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6 février 1934. La République en flammes
Pellissier Pierre
PERRIN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782262015237
6 février 1934... La colère de Paris n'aurait jamais dû prendre le gouvernement au dépourvu. Il y a un long mois, déjà, que les mouvements de droite - Croix-de-Feu, Jeunesses patriotes, Camelots du Roi - manifestent contre le monde politique, soupçonné de protéger les complices de l'escroc Stavisky. Déjà le gouvernement de Camille Chautemps est tombé sous la pression de la rue. Edouard Daladier, successeur de Chautemps, entend agir " vite et fort ". Si vite qu'il décide un mouvement administratif d'une ampleur exceptionnelle, sans attendre le vote de confiance du Parlement. Si fort que la colère des Parisiens en est décuplée : ils ne veulent pas que parte leur préfet de police Jean Chiappe ! L'enchaînement est dramatique : manifestations, répression, émeutes... Lorsque les manifestants achèvent de compter leurs morts, il apparaît bien des questions : qui a ouvert le feu ? Qui a donné l'ordre de tirer ? Avec quelles armes ? Pourquoi tous les morts - sauf un - sont-ils des manifestants ? Etait-ce un complot ? Si oui, les conjurés étaient-ils de la droite extrême, ou ne se cachaient-ils pas au sein du gouvernement ? Pour répondre à ces questions, Pierre Pellissier a exploré toutes les archives accessibles, consulté tous les récits de l'époque, recherché les derniers témoins de cette journée sanglante. Ce qui lui a permis de rédiger le récit complet de cette tragédie, aux conséquences politiques multiples, qui solde le drame de la Grande Guerre et marque la première étape vers l'effondrement de 1940.
Résumé : Jacques Massu, c'est d'abord une " gueule ". Qu'il la ferme ou qu'il l'ouvre, elle ne passe jamais inaperçue. Mais quel roman que sa vie ! A trente-deux ans, le saint-cyrien déjà en poste en Afrique est saisi par l'histoire : dès juin 1940, de Gaulle devient le dieu, et Leclerc bientôt son prophète. En mars 1941, il est avec le futur maréchal de ceux qui prêtent le serment de Koufra. C'est cela, Massu : un engagement toujours généreux, parfois irréfléchi, qui le conduit ensuite en Indochine, à Suez, et enfin à Alger. C'est alors que le destin le prend par l'épaule : le pouvoir politique s'en remet à la 10e division parachutiste et à son chef pour maintenir l'ordre. Massu, de janvier à septembre 1957, gagne la bataille d'Alger. Mais à quel prix ? La torture, à l'oeuvre bien avant lui, devient une pratique systématique. Massu ne l'a jamais vraiment niée, tout en la minimisant. En 1990, il en a exprimé un profond regret. Car Jacques Massu, l'auteur le montre bien, est un homme, et un chrétien. Son dernier fait d'armes est d'ordre moral : en mai 1968, commandant en chef en Allemagne, il regonfle son vieux chef de Gaulle. Ainsi Massu grogne, Massu s'insurge, Massu se soumet : c'est un soldat, le dernier grand acteur de la Seconde Guerre mondiale, des conflits coloniaux et de l'épopée gaulliste. Biographe accompli, Pierre Pellissier a retracé le destin de plusieurs personnages controversés dont Robert Brasillach et Salan. Il est également l'auteur de La Bataille d'Alger et de Diên Biên Phu.
Résumé : Issu d'une famille de la vieille noblesse flamande installée en Vendée, la dernière joie de Jean de Lattre de Tassigny fut d'apprendre, à la veille de sa mort le 11 janvier 1952, qu'il était élevé, et lui seul, à la dignité de maréchal de France. Maréchal, le "roi Jean", comme on l'appelait par admiration mêlée parfois d'agacement, l'était de toute origine. Saint-Cyrien de la promotion précédant celle de Charles de Gaulle, De Lattre est de tous les combats de la première moitié du XXe siècle. Du Maroc de Lyautey au 6 février 1934, de Vichy à la capitulation de l'Allemagne le 8 mai 1945 puis à la guerre d'Indochine, il se signale par son courage, son dynamisme et son génie de la mise en scène. Mais ce grand soldat à la gloire éclatante est aussi une personnalité tourmentée, mystérieuse et déconcertante, à qui les aventures et les drames n'ont pas manqué. Une biographie, sans complaisance ni parti pris, puisée aux sources les plus sûres.
Résumé : Il était une fois un roi dont le Pays Bleu était en conflit permanent avec le Pays Rouge voisin. Après de multiples et vaines tentatives pour résoudre le différend qui oppose les deux pays, il confie à son fils Om la mission de rétablir la paix. Sous la conduite d'un vieux sage, celui-ci entreprend un voyage initiatique qui le mène dans sept mondes successifs, à la conquête de sept graines de lumière. Fort de ses nouveaux talents, Om se rend au Pays Rouge et met en pratique l'enseignement reçu. Comment réussira-t-il à réconcilier les deux royaumes ? C'est ce que nous livre ce conte captivant qui invite chaque lecteur à découvrir les sept graines de lumière.
Aujourd'hui, Kodok est une bourgade oubliée du Soudan. A la fin du XIXe siècle, elle s'appelait Fachoda, un nom qui, en 1898, explosa à la figure des cabinets ministériels, des états-majors et des opinions publiques d'Europe. Dans la concurrence acharnée que se livrent Anglais et Français pour s'imposer en Afrique équatoriale, qui plantera le premier le drapeau sur cette localité du cours supérieur du Nil? La mission Marchand, destinée à relier le Congo à Djibouti, arrive la première, le 10 juillet 1898, après deux ans d'aventures inouïes. Lord Kitchener se présente en force un mois plus tard, et exige l'évacuation. Qui va céder? Les opinions publiques s'enflamment, Marchand fait figure de Jeanne d'Arc de l'Afrique noire française. En novembre, le ministre Delcassé donne l'ordre de repli, qu'exécute, la rage au coeur, la colonne Marchand. La France, empêtrée dans l'affaire Dreyfus, a-t-elle perdu son honneur à Fachoda? Pierre Pellissier, dans un récit haut en couleur documenté aux meilleures sources, retrace l'épopée de la mission Marchand, à la fois exploration coloniale et symbole de la plus grande France, avançant sur 4500 km au prix de difficultés effroyables dans un univers inconnu et hostile, révélant des caractères et entrant ainsi dans l'histoire de France.
Loin, comme ses prédécesseurs, de décrire la bataille telle qu'elle est jugée d'en haut, à la manière de l'état-major, John Keegan la restitue par le bas, telle qu'elle est vécue par les soldats. Cette nouvelle approche de l'histoire militaire, qui va au-delà des récits factuels, révèle toute la dimension humaine du combat. Pour illustrer son propos, Keegan raconte et décortique trois batailles charnières: Azincourt (1415), Waterloo (1815) et La Somme (1916). Un livre fondateur devenu un classique servi par une nouvelle traduction.
Du Moyen Age au xxe siècle, l'histoire riche en rebondissements d'une famille à l'origine de la Prusse, puis de l'Allemagne moderne, jusqu'à sa chute dans la catastrophe de 1918. Rien ne prédisposait à un tel destin les Hohenzollern, modeste famille de propriétaires terriens implantée en Souabe au XIe siècle. Après une lente ascension au cours du Moyen Age, l'acquisition du duché de Prusse en 1603 marque une étape décisive. Les règnes du Grand Electeur et de son petit-fils Frédéric-Guillaume Ier, le Roi-Sergent, font entrer la Prusse dans l'ère moderne. Frédéric II, l'ami de Voltaire, porte leur oeuvre au plus haut, tandis qu'en luttant inlassablement contre l'Autriche, il donne à son pays une stature internationale que plus personne ne contestera. A sa mort en 1786, il ne restera plus à la Prusse qu'à s'affirmer comme une puissance européenne majeure. C'est chose faite avec Guillaume ler qui, aidé de Bismarck, défait l'Autriche puis la France pour fonder le Deuxième Reich. Le nouvel Empire atteint son apogée avec son petit-fils Guillaume II, avant de disparaître au terme de la Première Guerre mondiale. Dans ce livre clair et fouillé, retraçant tant l'histoire d'une famille que d'un pays, les Hohenzollern sont restitués loin des clichés habituels. Chefs de guerre peut-être, surtout souverains tolérants, soucieux du bien-être de leur peuple, à l'avant-garde de transformations économiques, sociales et artistiques, ayant toujours eu pour but d'assurer la grandeur de leur pays.
La guerre de sécession (1861-1865) fut la plus coûteuse en vies humaines et en pertes matériellesde toute l'Histoire des Etats-Unis. Ce furent quatre années de batailles sauvages, avec 2 800 000combattants, qui firent quelque 628 000 morts et des centaines de milliers de blessés, sur une population de 35 millions d'habitants. Elle fut aussi l'une des guerres les plus intenses et les plus compliquées de tous les temps, atteignant un degré de brutalité mécanique préfigurant les horreurs de la Première guerre mondiale, cinquante ans plus tard, avec des batailles très brèves et meurtrières, les camps de prisonniers, les premières tranchées... De nouveaux moyens de combat (cuirassé, sous-marin, fusil à répétition, télégraphe, voies ferrées) furent utilisés. Pourtant, nous dit l'auteur « Si la Première guerre mondiale était inutile et cruelle, la guerre de sécession fut tout aussi meurtrière, mais elle ne fut pas inutile »: de là naquit l'Amérique moderne. Avec cette nouvelle histoire à la fois très documentée et très claire, Keegan nous livre aussi une vision passionnante de l'Amérique au milieu du XIXe siècle. Il remet à juste titre en question beaucoup d'idées reçues telles que: Etats du Sud peuplés de propriétaires d'esclaves, vision hollywoodienne de la vie des Sudistes (riches planteurs et non masse de blancs pauvres et sans esclaves), guerre longuement préparée,soldats bien entraînés... Il nous explique aussi l'impact de cette longue guerre sur la situation économique, la psychologie et l'évolution des comportements, en particulier pour les femmes dont le rôle très important modifia le statut et la perception qu'elles avaient d'elles-mêmes, dans le Sud comme dans le Nord.
Résumé : Année trouble pour le président Raymond Poincaré qui ne retient que le doute qui saisit les Français, 1917 est aussi l'année décisive du conflit qui marque la véritable naissance du XXe siècle avec ces deux tremblements de terre que sont la révélation de la puissance américaine et la révolution bolchévique. La guerre, qui n'est plus nationale mais devient idéologique, est en train d'échapper aux Européens et un monde nouveau d'apparaître, coincé entre deux messianismes : l'idéalisme wilsonien et le communisme. 1917 est surtout l'année de l'épuisement où chacun cherche une porte de sortie honorable. Le gouvernement Français, autour de Joseph Caillaux, entame des pourparlers avec Berlin ; l'Autriche-Hongrie, en la personne de Charles Ier, approche les Alliés pour chercher une voie transactionnelle ; même le pape Benoît XV y va de son projet de paix. Jean-Yves Le Naour met son talent narratif au service de l'Histoire et raconte cette année de paix impossible. Se fondant sur des archives inédites et mêlant les expériences du peuple à celles des hauts fonctionnaires, il dresse un tableau complet qui n'épargne pas les grandes figures que la mémoire a statufié. De l'échec de Ribot, alors président du Conseil, lors des négociations avec l'Autriche aux basses manoeuvres de Clemenceau pour parvenir au pouvoir, tout est révélé. Quand l'histoire se raconte, elle est plus romanesque que la fiction.