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Gabineau-les-bobines
Pennequin Charles
POL
18,00 €
Épuisé
EAN :9782818046319
Depuis combien de temps Gégène n'a pas vu son copain Gabineau ? Lulu prétend que ça fait un bon moment qu'il cherche à le revoir. C'est même plutôt elle qui parle de ce bonhomme mystérieux, alors qu'elle avoue également ne l'avoir jamais rencontré. Gabineau serait un ami d'enfance, ou alors il s'agirait d'un ancien collègue, un copain de caserne... En tout cas, Gégène arrive dans la ville de son ami, mais il ne bouge pas de la 4L de Lulu. Il préfère attendre dans la voiture plutôt que de se perdre dans Malakoff. Peut-être Gégène se demande si Gabineau habite encore ici ? Peut-être son copain vit maintenant à Melun et fait office, comme l'imagine son fils Charlie, de chef secrétaire bossu et un peu spécial ? Peut-être ce Gabineau a fait l'Algérie et a connu un pied-noir surnommé la Tchitchette, quand celui-ci était enfant, ou plutôt à l'époque adulte, quand il a eu cette fille que tout le monde surnomme maintenant Mimille ? Peut-être aussi Gégène s'en contrefout tout bonnement et préfère se rouler une cigarette, avec son "toubaque" , dans la 4L de Lulu en attendant que ça passe.
Comme stratégie formelle, Bibine choisit une alternance visuelle forte, un battement du souvenir quasi physique. Les faits se succèdent en phrases sans ponctuation. Le "je me souviens" est une longue longue traîne d'éléments disparates, du factuel à l'impalpable avec La Famille comme entité tentaculaire de cette accumulation rythmée. En ouverture, un dessin crayonné. Le père et le fils, main dans la main, surplombant les terres du haut d'une montagne. (Laure Limongi, Cahier Critique de Poésie n°7)
Résumé : Qu'est-ce que c'est qu'un exozome ? Disons que c'est un homme, c'est l'homme, c'est l'humanité telle que la voit Charles Pennequin : grandiose et dérisoire, triviale et sublime, gueulante et prostrée, stupide et géniale. C'est l'homme en soi et hors de soi, l'autre et soi-même à la fois... Ce livre tout autant fait pour être déclamé que pour être lu silencieusement est une suite de textes liés plus ou moins les uns aux autres : ils racontent des histoires, ou plutôt des commentaires d'histoire, ils vitupèrent le genre humain dans une sarabande verbale endiablée et colorée, pleine de colère et d'amour. Il y est beaucoup question de littérature, de ce qu'elle peut et ne peut pas, de ses pouvoirs infinis et de sa faiblesse inhérente.
Résumé : "J'essaie peut-être de dire une chose impossible : être où je ne suis pas, parler avec les morts, aimer une inconnue. J'essaie, penché sur l'image, de fixer le point où la fiction prend corps. Des histoires liées à la photographie, au cinéma, à des images qui hantent la mémoire ; des récits en train de s'écrire, des enquêtes en train d'être menées, des scènes en train de se filmer ; des études de cas : Antonioni, Gus Van Sant, Chris Marker, Giacometti, Stendhal, Duras¿ Au fond de toute image, de tout récit, il s'agit avant tout de saisir l'absence, d'écrire la disparition". Bertrand Schefer.
Résumé : "Un crime a été commis et c'est passionnant, on voudrait savoir qui a fait ça, qui a pris sur soi pour faire ça parce que ce n'est pas un acte banal, même pour un assassin, de tuer quelqu'un. Et dans une scène pornographique aussi, on est avide de se tenir au courant, qui fait quoi et pour quel bénéfice. Et dans un conte de fées, qui des fées, des princesses ou des animaux tire le plus de plaisir et de souffrance ? Et ma place au milieu de ça, moi, qui que je sois ? "
On peut tout exposer : quelques bibelots du second Empire, un recueil de photographies, un boudoir d'outre-tombe, une héroïne célèbre pour sa beauté, sa fatuité et sa fin lamentable. On peut tout exposer : une femme à la place d'une autre, la peur de son propre corps, une manière d'entrer en scène, l'ivresse de la séduction, un abandon, des objets qui rassurent, une ruine.