Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Hélène ou le rêve impatient. Correspondances croisées (1919-1944)
Perdijon Jean
L'HARMATTAN
32,50 €
Épuisé
EAN :9782343136769
Il s'agit d'une abondante correspondance trouvée dans le grenier d'une maison familiale à l'occasion d'un déménagement : celle reçue par un père, qui avait lui-même recueilli les lettres conservées par son épouse et son beau-père. D'où un "journal à plusieurs voix" portant sur un quart de siècle (1919-1944). L'ensemble, avec ses notes et quelques photographies, a été organisé chronologiquement autour de la mère : après quelques marques de sa jeunesse, on donne la correspondance échangée avec son fiancé, avec son mari pendant les séparations au début de la guerre, avec son père le reste du temps, les lettres souvent drôles de son frère, les dernières lettres émouvantes de sa grande amie. Cette correspondance possède une évidente valeur de témoignage historique et sociologique (qui a été scrupuleusement respecté dans son ordonnancement), mais aussi une certaine valeur littéraire qui pourrait faire penser à un roman épistolaire, avec son alternance de sentiments et d'événements, très riches en cette période.
Pangloss enseignait la métaphysico-théologo-cosmolo-nigologie à Mademoiselle Cunégonde. Deux siècles après, Hugo Fausten enseigne la mathématico-physico-cosmologie. La science a-t-elle vraiment supplanté le mythe? Paul Caro dit que « la démarche prioritaire pour un discours de vulgarisation est de le rendre aimable. Ou inquiétant. L'important étant de l'intégrer dans un récit ». On peut penser aux réussites de Fontenelle ou de Gamow. Après avoir tenté cette démarche pour exposer les difficultés conceptuelles de la mécanique quantique, l'auteur présente cette fois les principes de la cosmologie relativiste, sous une forme encore en grande partie dialoguée. C'est le récit d'un séminaire qui se serait tenu dans un petit village des Hautes-Alpes, à l'occasion du jubilé du Professeur Fausten. Celui-ci énonce les contraintes de l'observation astronomique pour toute théorie de l'Univers et montre comment la Relativité et le Big Bang peuvent apporter une réponse. Mais il ne s'agit pas d'un catalogue d'affirmations aussi péremptoires que cosmiques: les raisonnements sont appuyés sur des calculs simples et les difficultés du modèle ne sont pas dissimulées. Enfin, la discussion est ouverte sur le problème de la création ou de l'éternité. Ce séminaire est l'occasion de décrire l'ambiance particulière à ce genre de réunion et de voir comment la science se dit et se fait: l'évaluation des chercheurs, le rôle du consensus, le jugement par les pairs, les ratés du Nobel. et bien d'autres choses, qui n'intéressent pas que les physiciens. Longtemps chercheur au Centre d'Études Nucléaires de Grenoble et toujours enseignant à l'école de physique de cette ville, Jean Perdijon a publié plusieurs livres techniques (dont un Que sais-je?), mais il s'est aussi intéressé à des thèmes plus généraux comme La mesure (Flammarion, 1998) et l'interprétation de la mécanique quantique (Relation d'incertitudes, PUG, 1991).
Résumé : "Un long silence suivit mes brèves remarques, et je me sentis gêné. Le gouffre entre les deux cultures ? scientifique et littéraire ? se creusait considérablement" (Heinz Pagels). Combien de physiciens n'ont-ils pas vécu cette expérience lors d'un dîner en ville ? Si la physique constitue un élément de la culture, elle doit pouvoir être critiquée comme n'importe lequel des beaux-arts. Or, c'est une science dure, qui rend difficile le dialogue entre profanes et professionnels. Les médias ont du mal à la comprendre, donc à la critiquer quand il le faut, et les physiciens ont le sentiment de ne pas être considérés comme des intellectuels à part entière, mais comme des spécialistes qui doivent rester cantonnés dans leur domaine : on se venge de ce qu'on ne peut critiquer en le rejetant de sa culture. Vous avez aimé les dessins de Sidney Harris sur les scientifiques ? Alors vous apprécierez ce recueil ! Le trait n'est certes pas aussi assuré, mais l'esprit critique y est tout aussi présent, comme dans le dialogue qui les lie : deux universitaires conversant dans un parc.
Résumé : L'efficacité de la science - comprendre notre environnement pour agir sur le réel en vue le transformer - repose sur l'application de grands principes dont la mise en oeuvre donne des résultats tangibles : la médecine tout comme la conquête de l'espace pourraient servir d'exemples parmi bien d'autres. Après une définition précise de ce que l'on entend par " principe " en physique, ce petit livre expose quels sont ceux qui régissent l'Univers, de l'infiniment petit à l'infiniment grand. Le plan correspond à la classification des principes de la physique, ceux qui sont proposés par l'esprit (les principes rationnels) puis ceux qui résultent de l'expérience (les principes expérimentaux).
Résumé : L'horizon est une notion à laquelle nous sommes quotidiennement confrontés : l'horizon terrestre, qui limite notre champ de vision, s'impose à notre perception du monde. Mais il ne s'agit là que d'un aspect de ce concept, de son sens propre habituel. Pris dans son sens figuré, l'horizon devient un " domaine qui s'ouvre à la pensée ". Il représente donc à la fois la démarcation entre le perceptible et l'inconnu, et entre le réalisable et le merveilleux. L'objectif de cet ouvrage est de présenter le concept d'horizon pris au sens propre comme au figuré et d'exposer les différents aspects qu'il peut revêtir à travers la physique, la philosophie, la métaphysique et la politique. C'est donc à un large " tour d'horizon " que le lecteur est ici convié.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.