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Traité de l'argumentation. La nouvelle rhétorique, 6e édition
Perelman Chaïm ; Olbrechts-Tyteca Lucie ; Meyer Mi
UNIV BRUXELLES
14,00 €
Épuisé
EAN :9782800413983
Ce Traité se rattache aux préoccupations de la Renaissance et, par-delà, à celles des auteurs grecs et latins qui ont étudié l'art de convaincre et les techniques de la discussion. Il passe largement les bornes de la rhétorique traditionnelle et envisage surtout les textes imprimés et les moyens discursifs d'obtenir l'assentiment. Les diverses espèces de discours, leur variation en fonction des disciplines et des auditoires, la manière dont les notions se modifient et s'organisent, l'histoire de ces transformations, les systèmes auxquels a pu donner naissance l'adaptation d'ensembles notionnels à des problèmes de connaissance fournissent ici un terrain de recherches d'une richesse incomparable. Les auteurs accordent une particulière importance à l'analyse des argumentations philosophiques, justement parce qu'elles sont censées s'adresser à des lecteurs sur lesquels ont peu de prise la suggestion, la passion ou l'intérêt. Parce qu'il décompose les raisonnements présentés aussi bien par les publicistes dans leurs journaux ou les politiciens dans leurs discours, que par les avocats dans leurs plaidoiries, les juges dans leurs attendus, les métaphysiciens dans leurs exposés, ce Traité de l'argumentation s'adresse non seulement aux logiciens et philosophes, mais aussi à tous ceux qui ont pris pour tâche de convaincre, à quelque titre que ce soit.
Perelman Chaïm ; Stengers Jean ; Devroey Jean-Pier
Résumé : Dans les années 1920, le libre examen fut confronté à de nouveaux adversaires séculiers dont les doctrines, qui niaient la liberté de l'esprit, se situaient en dehors ou même à l'opposé du champ religieux. Il lui faudra les années d'entre-deux-guerres et le conflit mondial pour prendre la mesure de ces défis qui déplacèrent les controverses du domaine de l'enseignement et de la science à celui des libertés démocratiques et de la morale. 175 ans après sa fondation, l'Université de Bruxelles, née d'une idée, doit s'interroger sur ses idéaux et ses principes avec les outils de la recherche, en envisageant le problème du libre examen sous un angle théorique et dans une comparaison dans le temps, au XIXe et au XXe siècle. Cette recherche doit être menée sur trois plans: pourquoi fut fondée l'Université libre en 1834? Comment le concept de libre examen a-t-il évolué depuis son apparition au XVIe siècle jusqu'à son affirmation à l'ULB en 1855? Comment l'ULB est-elle passée d'une attitude intellectuelle axée principalement sur l'anticléricalisme à une conception plus universelle du libre examen?
Qu'est ce qui fonde le raisonnement juridique ? Est-ce une transposition du syllogisme aristotélicien ou doit-il plus à l'argumentation dialectique ? Enfin quelle peut être la part du jugement de valeur dans le fait d'appliquer la loi ? Ces questions se posent de façon permanente dès que l'on s'intéresse au fait de dire le droit, de juger. Charles Perelman conduit une réflexion sur la logique juridique à partir des théories successivement mises en place depuis le début du XIXe siècle puis avec le développement récent d'une nouvelle rhétorique judiciaire, partagée entre le formalisme légal, gage de sécurité judiciaire et l'exigence de justice ou de justesse dans la décision.
La rhétorique n'est pas la discipline qui s'occupe essentiellement des figures de rhétorique : celles-ci ne sont plus qu'un outil parmi d'autres pour persuader et convaincre un auditoire. Dans toute sa généralité, elle constitue une théorie de l'argumentation, qui se sert de raisonnements qu'Aristote qualifiait de dialectiques. En ce sens la rhétorique, qui englobe la dialectique des Anciens, est le pendant de la logique formelle, car c'est l'instrument indispensable de toute pensée qui ne se réduit pas à un calcul. Toute délibération, toute discussion, toute controverse, toute présentation d'idées nouvelles qui fait appel à la raison, est obligée d'y recourir. En ce sens, la rhétorique conçue comme théorie de l'argumentation est l'instrument indispensable de toute pensée et de toute philosophie critique.L'étude des techniques d'argumentation, et de leurs présupposés, longtemps négligée par le rationalisme classique, d'inspiration mathématique, est présentée dans ses perspectives historiques et philosophiques.Résumant les thèses du Traité de l'argumentation, elle montre à la fois les raisons de la dégénérescence de la rhétorique, et les conditions qui contribuent à la renaissance d'une rhétorique rénovée.
Avions de combat, missiles, drones militaires, hélicoptères d'attaque, chars d'assaut, navires de guerre, etc. Pourquoi la France s'arme-t-elle parfois avec l'Europe, par des coopérations, et parfois sans l'Europe, par des programmes "Made in France" ou des importations des Etats-Unis ? Grâce a la conduite de plus de 150 entretiens, ce livre offre une plongée inédite dans la politique française d'acquisition de technologies militaires par laquelle l'Etat peut assurer la défense du territoire national et mener des opérations extérieures. L'auteur suit les ministres de la Défense, les chefs militaires, les ingénieurs de l'armement et les capitaines d'industrie aux manettes de ces décisions qui se comptent en dizaines de milliards d'euros et qui engagent l'Etat pour des décennies. Plus qu'une collusion de la classe dominante, voire un complot du complexe militaro-industriel, ce livre révèle les configurations évolutives des rapports de pouvoir. C'est l'histoire du clash des élites de l'armement.
Il faut remonter au premier millénaire de notre ère, jusqu'à ce qu'on appelle l'Antiquité tardive, pour comprendre notre monde, ses traditions, ses déchirements : c'est ce que fait Peter Brown dans cet ouvrage passionnant où il nous montre comment, entre 150 et c. 750 de notre ère, l'univers antique, centré autour du Bassin méditerranéen et jouissant jusque-là d'une remarquable homogénéité, se divise en trois sociétés fermées les unes aux autres : l'Europe catholique, Byzance et l'Islam. En 476, l'Empire romain n'est plus ; en 655, l'Empire perse a vécu. Mais il s'agit moins de décadence que de dissolution. Pendant des siècles cohabitent des esprits classiques fidèles à la Rome éternelle et des nouveaux venus qui forgent le Moyen Age avec des outils hellénistiques. Les statues qu'on sculpte à l'image des nouveaux aristocrates portent encore la toge alors que ceux-ci ont déjà adopté la chemise de laine et la cape venues du Nord ; l'instruction garde son pouvoir mais les compagnons des muses de naguère ont pris les traits d'évêques méditant sur la Bible. Ainsi changea le monde : loin des champs de bataille, moins sous la pression des "barbares" que dans les esprits et les actes de ceux qui le vivaient au jour le jour. Tout un quotidien que fait revivre Le monde de l'Antiquité tardive.
Résumé : Le Luxembourg actuel est une terre de culture très ancienne. Les premières traces d'occupation y remontent loin dans le Paléolithique. Depuis le temps des Trévires et des Romains, en passant par le Moyen Age et les Temps modernes, une tradition littéraire impressionnante montre comment les hommes apprirent à aimer cette région centrale de l'Europe, la cultivèrent et, depuis le XIXe siècle, firent enfin de leur patrie un Etat moderne et souverain. Pourtant, ce développement n'a pas traversé les siècles en ligne droite ni sans ruptures. N'épargnant ni la terre ni les hommes, la convoitise de puissants voisins, les phases tumultueuses de l'histoire européenne, les remous internes et la barbarie du national-socialisme, ont marqué l'histoire du Luxembourg. Cet instructif petit livre de Michel Pauly illustre avec maestria l'évolution du Luxembourg des origines à nos jours et prend donc aussi en compte les pays limitrophes et les régions voisines.
Dehon Catherine ; Hallin Marc ; Paindaveine Davy ;
Résumé : Ce livre a pour objectif de former à une utilisation active et pratique des méthodes statistiques inférentielles, tout en initiant les étudiants à la démarche théorique et mathématique sous-jacente. Il se veut accessible aux étudiants non mathématiciens de filières universitaires. Il présente les concepts et les techniques de base de l'inférence statistique en respectant un compromis équilibré entre un certain formalisme mathématique et un caractère plus appliqué au travers de nombreux exemples et exercices. L'ouvrage est constitué de deux parties. La première reprend les éléments de la théorie des probabilités indispensables au développement et à la bonne compréhension de l'inférence statistique. La seconde partie aborde, de manière systématique et rigoureuse, les problèmes d'estimation ponctuelle et par intervalle de confiance, les tests d'hypothèses, l'analyse de la variance et le modèle de régression linéaire, pour conclure par une introduction à la théorie de la décision.