteau...Georges Wilson raconte ici les innombrables péripéties d'une carrière hors normes, évoque son métier d'acteur et de directeur de troupe, livre ses réflexions sur l'art de la mise en scène et l'évolution du théâtre contemporain, le tout avec son franc-parler habituel et un sens aigu de la dérision.Il parle avec humour, tendresse et émotion de celles et ceux qui ont le plus compté dans son itinéraire: Gérard Philipe, Jean Vilar, Maria Casarès, Arletty, Suzanne Fion, Raymond Devos, Jacques Dufilho... Autant de rencontres et d'amitiés forgées par ce lien essentiel entre acteurs qu'il appelle "le fil d'or".
Tout de suite j'ai reconnu le sourire, la façon que ses cheveux avaient d'être toujours déjà dépeignés, la cicatrice ronde sur la tempe que je croyais avoir oubliée. Et c'est seulement l'instant d'après en me penchant pour l'embrasser que j'ai aperçu cette ride, une ride mince et profonde comme un coup de lame dans la joue gauche, j'ai pensé : Amie la sorcière vous a touchée de son bâton, je me suis relevé, j'ai souri, j'ai dit : Tu n'as pas changé. "