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Huit regards sur la ville
Pellegrin Bernard - Mandel Alain
CENT MILLE MILL
20,47 €
Épuisé
EAN :9782850710575
La ville est partout. Vertigineuse de hauteur dans les mégapoles, de Shanghai a New York en passant par Dubaï et Tokyo. Illimitée à la surface de la planète, faite de banlieues qui n'en finissent pas ou de villages devenus tentaculaires. Car il a fallu des générations pour que la ville devienne le monde, des générations qui ont échangé, commercé, construits ports, immeubles et monuments. Souvent la ville fait le bonheur de ses habitants puisqu'elle permet tous les échanges, parfois elle est aussi l'origine de leurs malheurs. Huit personnalités que la ville relie, de l'architecte à l'historien, du démographe au cinéaste, du maire à l'ethnologue, de l'industriel à l'artiste, évoquent ici les grands changements passés, présents et à venir de la ville. Perdez-vous dans le dédale de ses rues au fil des pages.
Ils ne se ressemblent en rien: Nicolas Sarkozy le "bling-bling", Claude Guéant l'austère. Pourtant l'un et l'autre sont indissociables, et ce drôle de couple dirige la France depuis plus d'un an. Plus puissant que le Premier ministre, le ministre de l'Intérieur et celui des Affaires étrangères réunis, le secrétaire général de l'Élysée sait tout des projets du Président. Nicolas Sarkozy de son côté ne manque jamais d'écouter ce que Claude Guéant lui murmure à l'oreille. Autour d'eux s'agitent les conseillers, les ministres, les entourages. Beaucoup voient en Guéant le double du Président, d'autres, au contraire, aimeraient en finir avec cette doublure. Ce livre lève le voile sur cet homme de l'ombre, venu tardivement à la politique. Avec la foi des convertis de fraîche date, il s'est fixé une mission: réussir la révolution de droite qu'incarne à ses yeux le sixième président de la Ve République.
Gladys avait été retrouvée en tête de gondole du rayon Nouveaux produits. Elle n'était pas apeurante car elle avait été finement découpée, le cou tranché avec précision selon d'invisibles pointillés. Le visage de la jeune femme, bien qu'un peu bleuté, était joliment maquillé et le retraité qui la découvrit ne fut pas du tout effrayé. - J'ai été surpris, dit-il à Loison, je ne m'attendais pas à rencontrer quelqu'un sur ce rayon. Une tête, je veux dire. Gladys faisait belle figure entre une purée microbiote, qui espérait capitaliser sur un récent succès de librairie consacré à l'intelligence intestinale, et les confitures d'une cheffe triplement étoilée."
Résumé : "Il avait trop souvent répété qu'il voulait devenir un centaure. Le ciel l'a pris au mot". Agnès Sachsé Bernard Sachsé a une passion : il aime les chevaux depuis qu'il est gamin. Il a la chance d'en faire son métier et devient cavalier cascadeur. Il enchaîne films et spectacles jusqu'à l'âge de 30 ans, jusqu'à ce qu'une cascade malheureuse le cloue dans un fauteuil roulant. Fini les chevaux et l'équitation ? Ce serait mal le connaître. Il décide - juste - de tout reprendre à zéro.
Barraband Maryvonne ; Pellegrini Bernard ; Pétry P
Qu'est-ce qui sépare le petit humain de l'animal ? Qu'est-ce qui les réunit ? Que nous apprend l'éthologie sur les comportements des enfants ? Et que nous enseigne la clinique sur l'ouverture de l'homme à l'animal ? On a longtemps pensé que l'enfant serait à sa naissance comme un petit animal dont l'éducation tiendrait du dressage. Qu'en est-il de la proximité de l'enfant et de l'animal que l'on constate dans les liens étroits qu'ils établissent entre eux ? La fréquentation des animaux aurait-elle pour les enfants des vertus éducatives, voire thérapeutiques ? Actuellement un double mouvement tend à humaniser l'animal et à domestiquer les enfants sommés de se conformer à une norme comportementale. Assisterait-on à une naturalisation de l'enfance ?
Résumé : "La violence monte. Ce n'est pas la fin du monde. Mais sans doute la fin d'un monde. Il ne s'agit pas ici de vendre de l'apocalypse. Ni de dire bêtement qu'hier valait mieux qu'aujourd'hui : sur le long terme les chances du progrès l'emportent toujours sur celles du déclin. Mais il y a sur la route des moments où l'addition des risques atteint un paroxysme. Nous vivons un de ces tournants où l'histoire hésite et peut basculer vers le pire".
A l'automne 2007, Laurence Sigal, alors directrice du musée d'art et d'histoire du Judaïsme organisa un cycle de conférences sur le thème "Bible et psychanalyse" . Elle invitait un certain nombre de psychanalystes à commenter sur un mode freudien, en une conférence, un texte biblique de leur choix. Je fus l'un d'entre eux. Au cours de l'entretien téléphonique où l'invitation me fut présentée, Laurence Sigal mit comme limite à mon choix de texte de m'abstenir de traiter du passage du livre de la Genèse rapportant l'épisode du sacrifice d'Isaac. Je la rassurai en lui disant que le texte que j'aurais aimé commenter était celui de l'Ecclésiaste. "Pensez-vous, me demanda-t-elle, que ce texte se prête au commentaire freudien ? - Aucun texte ne me paraît mieux convenir à l'exercice que vous proposez ! "
La combe exhale un léger souffle qui effleure le chêne en remontant vers les hauteurs. Il porte vers les bois en surplomb les parfums métissés des arbousiers, du thym, du romarin, de l'anis sauvage, de la lavande, et peut-être même de la mer lointaine, pour les assembler à ceux des pins et des cèdres, et embaumer le ciel tout entier. Ariane aspire à pleins poumons cet air qui la brûle pourtant, et qui sourd sur sa peau en fines gouttes de sueur. Les bras suspendus à une branche, allongeant tout son corps pour l'exposer à la brise autant qu'elle le peut, elle écoute. A la sourdine crépitante du maquis se mêle, assourdi et comme dérivant dans l'air, le chant incongru d'un piano."
Résumé : Huit nouvelles qui décrivent notre époque, vue dans la rue, dans la tête, dans le coeur, dans la vie. Huit nouvelles qui nous emmènent au plus près observer avec curiosité et affection notre existence de héros du quotidien. On se laisse prendre par cette gourmandise avec laquelle Claude Sérillon observe ses personnages, comment il décrit le foisonnement de leur pensée, ce bavardage permanent et incroyable qui les motive, cette belle vitalité dont ils font preuve en dépit des situations dans lesquelles ils se sont chacun laissé emporter. Aucun cynisme, aucune moquerie ou méchanceté de la part de l'auteur, à la rigueur ce gout léger de l'ironie qui fait écho à notre propre instinct, que masque cependant une gigantesque soif d'amour de l'auteur pour le genre humain. Au fond, ce que recherche Claude Sérillon dans ses sujets n'est pas tant le plus trivial que le plus fragile, voire le plus honorable, le plus digne. En suivant ainsi chaque personnage au fil de ses idées et de ses discours, au gré de ses décisions et de ses doutes, le lecteur est happé par un style d'une remarquable vigueur, à la fois précis et déterminé, sans cesse en mouvement. Les phrases et les situations se succèdent, et le livre se referme comme on finit de suivre l'actualité. Pas celle du monde mais la nôtre. Claude Sérillon est journaliste. De la presse écrite d'abord, de la télévision ensuite, puis à nouveau de l'écrit. L'écriture de plusieurs romans, essais, dictionnaires, nouvelles et poèmes est un autre versant de son activité, juste complément de son rôle d'observateur de l'actualité, mais aussi de l'imaginaire, de la fiction... et de sa curiosité personnelle.