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LE SYSTEME DE LA LOI DE NICOLAS MALEBRANCHE
PELLEGRIN
VRIN
31,01 €
Épuisé
EAN :9782711617715
Le système philosophique de Nicolas Malebranche (1638-1715) peut être considéré comme la seule théodicée de l'âge classique qui veut assurer la bonté de Dieu tout en postulant la réalité du mal. Mais elle est aussi et surtout nouvelle par son principe opératoire: la loi. Le malebranchisme propose en effet une réflexion originale sur la notion de loi. Celle-ci doit rendre compte de la nature comme de la grâce et emprunte donc autant à la science qu'à la théologie pour aboutir à un précipité théorique des plus novateurs. Cette réflexion est également surprenante car les difficultés rencontrées pour légitimer une compréhension purement légale du réel viennent souvent plus de la nature que de la grâce, des lois de la biologie que des lois de la rédemption. Une telle défense de Dieu tourne à un éloge de la loi et plus spécifiquement de la forme de la loi, matrice de l'intérêt des Lumières pour le légalisme et le formalisme. Le malebranchisme constitue donc une étape essentielle dans l'histoire complexe de la notion de loi. Sans cette étape, on ne peut comprendre nombre de philosophies politiques du XVIIIe siècle. Et si ce moment malebranchiste a souvent été ignoré des commentateurs, c'est justement parce qu'on n'a pas suffisamment interrogé les conséquences politiques du système légal présenté par l'auteur et la manière dont la défense de Dieu s'efface devant la glorification de la loi. Autrement dit, on tente ici la gageure de faire de Nicolas Malebranche un philosophe politique, chez qui un théocentrisme fréquemment souligné cache en fait des préoccupations anthropologiques.
Pellegrin Pierre ; Lloyd Geoffrey Ernest Richard ;
L'immense aventure du savoir grec est encore aujourd'hui la source essentielle à laquelle puise et revient sans cesse notre civilisation. L'ambition de ce livre, élaboré par les plus éminents spécialistes de l'Antiquité et traduit en plusieurs langues depuis sa parution initiale, est de mesurer ce que les Grecs savaient, ce qu'ils croyaient savoir, ce qu'ils ont inventé; d'analyser le regard qu'ils ont porté sur leur civilisation et sur leurs propres entreprises intellectuelles. Il y est ainsi moins question de leur histoire que de leurs historiens, de leur poésie que de leur poétique, de leur musique que de leur harmonique, car l'originalité des Grecs n'est pas tant d'avoir su beaucoup de choses que d'avoir exigé d'eux-mêmes de savoir ce qu'ils savaient, ce qu'ils disaient, ce qu'ils faisaient, ce qu'ils voulaient...
Accès à l'instruction, droits civils et politiques, équité des salaires, divorce: depuis des siècles, les femmes n'ont cessé de se battre pour obtenir l'égalité avec les hommes. Bien avant l'apparition du mot "féminisme", cette lutte fut d'abord un combat de plume, porté par des personnages singuliers engagés dans les controverses de leur temps. Ce sont leurs voix passionnées que ce recueil donne à entendre, de Marie de Gournay, "fille d'alliance de Montaigne", à l'icône qu'est devenue Simone de Beauvoir, en passant par Condorcet, Olympe de Gouges, Mary Wollstonecraft, Charles Fourier, Flora Tristan, John Stuart Mill, Madeleine Pelletier...
Pellegrin Marie-Frédérique ; Chapouthier Georges ;
Simulation et connaissanceGeorges Chapouthier & Stéphane Chauvier. Avant-propos. Stéphane Chauvier. Simuler et faire simuler. Frédéric Kaplan & Pierre Yves Oudeyer. Le corps comme variable expérimentale. Anouk Barberousse. Les simulations numériques de l évolution du climat: de nouveaux problèmes philosophiques? Cyrille Imbert. Le sophiste et ses images: épistémologie du temps simulé. Gabriel Gachelin. De l animal expérimental au modèle en recherche biomédicale. Alexandre Har & Roland Jouvent. Le Divan freudien: une situation inimitable. Frédérique de Vignemont. Empathie miroir et empathie reconstructive. Georges Chapouthier. Le cerveau, simulateur dans tous ses états.
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.