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Pensées en archipel. De Madagascar aux Antilles
Genin Christophe ; Andrianaivoarivony Rafolo
IMPRESSIONS NOU
22,00 €
Épuisé
EAN :9782874499555
Pensées en archipel résulte de rencontres entre universitaires, poètes et artistes venus de Madagascar, de La Réunion, des Antilles françaises et de la région parisienne. Toutes et tous se sont voulus des voyageurs au long cours de la pensée, à l'instar de Jean Paulhan. Toutes et tous se sont fédérés autour d'un concept ? : l'Indianocéanie. Cette notion, géographiquement située mais humainement universelle, promue par l'humaniste Camille de Rauville, retrouve des échos dans la créolisation antillaise. Pouvait-on étendre au monde indo-océanien le principe de la pensée en archipel, thématisée par Edouard Glissant, sans réitérer de manière subreptice des paradigmes coloniaux ?? Si l'insularité est un fait géographique qui peut induire une mentalité singulière, elle est foncièrement une interprétation du monde, faite de représentations locales et d'interférences dans un réseau d'îles pour lesquelles la mer est un lien et non un obstacle. La lectrice ou le lecteur trouvera donc ici un ouvrage résolument interculturel, transversal, humaniste, s'appuyant sur des approches comparatistes et croisées, où sont articulées diverses sciences et disciplines critiques pensant les cultures matérielles et spirituelles ? : archéologie, arts plastiques, esthétique, ethno-esthétique, études cinématographiques, études culturelles, études littéraires, médiation culturelle et philosophie de la culture. Tout cela en regard d'artistes nationaux et internationaux (poésie, peinture, installation, sculpture, musique), à la fois enracinés dans le récit de leur territoire et ouverts aux grands vents de l'histoire mondiale.
Résumé : Dans ce livre, les Savoyards partagent ce qu'ils ont de plus précieux : leurs traditions familiales et leur savoir ancestral, des recettes jalousement gardées, transmises de génération en génération. On y verra que les grands "classiques", fondue, raclette, tartiflette, sont en fait plutôt modernes et l'on y découvrira les vrais trésors de la cuisine traditionnelle, gourres, fricassées, rissoles. On apprendra à fabriquer la tomme et à faire la différence entre le farçon et le farcement. On préparera le pâté et le saucisson et l'on choisira le meilleur bois pour les mettre à fumer comme avant. On y découvrira également des recettes de chefs, alliant innovation culinaire et ingrédients traditionnels. Ce livre est aussi un album d'images des Savoyards d'hier et d'aujourd'hui. On accompagnera les familles à l'alpage, on apprendra les métiers qui se perpétuent à travers les siècles. On y trouvera les souvenirs de plusieurs générations, correspondant à des époques différentes d'un passé pas si lointain et pourtant tellement différent. Un livre qui nous fait aimer le Val d'Arly et comprendre les hommes et les femmes qui y vivent.
Résumé : Une femme s'expose, se met en scène et prend la parole. Une artiste paraît. Cette féminité fait corps avec son art. Elle est la proclamation d'une identité. Pour exister au regard des autres, elle se donne un nom : Miss.Tic. Cette artiste se joue avec humour du désir et de ses images de séduction stéréotypées. Son oeuvre est l'affirmation d'une femme d'esprit contre toutes les formes de soumission. Christophe Genin, par cet essai, veut cerner l'originalité de Miss.Tic, artiste polymorphe qui allie le mot et l'image, l'aphorisme et le graphisme, et dont la technique particulière - le pochoir - lui permet de passer du poème au dessin, des arts plastiques au design, du musée à la communication visuelle. L'originalité tient également à ce jeu sur le genre féminin, auquel il convient de rendre justice. Miss.Tic, femme de l'être, est la première étude publiée sur Miss.Tic, nourrie de nombreux entretiens avec l'artiste et de photographies originales. Cette édition revue et augmentée couvre l'ensemble de son oeuvre, de 1985 à 2014, en analysant ses diverses formes artistiques, des premiers pochoirs de rue aux dernières toiles, des poèmes aux affiches, et en s'intéressant à l'évolution Rti de son statut social, de l'illégalité vers la reconnaissance officielle.
La notion de genre est mise en regard du concept de sexe, dont on défend la pertinence politique et d'égalité comme horizon d'une émancipation, d'un bien vivre-ensemble. De nombreux champs sont couverts, de la philosophie politique aux arts contemporains en passant par la théorie littéraire ou la muséologie. Les rapports entre sexe et genre sont remis en perspective historique des anciens Grecs à la pensée politique contemporaine. Parole est ici donnée à Geneviève Fraisse, ainsi qu'à de jeunes talents.
Résumé : Même si le street art c'est indéniablement devenu une part importante du marché de l'art et un renouvellement de notre univers visuel, il continue de témoigner d'une intelligence de la rue comme rendez-vous de la variété humaine. Des mots d'amour, jetés à même le sol, aux fresques monumentales, des oeuvres à petit budget aux enchères internationales de haut vol, il s'agit d'un phénomène planétaire et contradictoire. Il court dans tous les pays, des plus développés aux plus pauvres, des plus sages aux plus turbulents. Ce phénomène donne lieu à des interprétations contradictoires, des débats d'école qui reposent le plus souvent sur une vision parcellaire. Opposer le graffiti au street art semble relever plus d'une querelle de parts de marché que d'une distinction ontologiquement fondée. Dans nos sociétés policées et policières qui font de la rue un espace sous surveillance, un lieu de contrôle insidieux pour homogénéiser les comportements et anticiper toute forme de dissidence, l'art urbain réintroduit du grain, de la disparité, de la surprise et des rencontres, redonnant des occasions de mélange et d'échange. Il redonne à nos trajectoires, à nos humeurs, à nos songes cette part d'imprévisibilité, et par là même d'incertitude, où flotte un air de liberté.
Gotlib nous a quittés le 4 décembre 2016. Sa disparition a suscité une cascade d'articles dans la presse, montrant bien l'impact que son oeuvre a eu sur au moins deux générations de lecteurs. Le fait que tous ses livres soient disponibles et constamment réédités en est un autre témoignage sûr. Cependant la littérature secondaire disponible sur Gotlib n'est pas à la hauteur de l'immense humoriste et rénovateur de la bande dessinée qu'il a été. On trouve surtout des recueils d'hommages, des écrits de circonstance et des approches biographiques, mais finalement peu de travail critique. La forme de l'Abécédaire est particulièrement appropriée pour tenter d'embrasser la totalité d'une oeuvre très dispersée, qui a connu des périodes très différentes, des supports de publication multiples, et qui comprend plusieurs collaborations importantes - sans oublier que Gotlib n'a pas été seulement un auteur, mais aussi un directeur de magazine, mentor de toute une génération de dessinateurs. Richement illustré, cet Abécédaire composé de soixante-neuf articles décrit l'oeuvre de Gotlib en étendue, en retraçant la généalogie et le caractère propre de tous ses personnages importants, et l'interroge dans ses dimensions narrative, comique, graphique, sociologique, transgressive, autobiographique, psychanalytique, voire politique.
Qui était " René avant Magritte " ? Une énigme, que personne, jusqu'ici, n'avait cherché à éclaircir. C'est ce qu'a voulu découvrir Jacques Roisin, au cours de l'investigation qu'il a menée pendant treize années (de 1985 à 1998), en rencontrant les témoins encore vivants de la jeunesse du peintre et en fréquentant les lieux de ses vingt-huit premières années. Le compte-rendu de ce travail colossal de recherche a été rédigé sur le ton d'une enquête policière. Le récit nous fait revivre, dans le cadre du " Pays noir " de Charleroi puis à Bruxelles, ses frasques cruelles avec ses frères, sa fascination pour les images, ses lectures et ses séances de cinéma muet, les circonstances du suicide de sa mère - tout ce passé dont le peintre refusera toujours de parler - et, enfin, sa rencontre avec un peintre dans un cimetière et le choc de la découverte du Chant d'amour de Giorgio de Chirico. Tout au long de ce livre, vivant comme un reportage, passionnant comme un roman, apparaît en filigrane l'esprit subversif d'un " Ceci n'est pas une pipe ", véritable manifeste surréaliste, en germe dans l'enfance et la jeunesse turbulentes de René Magritte. Les innombrables témoignages de première main, recueillis auprès de ceux qui ont bien connu le jeune René, étayent l'enquête de terrain et permettent d'éclairer d'un jour totalement nouveau une oeuvre qui ne cesse de nous interpeller. De nombreux documents iconographiques, eux-mêmes inédits, concernant René, sa famille, son quartier, les lieux et les gens qu'il a fréquentés, enrichissent l'intérêt de la lecture. Le portrait de René minutieusement recomposé par Jacques Roisin nous apparaît comme la face cachée du peintre Magritte.
Résumé : Pendant la Seconde Guerre mondiale, dans le camp de concentration de Stutthof, une femme du nom de Flora dirigeait un théâtre de pain. Avec une partie de sa maigre ration, elle modelait de petites figurines. Le soir, en cachette dans les toilettes, elle et quelques prisonnières animaient ces acteurs de mie devant des spectateurs affamés et promis au massacre. Où qu'il soit, quelle que soit l'époque, l'être humain est entouré d'histoires et a besoin d'histoires. Cela lui est aussi vital que l'oxygène. Depuis plus de vingt ans, il existe un livre qui parle de ce besoin : La Dramaturgie d'Yves Lavandier. Un livre devenu culte dans les milieux professionnels. La Dramaturgie se présente comme l'équivalent contemporain de La Poétique d'Aristote. C'est donc un traité sur les mécanismes du récit, leur raison d'être et leur signification. Mais alors que le philosophe n'avait que les pièces grecques pour illustrer son ouvrage, Yves Lavandier peut s'appuyer sur un répertoire beaucoup plus riche, puisant ses nombreux exemples dans le théâtre, le cinéma, la télévision, les contes et la bande dessinée. La Dramaturgie fait aujourd'hui l'objet d'une nouvelle édition aux Impressions Nouvelles. Yves Lavandier a révisé son livre pour l'occasion. Il s'adresse en priorité aux dramaturges et aux scénaristes (débutants comme professionnels), mais il intéressera tous les partenaires des arts du récit, acteurs, producteurs, metteurs en scène, dessinateurs, et même les spectateurs curieux de mieux comprendre le théâtre, le cinéma ou la bande dessinée, et les rapports que ces arts entretiennent avec la vie.