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La dictature de Salazar face à l'émigration. L'Etat portugais et ses migrants en France (1957-1974)
Pereira Victor
SCIENCES PO
32,00 €
Épuisé
EAN :9782724612714
De 1957 à 1974, quelque 900 000 Portugais émigrent en France, dont plus de la moitié irrégulièrement. En 1975, la population portugaise de l'Hexagone atteint 750 000 personnes, formant la première communauté étrangère en France. Plus vieille dictature de droite en Europe, le Portugal de Salazar redoute les effets de la modernité, protège le pays des influences étrangères, résiste aux "vents du changement" qui se lèvent en Afrique et se referme sur lui-même. L'émigration, par son ampleur (10 % de la population), va devenir un défi pour le régime. Pour se maintenir au pouvoir, la dictature portugaise organise une politique d'émigration duplice et inefficace qui sert ses intérêts politiques, économiques, financiers et militaires. Elle empêche la population d'émigrer légalement et la contraint à la clandestinité en France. Pourtant, c'est en contournant l'Etat que les migrants pourront s'offrir de meilleures conditions de vie, contribuant activement à la modernisation, à la démocratisation et à l'européanisation "par le bas" du Portugal, à rebours d'une vision élitiste. Une histoire inédite et très documentée des migrants et des politiques de migration portugaises.
Recueil de Nouvelles, avec un Poème à la fin sur le temps qui passe, et où différents personnages sont dans des situations rencontrées au cours de la vie, avec une part fictive, et aussi parfois, où les nuances de l'imaginaire s'associent au domaine du fantasme.
Résumé : L'historien Victor Pereira propose une vision renouvelée de la Révolution des OEillets. Plus que le renversement d'une dictature par l'armée, cette révolution enclenche un profond bouleversement social et démocratique au Portugal et débouche sur l'indépendance de ses anciennes colonies. PRESENTATION DE L'OUVRAGE Au Portugal, il y a 50 ans, le 25 avril 1974, de jeunes officiers, soutenus par une grande partie de la population, renversaient l'Estado Novo, régime autoritaire mis en place par António de Oliveira Salazar en 1933. La fin de cette dictature de près de 40 ans signera également l'arrêt de mort d'un empire colonial européen majeur. Trop souvent réduite à un coup d'Etat pacifique qui ne dure que quelques heures, la Révolution des OEillets et ses conséquences (décolonisation, mobilisations sociales, quête d'une voie socialiste originale) sont encore mal connues. Cet ouvrage offre une synthèse actualisée du processus révolutionnaire portugais. Il analyse non seulement la dynamique révolutionnaire, les oppositions entre partis politiques et militaires, les inquiétudes diplomatiques (cette prise de pouvoir démocratique est aussi socialiste), mais aussi les différents mouvements sociaux qui tentèrent de transformer radicalement la société portugaise, pour enfin penser ensemble ces éléments qui le sont rarement.
La manière dont l'Allemagne traite ses habitants [... ] n'est pas plus notre affaire que ce n'est celle d'un autre gouvernement de s'interposer dans nos problèmes". Les mots de Robert Jackson, procureur en chef américain au procès de Nuremberg, sont sans ambages : la répression des crimes racistes commis par les nazis ne saurait ouvrir la voie à un examen international de l'ordre racial qui prévaut alors aux Etats-Unis. L'atteste la définition particulièrement corsetée du crime contre l'humanité adoptée en 1945. A partir d'une enquête sur les lawyers qui, outre-Atlantique, ont jeté les bases du procès, impulsé et conduit les débats, Guillaume Mouralis propose une relecture passionnante de Nuremberg. Il révèle le faisceau des contraintes professionnelles, sociales et culturelles qui ont lourdement pesé sur ce moment expérimental. Il s'interroge finalement sur son legs. Comment a-t-il été mobilisé dans les luttes afro-américaines pour les droits civiques, ou celles, ultérieures, contre la guerre du Vietnam ? Et comment ces appropriations militantes ont-elles marqué l'émergence d'un dispositif judiciaire international ?
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.
Résumé : La pratique diplomatique a connu plusieurs mutations majeures : elle n'est plus l'apanage de l'Etat et de ses agents, elle use d'instruments d'une technicité croissante, elle investit de nouveaux territoires de négociation. Ces changements ont suscité un regain d'intérêt pour l'analyse de la scène diplomatique par de nombreuses disciplines, de la science politique des relations internationales à l'histoire, en passant par la sociologie. Premier Manuel de diplomatie en langue française, cet ouvrage aborde toutes les dimensions de l'institution diplomatique au XXIe siècle, en la situant dans son évolution historique et en présentant ses aspects classiques comme ses nouvelles formes d'expression. Le livre s'organise en trois parties : vecteurs : bilatéralisme, multilatéralisme, négociation et médiation, nouvelles technologies de l'information et de la communication, diplomaties de clubs et de groupes, paradiplomatie, rituels et protocole ; acteurs : Etat, organisations intergouvernementales, régions (sub- et supra-étatiques), parlements et collectivités territoriales, individus ; secteurs : culture, entertainment, environnement, économie et entreprise, expertise, défense et humanitaire.
Autant que l'appartenance sociale, le parcours scolaire ou la formation, la vie au travail construit l'identité des individus. Il revient à Renaud Sainsaulieu d'avoir mis en lumière, dès les années 1970, l'effet culturel central de l'activité professionnelle, dans un ouvrage qui révolutionna l'école française de sociologie des organisations : L'Identité au travail. Pour éprouver la construction de sa propre identité au travail, Renaud Sainsaulieu vit l'expérience d'ouvrier d'usine, qu'il relate dans ce livre. Il mobilise en suite des protocoles d'analyse plus classiques, mêlant la sociologie et la psychologie, pour distinguer des cultures au travail - négociation, retrait, affinités, fusion. Il démontre ainsi que les organisations sont des lieux d'apprentissage et de définition de soi. Réalisée à une époque charnière de tertiarisation de l'économie, de renouvellement des structures d'encadrement et d'arrivée massive des femmes dans les emplois de bureau, l'analyse se prolonge bien au-delà de l'atelier ouvrier pour montrer, comme l'écrit Norbert Alter dans la préface de cette édition, que l'entreprise constitue "l'un des lieux de socialisation centraux du monde contemporain et de ce fait dispose d'une responsabilité sociale" . La réédition très attendue d'un ouvrage capital qui demeure la base de l'oeuvre d'une vie de chercheur engagé et dont les observations n'ont rien perdu de leur actualité.