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Littérature et modernisation au Brésil
Penjon Jacqueline ; Pasta José Antonio
SORBONNE PSN
18,00 €
Épuisé
EAN :9782878542929
La modernisation au Brésil se confond avec la constitution du pays. La forme qu'elle y assume se dessine de façon décisive au moment même de l'Indépendance en 1822 et se reproduit en tant que modernisation conservatrice tout au long des deux siècles suivants. C'est ainsi qu'elle donne le sentiment d'osciller entre un changement qui ne respecte que peu de limites et la persistance du passé. Cette modernisation à la fois vertigineuse et toujours incomplète a souvent été dramatique, faisant parfois disparaître les marques qui auraient permis de l'évaluer. La conscience culturelle perd alors pied lorsque l'on envisage la portée et le sens des transformations qui l'affectent. La meilleure littérature brésilienne n'a jamais cessé de travailler ces formes contradictoires. C'est sous cet angle que les examinent deux équipes française et brésilienne, dans le cadre d'un accord Usp-Cofecub, en essayant de mettre en lumière les rapports qui s'établissent entre la forme littéraire et le processus social. Elles se sont concentrées sur certains moments où ce rythme particulier se donne à voir avec plus de netteté : le début de la République, l'immigration et l'industrialisation des années 20 puis les transformations post-1945. Trois axes thématiques ordonnent la quinzaine d'études contenues dans le présent volume : regards sur la ville, écriture et idéologie, lyrique et modernité.
La littérature portugaise du XVIe au XVIIIe siècles permet d'établir de nombreuses passerelles culturelles entre le Portugal et l'Espagne ou des mondes plus lointains grâce à l'humanisme qui imprègne les esprits de cette époque. Bilinguisme, rhétorique, rejet d'une union ibérique, vision d'une Chine utopique, rapprochement au siècle des Lumières, etc, sont illustrés par Frei Heitor Pinto, Antonio Ferreira, Fernao Mendes Pinto, Frei Manuel das Chagas, etc. Langue, traduction et poésie constitue le second axe autour duquel s'ordonnent les études contenues dans ce recueil ; enrichissement du lexique portugais, mécanismes de la traduction depuis l'âge classique jusqu'à nos jours, poésie angolaise et brésilienne. Le livre est un hommage au Professeur Anne-Marie Quint qui a formé des générations de lusitanistes. Ses collègues et anciens étudiants ont tenu à lui manifester ainsi leur gratitude et leur amitié, en explorant des thèmes auxquels elle-même a consacré une grande partie de ses propres travaux.
Résumé : Second volet des études consacrées à l'excès dans le monde lusophone, ce recueil examine dépassement, hors-limite, " surenchère du même " et déconstruction des structures grammaticales dans la fiction, la poésie, le théâtre et le cinéma. Les articles concernant le Portugal s'attachent surtout aux débordements de la veine satirique et en évaluent les enjeux. Les poèmes baroques de D. Tomàs de Noronha tout comme les Novelas Exernplares de Gaspar Pires de Rebelo présentent l'éclatement des règles et des limites de la langue alors qu'une satire excessive détruit l'effet de réel chez Camilo Castelo Branco ou institue une " autoréalisation cathartique " pour José Rodrigues Miguéis. Catharsis et pathos s'érigent en techniques dans la tragédie romantique de Garrett tandis que l'excès référentiel et intertextuel caractérise la poésie de Vasco Graça Moura. Les études sur le Brésil se penchent davantage sur le langage, la transgression parémique, discursive, sociale et sur la rhétorique. Digression et métalepse marquent le roman-feuilleton, la représentation idyllique du héros et de la nature caractérise l'indianisme de José de Alencar. Ce ne sont que débordements de langage, de forme et de représentation que l'on retrouve chez Màrio de Andrade, Joao Guimaraes Rosa ou Samuel Rawet. Enfin, féminité, dynamisme et mort, synthétisent l'esprit baroque des films adaptés du théâtre de Nelson Rodrigues.
Résumé : C'est l'influence de l'homme sur le paysage et l'action du paysage sur les sens qu'explore ce troisième volet des études du Centre de recherche sur les pays lusophones. En effet, le paysage peut être vu comme " un ensemble de formes qui, à une période donnée, expriment les héritages que représentent les relations successives entre l'homme et la nature " nous dit le géographe brésilien Milton Santos. L'Afrique se trouve à la croisée de deux regards, europén, de Maria Velho da Costa, dans une sorte de dialogue manqué et cap-verdien, sous la plume de Germano Almeida où l'homme s'impose dans ses relations avec l'espace. Camilo Castelo Branco, Jorge de Sena et Màrio de Carvalho donnent à voir un paysage portugais sensitif ou mythique, questionnement de l'identité. Prose, poésie et théâtre signés Simào Travassos, Joào Guimarâes Rosa, Milton Hatoum, Marcos Siscar et Câssio Pires rendent compte d'un Brésil enfer vert ou urbain lié à une quête identitaire.
On ne regarde pas seulement avec son savoir mais avec toute sa vie "écrit Maurice Merleau-Ponty. La représentation du paysage ne peut se réduire à la seule perspective de la vision. Les études réunies dans ce volume analysent récits et poèmes signés Almeida Garrett, Aluisio Azevedo, Miguel Torga, Lidia Jorge, Joao de Melo, Antonio Ramos Rosa, Eugénio de Andrade, Sophia Andresen ou même paroles de chansons brésiliennes et donnent à voir un paysage où s'impriment états d'âme, affectivité, expériences polysensorielles et imaginaire. A côté de cet intimisme, l'exaltation du paysage permet la construction de l'identité d'un pays, d'une nation, comme dans le cas du Brésil..."
Résumé : Ecrire la muséologie, c'est pouvoir la raconter, la discuter, la faire évoluer, mais surtout la penser, s'interroger sur la manière dont le champ muséal se développe et se transforme. Cet ouvrage présente, pour la première fois, les principaux acteurs et domaines de recherche liés à la muséologie, ses méthodes (constitution de corpus, enquêtes, analyses expographiques) et les modes de communication généraux (articles, mémoires, monographies) ou spécifiques (expositions) qui lui sont associés. Il constitue un outil indispensable pour réaliser un mémoire ou une thèse en muséologie. Il s'adresse donc aux étudiants comme aux professionnels désireux de mieux comprendre la manière dont la recherche structure l'activité et l'évolution des musées.
Ce livre ouvre une réflexion, dans le champ de l'esthétique, sur les ressources de l'écriture pour mener une analyse de film. Il s'agit moins d'exposer une méthode que d'étudier les conditions et les processus permettant de rendre compte de l'expérience sensible des oeuvres dès lors que style, composition, fonction poétique du langage ne sont pas apparat ou ornement, mais, simultanément, conduite, pratique et manifestation de la pensée. D'autres écritures analytiques, qui mobilisent des outils sonores et visuels, sont également abordées. Essai filmique, expérimentation numérique ou carte interactive, leurs formes multiples et suggestives continuent de s'inventer, comme autant de propositions performatives et de cheminements à même la matière des sons et des images. C'est l'ensemble de ces gestes d'écriture de l'analyse que cet ouvrage explore.
Bien que la question féminine soit un thème actuellement très débattu dans divers domaines scientifiques, Marginalités au féminin dans le monde lusophone est le premier ouvrage publié en France entièrement consacré à la question de la marginalité de la femme dans les différents pays de langue portugaise à divers moments de leur histoire. Ce volume réunit vingt-trois études d'universitaires renommés, français et étrangers, et couvre les domaines de la littérature, des sciences humaines et sociales ainsi que des beaux-arts sur une période qui s'étend du XVIe au XXIe siècles. Visant un vaste lectorat, pas uniquement universitaire, Marginalités au féminin dans le monde lusophone a été élaboré sous la direction de Maria Cristina Pais Simon.
Entre le XVIIIe et le début du XXe siècles, la presse, les éditeurs et les salons parisiens lancent des auteurs russes en Europe et rehaussent leur réputation dans leur patrie. Les succès des lettres propagent l'image positive de l'Empire. Quelles stratégies politiques, éditoriales, mais aussi mondaines doivent déployer écrivains, intellectuels et diplomates russes en France afin de conquérir l'opinion publique française ? Sont analysées, plutôt que la réception des oeuvres, les manoeuvres qui contribuent à programmer une fortune littéraire, et la part respective qu'y prennent écrivains, éditeurs, traducteurs, journalistes et diplomates. En contribuant à repenser les mécanismes de la sociologie littéraire, c'est un volet inédit des relations littéraires franco-russes que l'ouvrage révèle.