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Le fait Nation: au creuset des formes. Marché, Peuple, Classes sociales
Peloille Bernard
INCLINAISON
15,00 €
Épuisé
EAN :9782916942766
On assiste depuis quelques années à la profusion de débats autour de la notion "d'identité" nationale". Ces débats ne peuvent trouver sens que si l'on dispose d'une conception claire de ce qu'est une nation. "Qu'est-ce qu'est une nation ? ", très ancienne question récemment renouvelée, souvent abordée sous le seul angle des idées ou de l'imaginaire. Sans négliger l'apport des conceptions - savantes et communes - portant sur la nation, Bernard Peloille s'interroge sur l'objet socio-historique lui-même, dans sa complexité. En l'absence d'un tel questionnement on en peut saisir la signification des représentations qui en sont faites. la nation, pour l'auteur, est d'(abord un mode de groupement humain de "forme" spécifique, distinct d'autres modes de groupement humain : communautés primaires, tribus, Cités, Empires, antiques ou modernes. La nation n'est pas un pré-donné originel, elle ne s'inscrit pas au sein d'un continuum allant des sociétés segmentaires aux formation sociales modernes. Elle n'est pas davantage le pur produit de réalités connexes, tels l'Etat ou les institutions politiques, qui sont à considérer en tant qu'objet distincts, de forme propre. Dans ce recueil d'articles, pour partie inédits, le fait nation se présente comme fait global concret, s'inscrivant dans une temporalité historique déterminée, fait évolutif et dialectique délimité dans le temps et dans l'espace, configuration spécifique de facteurs économiques, sociaux, politiques. Seule l'analyse multi-dimensionnelle qui est proposée se révèle à même de rendre compte de cet objet complexe, l'insistance étant portée sur la place éminente allouée aux déterminants économiques structurants - les modes de production et d'échange - souvent occultés ou négligés dans l'analyse du fait nation. Voir Pascal Ory, Qu'est-ce qu'une nation ? 2020
Positionnement politique en temps de crise, Sur la réception du fascisme italien en Espagne 1922-1929. Qu'est-ce que s'orienter en temps de crise ? La question se posait à la sortie de la Première Guerre mondiale, qui déboucha sur des révolutions couronnées par la prise de pouvoir en Russie, étouffées par une réaction violente en Allemagne, en Espagne, en Italie. Dans ce dernier pays naquit un phénomène particulier, le fascisme, comme sortie de crise et réponse aux aspirations socialistes. A ce titre, il fut observé de près par tous les courants de l'opinion européenne. A travers le cas espagnol et l'étude de la réception du fascisme italien à la fin de la période de la Restauration (1876-1923) et notamment sous la dictature du général Primo de Rivera (1923-1930), on peut tirer des enseignements quant aux aspirations de l'orientation politique des divers courants de l'opinion éclairée. Privée de ses derniers restes d'empire colonial en 1898, et à la faveur des capitaux rapatriés à Cuba, l'Espagne tente à la veille de la Grande Guerre de se hisser dans la cour des puissances capitalistes à une époque de concurrence effrénée due à la fermeture des marchés. Comme l'Allemagne, comme l'Italie, exclues de la conquête des colonies, elle réclame un repartage des zones d'influence mondiales. Le système libéral de la Restauration sous lequel elle se trouve offre au peuple moins de garanties politiques et de bénéfices que d'atteintes à ses droits, ce qui le discrédite au même titre que la corruption du système électoral. A pratiquement un siècle de distance, comment ramener autant que faire se peut le regard de l'historien et de l'observateur à la hauteur des événements qui ont suivi la Première Guerre mondiale ?
L'indépendance catalane en question. "Depuis un quart de siècle, les gouvernements de l'Espagne ont été suspendus aux vibrations catalanes", écrivait en 1923 de Romanonès, ancien président du Conseil espagnol. Aujourd'hui encore, le devenir de la Catalogne agite toute l'Europe. Découvrez l'histoire des démêlés, conflits mais aussi - et surtout - des tractations permanentes entre cette région et le reste de l'Espagne, depuis les rois d'Aragon jusqu'à Puidgemont, en passant par l'éphémère république catalane et le franquisme. Un petit livre qui propose des repères essentiels pour comprendre les enjeux géopolitiques, économiques, linguistiques, institutionnels et identitaires de l'indépendance catalane.
Au travers d'une étude de conceptions de la nation formées au sein de conjonctures historiques distinctes, l'auteur analyse la question de la prise en charge de la nation par les classes à vocation hégémonique. L'ouvrage contribue à éclairer plus généralement le rapport entre nation et classes sociales. Nullement contingent ce rapport organique est déterminé par le positionnement de ces classes dans le mouvement social historique, positionnement caractérisable en l'occurrence, comme capacité ou incapacité d'une classe de figurer, en et par elle-même, réellement l'intérêt général de la formation sociale nationale, de la communauté d'individus historiquement construite formant nation. Bien que la question ne soit pas explicitement traitée, on percevra aisément à quel modèle de conception on peut référer l'état actuel de la nation française : les modèles des classes historiquement progressives ou le modèle d'une classe érigeant depuis des lustres, plus ou moins librement, son épuisement historique en mobile légitime de déconstitution de la formation nationales.
Au travers d'une étude de conceptions de la nation formées au sein de conjonctures historiques distinctes, l'auteur analyse la question de la prise en charge de la nation par les classes à vocation hégémonique. L'ouvrage contribue à éclairer plus généralement le rapport entre nation et classes sociales. Nullement contingent ce rapport organique est déterminé par le positionnement de ces classes dans le mouvement social historique, positionnement caractérisable en l'occurrence, comme capacité ou incapacité d'une classe de figurer, en et par elle-même, réellement l'intérêt général de la formation sociale nationale, de la communauté d'individus historiquement construite formant nation. Bien que la question ne soit pas explicitement traitée, on percevra aisément à quel modèle de conception on peut référer l'état actuel de la nation française : les modèles des classes historiquement progressives ou le modèle d'une classe érigeant depuis des lustres, plus ou moins librement, son épuisement historique en mobile légitime de déconstitution de la formation nationales.