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Les marchands de Séville. Une société inquiète (XVe-XVIe siècles)
Perez Béatrice
SUP
24,99 €
Épuisé
EAN :9791023105247
Si le monde marchand se dit au singulier, la réalité dissimule une grande variété d'individus différents dans leurs ambitions et dans la façon de construire un patrimoine pérenne. Pourtant, une seule et même tension travaille la société marchande, conduisant l'élite vers les horizons maritimes lointains ; vers l'intérieur des terres où l'investissement se fait agressif dans les riches terres oléicoles. Comment comprendre cette tension sociale ? Quelle promotion garantit - ou ne garantit guère - le commerce ? La carrière du marchand sévillan est un chemin étroit que l'on suit longtemps et qui, dans certains cas, assoit solidement des prétentions sociales. Ce fut le cas des marchands compromis dans le commerce américain. Mais pour caractéristique que fut la force des gains outre-mer, ce négoce n'explique pas comment, ni pourquoi, certains intègrent ce monde nouveau dans leurs horizons commerciaux quand d'autres n'y parviennent guère. L'auteur tente de montrer le rôle joué par les réseaux dans la promotion des hommes, la symbolique sociale assurée par la possession foncière et la capacité du marchand dynamique à intervenir dans tous les rouages commerciaux : de la régulation à la fonction d'intermédiaire, de la compagnie au prêt, du fret à l'assurance maritime. L'étude traite de l'entreprise familiale et de l'aventure multirisque à partir d'une analyse statistique de la société sévillane aux premiers temps de la modernité. Les modalités commerciales sont observées à travers l'étude des contrats notariés, des chartes de compagnies, des représentants lointains ou des courtiers spécialisés. Les alliances entre les marchands, les réseaux, les patrimoines, les possessions constituent le coeur du livre. Toutefois, la réflexion engage à poser, en parallèle, la question de la place de l'individu dans la nouvelle économie monde et celle, plus délicate, de la part investie en Dieu et travaillant, pour l'éternité, à la paix de l'âme. C'est ainsi le sens de cette société inquiète, en mouvement économique et en gestation conceptuelle permanente. !
La passion du complot relève, à l'évidence, d'une pathologie singulière: c'est une passion d'autant plus violente que la cause est presque perdue d'avance. Magnifiques espions, fantasmes insondables... pour une réalité souvent pitoyable. La vision - qui laisse bruisser toute sorte de frisson et semble autoriser une frénésie inavouable pour les turpitudes politiques de la société des Princes - est, certes, tentante. Las! Gardons-nous de ce parfum de mystère qui enivre... L'association des notions d'espionnage et de diplomatie pourrait paraître telle une monstruosité historique mettant en regard l'espion, sans nom et sans visage, infâme ou honorable, et l'ambassadeur, paré d'un luxe imposant le respect dû à son Prince, semblant s'attarder à une gesticulation inutile. Pourtant, c'est bien cette confrontation qui a été posée comme préambule à la réflexion, telle la source fertile d'où devait sourdre une meilleure connaissance de l'organisation tentaculaire et sombre des relais de renseignement espagnols. L'essor du renseignement - ou des politiques d'information -, loin d'être le simple caprice du Prince omniscient, est consubstantiel au développement des monarchies modernes: il accompagne autant la construction - voire l'hypertrophie - administrative de l'Etat autoritaire que l'orientation des politiques nationales. Si le renseignement, en soi, ne constitue guère une finalité mais plutôt l'instrument nécessaire à la mise en oeuvre d'un programme politique, l'histoire de ses rouages alors éclaire l'ambition de toute action politique. D'un renseignement auxiliaire du gouvernement en exercice à un espionnage caution d'une raison d'Etat à l'oeuvre, ce sont les rapports ambigus entre pouvoir et renseignement qu'interroge l'historien, écornant incontinent la mythologie grossière et fantasmatique de l'espionnage.
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Mars 1937. Le Mount Castle, un cargo républicain transportant trente tonnes d'or de la Banque d'Espagne et faisant route pour l'Union soviétique, s'est réfugié dans le port international de Tanger, où un destroyer franquiste le détruira s'il tente de reprendre la mer. Falcó reçoit pour mission de s'y rendre, de convaincre le capitaine du Mount Castle de changer de camp s'il veut sauver son bateau et son équipage, et de récupérer ainsi l'or républicain. Mais son supérieur lui apprend qu'Eva, à qui il a sauvé la vie dans le précédent roman, est à bord. Et la tâche de Falcó va être beaucoup plus compliquée que prévu...Deuxième volume de la nouvelle série d'Arturo Pérez-Reverte, Eva est un roman magistral, subtil et haletant. Dans le fabuleux décor de Tanger, grouillant d'agents secrets, de tueurs à gages, de marins et de prostituées, on retrouve les personnages qui ont d'ores et déjà fait de Falcó l'une des plus belles réussites de la littérature d'espionnage contemporaine. La passion, la politique, l'honneur, la loyauté - tous les ingrédients sont réunis dans ce livre rythmé par un suspense de chaque page et empreint d'une finesse psychologique remarquable.
Ahmad Zaki fut entre 1892 et 1934 l'une des figures les plus dynamiques de la vie culturelle égyptienne : polyglotte, traducteur, bibliophile, philologue, homme d'érudition, mais épris de modernité et de voyages. A l'aise tant dans la culture arabe que française, il stupéfiait déjà ses contemporains par l'ampleur de ses connaissances et sa liberté d'esprit. Le tour d'Europe qu'il effectua à partir de 1892 et dont on présente ici la traduction intégrale a tout pour nous étonner encore aujourd'hui par éclectisme dont il témoigne. Rédigeant ses feuillets à la diable, d'où un style singulièrement alerte, l'auteur nous fait partager le regard qu'il porte à la fois en humaniste, en ethnographe amateur et en touriste bon vivant, sur l'Italie, la France, l'Angleterre, le pays de Galles, la péninsule Ibérique, auréolée pour lui du souvenir d'Al-Andalus et de ses splendeurs. Chemin faisant, ce qui se construit, dans ce récit au ton personnel, mi-parti d'humour et de souci patriotique, c'est aussi un discours occidentaliste, véhiculant savoir et représentations moins de "l'Autre", que des autres, mais sans aucune lourdeur dogmatique.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Alors que l'Amérique s'interroge sur l'héritage de la révolution fondatrice, et doit faire face à de grandes questions telles que l'expansion territoriale vers l'Ouest, l'industrialisation naissante, l'afflux massif d'immigrants ou encore la question de l'esclavage, les Américains manifestent un vif intérêt pour les deux révolutions qui secouent la France en 1830 et 1848. Ces événements font l'objet de multiples célébrations officielles et populaires aux Etats-Unis et donnent lieu à des débats passionnés dans la presse américaine, au Congrès et dans les milieux contestataires tels que les premiers mouvements ouvriers, les abolitionnistes ou encore le féminisme naissant. L'approche transnationale de Yohanna Alimi-Levy se démarque de l'historiographie traditionnelle et invite à penser autrement la démocratie américaine en soulignant la circulation d'idées entre les deux rives de l'Atlantique.