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Annexer ? Les déplacement de frontières à la fin du Moyen Age
Péquignot Stéphane ; Savy Pierre
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753549500
On continue souvent, s'agissant du Moyen Age, de considérer comme intangible la souveraineté territoriale que dessinent les frontières. Or la pratique était moins définitive : il était en fait possible de déplacer les frontières et de rattacher un territoire à un autre espace politique. Qu'est-ce donc qui autorisait ce passage ? Comment pouvait-on s'arroger ce droit considérable de déplacer des frontières ? Il s'agit dans ce livre d'appréhender les fondements et le déroulement de l' "annexion" au bas Moyen Age, pour montrer le fonctionnement et les limites de l'ordre politique et territorial ancien. Il s'agit aussi, indissociablement, de questionner la pertinence de cette notion d' "annexion" comme processus continu et volontaire d'extension territoriale. L'historiographie récente a remis en cause la validité de ce modèle. L'enjeu essentiel paraît alors de déterminer les voies de la constitution territoriale et de l'inscription du pouvoir dans l'espace. Les contributions réunies ici examinent les déplacements des frontières du royaume de France dans cette perspective, avec des ouvertures comparatistes sur l'Italie, la péninsule Ibérique et l'Empire, du XIIe au XVe siècle.
Ce livre propose une enquête historique et exploratoire sur les enjeux, les usages et les conflits linguistiques liés aux négociations du Moyen Âge à l'époque moderne. Centré sur la diplomatie et le commerce, sur des moments de rupture, il réunit un ensemble d'études relatives à des négociations menées en Europe et autour de la Méditerranée, avec une ouverture comparative. Ces travaux examinent de façon critique la possibilité d'accéder aux réalités linguistiques des négociations passées, et avancent des pistes pour interpréter dans une perspective historique les sources disponibles. Ils identifient les obstacles linguistiques aux négociations et diverses méthodes pour les surmonter. Le recours à des intermédiaires est ici envisagé en contexte dans des cas bien documentés. Le volume s'attache également aux dynamiques linguistiques singulières à l'oeuvre dans les négociations. L'on peut ainsi s'écrire dans une langue de registre élevé et se parler dans une ou plusieurs autres langues selon les phases des tractations, selon les connotations recherchées. Les contributions éclairent enfin les enjeux liés aux choix linguistiques pour les négociations. Adopter une langue plutôt qu'une autre, s'exprimer ou non dans une langue " commune " : la décision dépend souvent de l'usage, mais aussi de rapports de forces, elle peut être négociée, et revêt parfois une dimension symbolique ou idéologique. C'est là l'objet d'une histoire de longue durée, auquel cet ouvrage voudrait contribuer.
Résumé : Cet ouvrage présente de manière claire et synthétique les acquis, les problématiques et les théories d'un domaine de recherche en pleine expansion : la sociologie de l'art. Il s'adresse aux étudiants en sociologie et d'autres disciplines, comme aux professionnels de la médiation culturelle et, plus largement, à tous ceux qu'intéresse la dimension sociale des pratiques artistiques.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.