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Franklin D Roosevelt
Péréon Yves-Marie
TALLANDIER
27,00 €
Épuisé
EAN :9782847347340
Extrait de l'introduction Sur un cliché saisissant pris à Téhéran à la fin de 1943, Franklin Delano Roosevelt est entouré de Staline à sa droite et Churchill à sa gauche. Il est assis dans un fauteuil légèrement plus élevé que ceux de ses deux comparses en uniforme. Devant l'objectif, le dictateur soviétique fronce les sourcils et croise les doigts d'un air un peu emprunté; le Premier ministre britannique, maussade, se tasse sur son siège. Jambes croisées, buste droit, le président américain a le port altier d'un imperator - qui devinerait que ce César en costume sombre et cravate à pois n'a pas marché depuis plus de vingt ans? Comme à Téhéran, Roosevelt occupe une place centrale dans l'histoire du XXe siècle: les fonctions qui sont les siennes ne sont pas plus éminentes que celles d'autres grandes figures, présidents, dictateurs, monarques ou chefs de gouvernement, mais il les exerce au moment où son pays devient la première puissance mondiale. S'il n'est pas l'unique pilote de cette traversée, c'est lui qui tient la barre dans les passes les plus difficiles. Sur la scène intérieure, son rôle n'est pas moins important: il est l'artisan de réformes durables et modifie radicalement l'exercice du pouvoir exécutif; sa présidence demeure une référence pour ses successeurs, républicains aussi bien que démocrates. Son rayonnement dépasse les frontières de l'espace et du temps: la crise économique mondiale que nous vivons depuis 2008 nous laisse dans un désarroi comparable à celui de la génération de l'entre-deux-guerres. La presse américaine compare la «Grande Récession» contemporaine à la «Grande Dépression» des années 1930; elle mesure les «cent jours» d'Obama à l'aune de ceux de son illustre prédécesseur. En France même, l'esprit du New Deal - comme celui du plan Marshall, en d'autres circonstances - est invoqué à temps et à contretemps; on aimerait faire parler le fantôme de Roosevelt pour trouver des remèdes à nos maux d'aujourd'hui - «les grands travaux», «la mise au pas de la finance», «l'aide d'urgence aux chômeurs». Quinze ans après sa mort, Roosevelt est déjà un personnage de théâtre et de cinéma: Sunrise at Campobello, la pièce de Dore Schary qui met en scène sa maladie et son retour en politique, est un immense succès populaire avant d'être portée à l'écran. Pourtant, derrière les stéréotypes véhiculés par Broadway et Hollywood, l'homme reste une énigme: patricien traité de populiste par ses pairs, promoteur d'un New Deal dont on se demande encore s'il a vraiment mis fin à la crise, président de guerre ayant exigé la capitulation sans conditions de l'Allemagne mais soupçonné de s'être tu à propos de la Shoah, leader du monde libre accusé de complaisance envers Staline à Yalta - paradoxes et controverses ne manquent pas. Aux yeux des Français, il n'est pas seulement l'ingénieur des réformes sociales et le stratège de la grande coalition contre Hitler, mais encore le protagoniste d'une querelle mesquine et mal avisée contre le héros national, Charles de Gaulle - la mémoire de son partenaire Winston Churchill, parfois plus véhément contre le chef de la France libre, n'est pas ainsi ternie. Dans ce que nous aimons, par amour-propre national, appeler un «duel», les facteurs personnels ne doivent pas être négligés - bien des faiblesses de Roosevelt, en effet, se manifestent à cette occasion; ne serait-ce qu'à ce titre, il est bon de s'y arrêter. Mais l'antagonisme entre les deux hommes révèle aussi l'évolution des rapports de force entre nos deux pays. Recevant dans Paris libéré Harry Hopkins, très proche collaborateur du président américain, de Gaulle l'interroge sur «la cause de l'état fâcheux de [leurs] relations»: Cette cause, me répondit-il, c'est avant tout la déception stupéfaite que nous a infligée la France quand nous la vîmes, en 1940, s'effondrer dans le désastre, puis dans la capitulation. L'idée que, de tout temps, nous nous étions faite de sa valeur et de son énergie fut bouleversée en un instant. [...] Jugeant que la France n'était plus ce qu'elle avait été, nous ne pouvions avoir foi en elle pour tenir un des grands rôles. La défaite de la France, aux yeux de Roosevelt, n'est pas moins «étrange» que pour ses contemporains d'outre-Atlantique; elle compte pour beaucoup dans sa décision de briguer un exceptionnel troisième mandat, et dans celle de ses concitoyens de lui renouveler leur confiance.
Petit lapin va bientôt s'endormir... quand il se rend compte qu'il manque une étoile dans le ciel ! Une histoire douce à lire avant de se coucher et des flaps feutrines à soulever pour s'amuser !
S'appuyant sur des réseaux de correspondants expérimentés, les journaux et agences de presse américains ont couvert et commenté l'actualité française des années 1930 et 1940, marquées par la défaite et l'occupation du pays. L'auteur se propose d'étudier la perception immédiate de ces événements dramatiques par les lecteurs des magazines et des grands quotidiens, entre 1936, année du Front populaire et de la première réélection de Roosevelt, et 1947, celle du plan Marshall. Regards croisés et jeux de miroirs façonnent une nouvelle image de la France aux yeux des Américains et contribuent, en retour, à la construction de leur propre identité : le Front populaire est un " New Deal à la Blum ", l'océan Atlantique une " ligne Maginot ". Dans les systèmes de représentations, le traumatisme de la " chute " de juin 1940 laisse une trace durable. A travers un parcours de douze ans, il s'agit donc de répondre à deux questions étroitement liées l'une à l'autre : en quoi l'image de la France dans la presse américaine a-t-elle changé entre 1936 et 1947 ? Que révèlent ses métamorphoses sur les Américains, qui passent dans le même temps du repli isolationniste aux responsabilités de l'après-guerre ? Cet ouvrage, qui restitue le discours pluriel et parfois contradictoire de la presse, nous fait ainsi entrer au coeur de la fabrique d'images et de stéréotypes sur la France et les Français.
Résumé : Petit oiseau attend maman pour lire une histoire mais celle-ci tarde à venir ! C'est décidé, petit oiseau va la chercher ! une histoire douce à lire avant de se coucher et des flaps feutrines à soulever pour s'amuser !
Qui fut cet homme. hors du commun, élu quatre fois a la tête des Etats-Unis ? D'ou venait-il et quel a été son parcours ? Comment a-t-il fait malgré son hémiplégie pour galvaniser une nation ayant sombré dans l'abîme économique de la crise de 1929 ? Qu'est-ce que le New-Deal ? Comment a-t-il pu transformer un pays à la dérive pour en faire la première puissance économique mondiale ? Franklin Delano Roosevelt était un visionnaire. Proche de ses concitoyens il promulgua la majorité des lois sociales américaines pour aider les plus démunis. Il sut aussi brider la puissance de grands groupes industriels et financiers. Quand démarra la seconde guerre mondiale. stupéfait par la défaite française et devant l'avancée des troupes japonaises en Asie, il en anticipa les conséquences. En quelques mois. il fit de l'Amérique l'arsenal du monde libre. Il mourut sans voir sa victoire, quelques jours avant la capitulation allemande et quelques mois avant l'effondrement nippon.
Tout jeune sous-secrétaire d'État aux Colonies, Winston Churchill accomplit, à l'automne 1907, une tournée en Afrique de l'Est. Au cours de son voyage, il combine travail et plaisir: aux parties de chasse au gros gibier et expéditions touristiques, succèdent les rencontres avec des officiels, colons et chefs de tribus. Dans ce récit de voyage, il conte ses journées africaines, décrivant du point de vue d'un Européen du début du XXe siècle l'innocence et le charme des tribus qu'il rencontre tout en dénonçant les abus du colonialisme. Alternant considérations politiques et descriptions des paysages qui l'émerveillent, Churchill mène son lecteur le long du Nil, en Ouganda et au Kenya. Véritable oeuvre littéraire, ce texte n'avait jamais été traduit en français.
Le 29 mai 1453, Constantinople, capitale de l'Empire romain d'Orient depuis sa fondation en 330, tombe aux mains des Turcs. Le choc est terrible pour l'Occident chrétien, qui a pourtant négligé de secourir la ville. L'année 1453 a longtemps symbolisé, peut-être de manière excessive, la fin du Moyen Âge et le début des Temps modernes aux yeux des historiens. Elle fut, de fait, décisive pour deux peuples : les Turcs, qui y gagnèrent une capitale et s'établirent durablement sur le sol européen: les Grecs, qui virent se clore le long chapitre byzantin et dont les humanistes vinrent nourrir l'élan de la Renaissance occidentale. 1453 : année heureuse pour les uns, funeste pour les autres, que raconte Steven Runciman à travers les fiévreux préparatifs du siège, la violence de l'assaut, la résistance dramatique d'une poignée de héros et l'effondrement sans surprise d'une cité depuis longtemps moribonde.Sir Steven Runciman (1903-2000), professeur à Cambridge, a été l'un des plus grands médiévistes du XXe siècle. Il est l'auteur de nombreux ouvrages de référence sur le monde méditerranéen, dont Le Grand Schisme d'Orient (Les Belles Lettres, 2005) et l'Histoire des croisades (Tallandier, 2006).
Vendredi 13 octobre 1307. Partout dans le royaume de France, les agents du roi Philippe le Bel s'emparent de la personne des chevaliers du Temple. Les Templiers, naguère membres respectés d'un ordre modèle et défenseurs par excellence de la Terre sainte, sont emprisonnés par centaines, sous l'accusation d'apostasie, d'idolâtrie, de sacrilège et de sodomie. L'opération, spectaculaire, est sans précédent dans l'histoire médiévale. Elle connaîtra une fin aussi célèbre que tragique avec la mort sur le bûcher du grand maître Jacques de Molay et du commandeur Geoffroy de Charney le 18 mars 1314. Malcolm Barber revient avec une maîtrise et une érudition inégalée sur cette affaire complexe : les interrogatoires, la torture, l'exécution des plus courageux, le silence inexplicable des grands dignitaires, le mutisme du pape Clément V, enfin l'interminable processus de liquidation qui vit disparaître le plus puissant des ordres militaires.Malcolm Barber est professeur d'histoire médiévale à l'université de Reading. Ses ouvrages sur les ordres militaires médiévaux, l'hérésie cathare et les croisades font aujourd'hui référence dans le monde entier.
Résumé : Pendant près de vingt ans, un " petit caporal " corse devenu empereur des Français écrit avec sa Grande Armée les plus glorieuses pages de l'histoire de France et porte aux confins de l'Europe les idées de la Révolution. D'Austerlitz à Wagram, de Rivoli à la Moskova, d'Arcole aux Pyramides, Napoléon entre dans la légende d'une épopée qui transforma l'art de faire la guerre et de gouverner les peuples. C'est le récit d'une trentaine des plus grandes batailles de cette épopée - les plus célèbres ou celles, moins connues, qui font magistralement ressortir sa " manière " - que nous raconte, au jour le jour et parfois heure par heure, Jean Tranié. A l'aide de cartes précises et à la faveur d'une iconographie souvent inédite, toujours superbe, chacune de ces batailles est explorée de l'intérieur, décrite par la voix de ceux qui s'y trouvèrent, expliquée du point de vue du stratège, racontée dans le détail, parfois à l'aide d'anecdotes savoureuses. Mais l'Epopée napoléonienne c'est aussi l'image du grognard, les brillants officiers, la Grande Armée cosmopolite, les batailles " modèles ". Ce sont encore les stratégies fulgurantes, les uniformes étincelants, les actes héroïques et les visions d'horreur. Ce sont les grandes victoires ou les sombres défaites dont la dernière, Waterloo, emportera l'Empire. A côté des batailles, l'auteur s'est attaché à décrire l'armée napoléonienne, son organisation, ses services d'intendance ou de santé, les problèmes qu'elle rencontra sur les rives du Nil ou aux portes de Moscou. Enfin, un dictionnaire très vivant des maréchaux d'Empire nous montre à quel point l'épopée fut d'abord une affaire de personnalités exceptionnelles emportées dans les fureurs de la très grande histoire.
Résumé : Peut-on raconter autrement l'histoire de la guerre d'Algérie ? L'ambition de ce livre est de rapporter, en se fondant sur toutes les sources possibles et en particulier sur des documents inédits ou difficilement accessibles, un récit de cette guerre telle qu'elle a été vue, vécue et relatée par les Algériens, et en premier lieu par les combattants indépendantistes. Ce second volume, qui s'ouvre avec l'assassinat d'Abane Ramdane par les autres chefs du FLN, au lendemain de la bataille d'Alger, et va jusqu'à l'indépendance et les implacables luttes pour le pouvoir qu'elle entraîne, confirme que, sous ce regard neuf, la plupart des aspects de la guerre prennent un tour totalement différent. Le temps de la politique et des négociations en vue de mettre un terme au conflit, quand l'aspect militaire du combat devient peu à peu moins essentiel, sera en effet aussi celui de profonds bouleversements, ignorés du côté français, au sein du FLN. Des bouleversements provoquant des affrontements dont les premiers bénéficiaires seront Ahmed Ben Bella et Houari Boumediene au cours de l'été 1962, mais dont les conséquences se font sentir jusqu'à aujourd'hui.
Résumé : En 1962, un homme politique français de quarante-six ans rencontre à Hossegor, chez ses parents, une jeune fille de dix-neuf ans. La première lettre qu'il lui adresse le 19 octobre 1962 sera suivie de mille deux cent dix-sept autres qui se déploieront, sans jamais perdre de leur intensité, jusqu'en 1995, à la veille de sa mort. Les lettres de celui qui fut deux fois président de la République nous dévoilent des aspects totalement inconnus d'un homme profondément secret que chacun croyait connaître. Deux lettres, parmi des centaines, témoignent de la constance de cet amour. 15 novembre 1964 : "Je bénis, ma bien-aimée, ton visage où j'essaie de lire ce que sera ma vie. Je t'ai rencontrée et j'ai tout de suite deviné que j'allais partir pour un grand voyage. Là où je vais je sais au moins que tu seras toujours. Je bénis ce visage, ma lumière. Il n'y aura plus jamais de nuit absolue pour moi. La solitude de la mort sera moins solitude. Anne, mon amour". Et la correspondance prend fin le 22 septembre 1995 : "Tu m'as toujours apporté plus. Tu as été ma chance de vie. Comment ne pas t'aimer davantage ?".
Résumé : Il y a 30 ans, le mur de Berlin tombait, surprenant les Berlinois, les Allemands, le monde entier. Un an plus tard, l'Allemagne était réunifiée. Si une erreur de communication est à la source de ce bouleversement majeur, depuis longtemps déjà le bloc soviétique vacillait. Que s'est-il donc réellement passé cette nuit du 9 novembre 1989 ? Michel Meyer, alors journaliste à l'ORTF, était à Berlin. Comme tous les autres reporters, il ne s'attendait pas à ce que le mur s'effondre du jour au lendemain, et vécut cet événement fondateur de l'intérieur sans l'avoir anticipé... Ce témoignage exceptionnel sur les circonstances et les conséquences quasi immédiates, politiques et sociales, de la chute du mur, raconte et décrypte également le monde d'après, d'après la guerre froide et le communisme, d'après un continent coupé en deux, celui d'une société traumatisée par les totalitarismes, d'une Europe à reconstruire alors que la construction européenne est déjà bien avancée, de deux civilisations qui se rencontrent sans s'y être préparées. Sous quels auspices eut lieu la réunification ? Comment les dirigeants de l'époque, mais aussi les Berlinois et les Européens vécurent-ils ces moments charnières ? Que se passait-il alors en Russie ? aux Etats-Unis ? en Chine ? De 1989 à aujourd'hui, Mur de Berlin, le monde d'après brosse un portrait unique, inédit et finement documenté de l'Europe, et s'appuie sur des témoignages des grands témoins d'alors, journalistes, historiens, hommes politiques. Avec pour ambition d'envisager sereinement celle de demain.
Résumé : " A quarante-neuf ans, j'entrais dans l'aventure, comme un homme que le destin jetait hors de toutes les séries. " Rebelle pour les uns, traître pour les autres, le général de Gaulle est encore inconnu des Français lorsqu'il décide en juin 1940 de gagner l'Angleterre pour y organiser la résistance alors même que l'armistice est sur le point d'être signé. Au micro de la BBC, depuis les studios de Londres, il fait entendre une voix nouvelle, résolument dissidente, qui appelle tous les Français à poursuivre le combat, malgré la défaite. Dans un récit vivant et nourri d'anecdotes, Aurélie Luneau raconte la genèse et la portée de l'Appel du 18 juin, désormais l'une des grandes dates de l'histoire de France, un symbole qui a traversé le temps et surmonté les querelles partisanes. Chemin faisant, elle retrace au plus près l'aventure étonnante d'un homme seul et volontaire, passionnément épris de son pays.