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Comment (se) sauver (de) l'open-space ? Décrypter nos espaces de travail
Pélegrin-Genel Elisabeth
PARENTHESES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782863643068
Open-space, bureau paysager, espace partagé : il est partout... alors même qu'il est souvent décrié par ses utilisateurs. Pourquoi ce modèle d'organisation s'est-il imposé si largement ? A qui profite-t-il ? Faussement simple, transparent à l'excès, il contraint les individus, le management et le travail, et touche désormais les cadres, jusque-là épargnés. Si le design, le mobilier, les dispositifs phoniques permettent d'atténuer une inévitable promiscuité, et si les décors insolites et les toboggans viennent saupoudrer de fun les nouveaux espaces de travail, le mal semble plus profond. Faut-il pour autant faire machine arrière et revenir aux bureaux individuels, avec portes et cloisons ? Nourrie d'observations in situ, la réflexion d'Elisabeth Pélegrin-Genel s'appuie sur sa longue expérience de l'open-space en tant que consultante en entreprise. Histoire, management, foncier, bien-être sont invoqués ici pour montrer que le modèle de l'open-space, longtemps considéré comme une évidence, vacille aujourd'hui face à la vague d'innovations qui déferle sur le monde du travail. Mais peut-être reste-t-il quelque chose à en sauver ?
Quand on va au MacDo, a-t-on bien conscience qu'on fait la queue pour contraindre le personnel à travailler plus vite? Que les cuisines ouvertes permettent aux clients d'assurer la surveillance? Au bureau de poste, les guichets ont disparu pour faire place à une boutique: la Poste est déjà privatisée... En se promenant dans des lieux apparemment banals, on peut décrypter les mises en scène, observer les usages que l'organisation des espaces encourage ou interdit, décoder les incitations à nous comporter de telle ou telle façon. Ce n'est pas un hasard si le client se transforme en manager, l'usager en client, le flâneur en consommateur. L'auteure s'intéresse aux "lieux communs" privés et publics (cuisines, restaurants, poste), aux espaces de la mobilité (routes, ronds-points), aux "bulles" dupliquées à l'infini, accessibles presque exclusivement en voiture (zones commerciales, lotissements). Elle étudie autant le brouillage des repères entre ville et campagne que la fabrication de ces univers enchantés clos sur eux-mêmes (du grand magasin aux boutiques, des parcs de loisirs aux villages de vacances en passant par Paris-plage) dont l'objectif est d'étourdir le consommateur. Elle se penche sur la disparition des murs et la passion de la transparence dont découlent de nouveaux modes de contrôle. C'est un véritable manuel du savoir regarder qu'elle nous propose.
Au faîte d'un parcours d'auteur et d'universitaire réputé, Benito Pelegrin nous livre une chronique sur les quartiers nord du Marseille de son enfance de jeune exilé espagnol, à Saint-Louis, creuset profond des immigrations marseillaises. Sur fond de crise du logement (le mouvement des squatters naquit ici), c'est, avec un regard d'aujourd'hui, l'évocation d'un Marseille ouvrier des années 1950, ses problèmes, ses fêtes, sa mentalité, ses conflits sociaux, ses solidarités, mais encore sa puissance industrielle. Par petites touches, entre mélancolie et surtout humour, se dévoilent la fresque d'une époque et les frasques de toute une galerie de personnages vivants et pittoresques avec leurs façons de parler, de penser, une comédie humaine à l'échelle d'un quartier, d'un squat, et la chronique se fait roman et théâtre: Marseille, en somme. Biographie de l'auteur Benito Pelegrin, professeur émérite des universités, écrivain, dramaturge, poète et musicologue, par ailleurs journaliste, est spécialiste international du Baroque et du Néo-baroque. Citons, dans son abondante bibliographie, ses deux livres publiés en 2008, D'un temps d'incertitude, Europe XVI-XVIIIe siècles, aux éditions Sulliver, et Le Criticon, une nouvelle traduction commentée du roman de Baltasar Gracian, aux éditions du Seuil.
Résumé : Dans les années 2030, près de 90 % de la population française sera urbaine. Il est urgent de réfléchir à des modes de vie plus économes et plus respectueux de l'environnement, et surtout d'expérimenter d'autres formes pour habiter et vivre ensemble. L'auteur propose un étonnant parcours à travers toutes les réalisations, même les plus modestes, qui ont vu le jour ces dernières années et qui nous permettent de rêver à une autre ville : des maisons de retraite autogérées, des béguinages remis au goût du jour, des immeubles construits directement par des familles qui se sont regroupées, des fermes urbaines sur le toit des immeubles... Après les cités jardins qui voulaient mettre la campagne à la ville, les éco-quartiers relèvent le pari. Ce livre aidera tous ceux qui veulent habiter autrement à réfléchir à leur environnement et aux changements à y apporter. Certaines initiatives seront sans lendemain, d'autres feront école. Il ne s'agit pas de faire le catalogue exhaustif des récentes innovations architecturales, mais plutôt d'apprendre à déplacer légèrement notre regard sur le quotidien, à sortir des sentiers battus en conservant une bonne dose d'optimisme et d'utopie. Tous ces projets instaurent de nouvelles appropriations et d'autres partages collectifs de l'espace grâce à des dispositifs ingénieux.
Osons la rupture ! Adieu l'urbanisation extensive, la construction sur terre vierge⦠Une nouvelle ère s'ouvre pour un renouveau urbain empreint de sobriété et de sens. La loi Climat et Résilience oblige à réviser fondamentalement les pratiques d'aménagement, de construction et de réhabilitation. Les nouveaux mots clefs sont restructuration, transformation, requalification et densification raisonnable sous toutes ses formes : épaississement pour créer des loggias, jardins d'hiver et d'été, constructions en pignon et⦠surélévation. L'acte de surélévation raisonnée est le moyen de "faire du neuf avec du vieux" selon le principe de l'économie circulaire. Des logements RE 2020 construits sur les toits seront plus vertueux et moins chers. Après une analyse des enjeux et des difficultés de l'acte de surélévation, des propositions concrètes sont formulées pour lever les freins et quelques projets pionniers sont présentés.
Rafael Moneo a consacré une grande partie de son activité professionnelle à l'enseignement et à la critique. Dans cet ouvrage, il a réuni les cours délivrés dans les années quatre-vingt-dix à la Harvard Graduate School of Design dans lesquels il analyse les oeuvres de huit architectes contemporains: Stirling, Venturi & Scott Brown, Rossi, Eisenman, Siza, Gehry, Koolhaas et Herzog & De Meuron. Le terme d'"intranquillité", introduit dans le titre, fait référence à la manière dont certains architectes abordent leur discipline, mêlant réflexion et pratique, et produisant des essais critiques plus dictés par la recherche que par l'élaboration d'une théorie systématique qui nourrit véritablement leur oeuvre. Le terme "stratégie" peut être interprété ici comme une série de mécanismes, de procédés, de paradigmes et de stratagèmes formels qui apparaissent dans l'oeuvre des architectes contemporains: ce sont eux qui permettent de configurer leurs projets. Ce livre constitue également le témoignage précieux, direct et immédiat d'un praticien qui a lui-même grandement contribué à l'évolution de l'architecture contemporaine.
Résumé : Patrick Bouchain est un architecte, urbaniste, maître d'oeuvre et scénographe français. C'est un pionnier du réaménagement de lieux industriels en espaces culturels (le Lieu unique à Nantes, la Condition publique à Roubaix, Le Channel à Calais...). Partisan d'une méthode collaborative avec les habitants, permettant de définir une stratégie collective pour aborder les questions urbaines, son action est guidée par sa liberté, son goût de l'expérimentation, son appétence pour les territoires et les sites. Son travail vise à promouvoir le " possible ignoré ", sortir des standards pour que le temporaire débloque des situations figées, en jonglant, si nécessaire, avec la législation. Et toujours conserver une forme d'inachèvement qui accueille l'imprévu.
La terre est le matériau de construction le plus répandu dans le monde : la très grande majorité de l'habitation humaine l'utilise. Depuis les exemples vernaculaires qui cumulent des siècles d'expériences et un savoir-faire très élaboré, jusqu'aux réalisations contemporaines qui intègrent un réel degré de sophistication et une recherche technique très poussée, la construction en terre révèle la richesse et la variété de son potentiel tout en s'adaptant à des contextes très variés. Ce traité a l'ambition de servir de manuel pratique et didactique. Il s'adresse à tous les acteurs des projets de construction : décideurs, planificateurs, conducteurs de travaux, architectes, ingénieurs, entrepreneurs, maçons, mais aussi étudiants et chercheurs. Les 600 illustrations assurent une parfaite lisibilité pour tous les intervenants dans l'acte de bâtir.
Résumé : L'urbanisme, un plaisir ? Comment cette notion assez désuète peut-elle être associée au plaisir de faire la ville, à la modernité ? Comment la conjuguer à l'appétence pour toutes les disciplines, à la curiosité pour l'évolution des modes de vie et des modes de faire, l'invention sociale et technologique ? A travers l'action "Projet urbain" qu'elle a initiée, dirigée et animée au sein de l'administration en charge de l'urbanisme pendant près de trente ans, Ariella Masboungi a été un témoin privilégié d'une évolution favorable des pratiques dans ce domaine et d'une ouverture progressive à de nouvelles stratégies. Persuadée que la ville est la clé du développement durable, et que c'est en son sein que réside l'innovation, elle livre ici ses réflexions, ses convictions, ses "leçons" du projet urbain, n'ayant de cesse de s'inspirer de la diversité des expériences européennes, d'explorer, de capitaliser, de diffuser et, surtout, d'impulser de nouvelles directions pour construire une ville plus amène. Pourquoi tous les sujets de société conduisent-ils à l'urbanisme ? Par quels moyens peut-on produire des villes plus heureuses, équitables et stimulantes ? Comment enseigner le projet urbain et en transmettre le goût aux étudiants ? Que signifie "la fierté d'être fonctionnaire" dans le champ de l'action urbaine ? A travers les réponses ou les pistes esquissées, preuve est apportée que l'urbanisme de demain ne se fera pas sans une intelligence collective, à la fois attentive et ouverte sur le monde.