L'année 2006 marque le centenaire de la naissance de Boubou Hama (1906-1982) qui est pour le Niger une personnalité de premier rang. Formé à l'Ecole Normale William Ponty de Gorée en 1929, premier instituteur nigérien, il entre dans la vie politique en 1946. Son parti connaîtra une lente et difficile ascension jusqu'à l'indépendance : Boubou Hama sera, de 1958 à 1974, Président de l'Assemblée Nationale. Auteur de plus d'une quarantaine de livres, d'un très grand nombre de manuscrits, de plusieurs centaines d'articles dispersés dans les revues et journaux, et d'autant de discours et de prises de parole dans les diverses assemblées où il a travaillé, son oeuvre est tout à fait considérable mais jusqu'à présent non encore inventoriée. Pire : suite au coup d'Etat d'avril 1974, Boubou Hama est tombé dans un oubli inquiétant et regrettable, qui prive les Nigériens de leur propre héritage. Si dès mars 1989 un premier séminaire officiel sur Boubou Hama s'est tenu à Niamey et si un grand prix Boubou Hama, décerné tous les deux ans (mais déjà suspendu), a été instauré, la réappropriation de ce personnage imposant par la communauté nigérienne n'a pas encore été vraiment opérée. Comme l'année 2006 a été déclarée par les plus hautes autorités de l'Etat "Année Boubou Hama", un travail collectif de re-mémorisation paraît désormais possible. Le présent document, qui inaugure une série, reprend le séminaire de mars 1989, auquel participèrent Jean Rouch et Mamani Abdoulaye, tous deux décédés depuis. La qualité des débats qui s'y déroulèrent mérite cette publication des Actes, dix-sept ans plus tard, bien que l'enregistrement de l'époque laisse à désirer ! L'ouvrage constitue une sorte d'introduction à Boubou Hama et une invitation à sa lecture et à son étude sans lesquelles une réintégration de l'auteur dans sa communauté ne saurait être possible. Mais l'oeuvre de Boubou Hama et le souffle qui l'anime dépassent largement le cadre localisé du Niger, puisqu'ils se fondent sur le principe de l'unité de l'espèce humaine et sur une histoire orientée par des valeurs communes, en sorte que, au-delà de l'ancrage culturel de l'oeuvre, tout un chacun y trouve matière à réflexion.
Ce volume présente des entretiens réalisés en 1993 avec onze auteurs ou hommes de culture. La génération des années 1930 est représentée par Mahamadou Halidou Sabbo, enseignant, auteur de romans, et par Diouldé Laya, sociologue, qui s'est activement intéressé à la littérature orale et aux langues nationales, son poste de directeur du CELTHO lui ayant d'ailleurs permis de favoriser toutes les initiatives dans ce domaine. De la génération des années 1940, on lira les entretiens avec : André Salifou, historien, auteur de théâtre (mais, qui, depuis cette époque, a publié dans d'autres registres littéraires et est devenu une personnalité politique) ; Mamane Maïdo, enseignant, passionné de haoussa, sa langue maternelle dans laquelle il écrit des pièces de théâtre ; Diado Amadou, auteur de Maïmou ou le drame de l'amour, qui eut en son temps un réel succès populaire, qui occulta un peu ses autres oeuvres (nouvelles, poèmes) ; Abdoua Kanta, auteur de nouvelles et de divers scénarii, est sur-tout connu pour Lélée qui eut des adaptations pour la littérature jeunesse et le cinéma ; Yacou Karanta, poète dont la vie fut particulièrement mouvementée. La génération suivante s'est illustrée grâce à Mamane Sani, enseignant, qui doit sa notoriété à la transposition des chants et musique traditionnels dans le registre musical moderne, et à trois écrivains, Salif Dago, Moussa Mahamadou et Kangaï Seyni Maïga auteurs de nouvelles publiées collectivement sous le titre La calebasse renversée.
Jeff Foster suggère qu'il n'existe que l'apparence de la vie, sans individu en son centre, qui puisse jamais s'échapper même s'il le voulait. Toute la recherche spirituelle ne serait rien d'autre qu'un jeu que nous jouons avec nous-mêmes, le jeu cosmique. Nos efforts pour trouver l'illumination spirituelle, dans le but d'échapper à la souffrance et de faire que ce monde ait un sens, tournent court le plus souvent. En fait, ces efforts ne font que renforcer le sentiment de séparation et de manque qui nous hante. Ici, au beau milieu de notre vie, la liberté et l'illumination sont toujours présentes, toujours disponibles. Êtes-vous prêt à recevoir ce message ?
Résumé : "L'erreur que l'on commet le plus souvent à propos de libération, c'est de croire qu'il s'agit de quelque chose qu'un individu peut acquérir. En réalité, la libération est une perte - la perte du sens qu'il y a jamais eu un individu séparé, un individu qui aurait pu choisir de faire quelque chose pour atteindre cette libération. Lorsqu'il est vu qu'il n'y a pas de séparation, le sens de vulnérabilité et de peur attaché à l'individu disparaît, et ce qui reste, c'est l'émerveillement de la vie qui se présente? Lorsque la sensation d'avoir le contrôle de sa vie et de devoir la prendre en charge disparaît, la vie est vécue tout simplement, une détente prend place. Il apparaît une sensation de facilité, d'aisance, devant tout ce qui se présente, et il n'y a plus l'envie de "saisir" ce qui pourrait advenir." Richard Sylvester
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.