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De la situation faite au parti intellectuel dans le monde moderne devant les accidents de la gloire
Péguy Charles ; Giroux Matthieu
RN
22,00 €
Épuisé
EAN :9791096562459
Dans cette Situation, Péguy accuse le positivisme engendré par le monde moderne de s'être substitué aux anciennes humanités. Il prend pour cible le "parti intellectuel", son arrivisme, son arrogance et son mépris des traditions spirituelles du passé, sa "barbarie" nouvelle plus dangereuse encore que celle des partis politiques, son péché d'avoir réduit l'ancien désir de gloire, spirituel et légitime, en une forme de domination temporelle, pleine de mesquinerie, de bureaucratie et de parvenus. Avec verve, il s'emporte contre la modernité, le modernisme, contre l'embrigadement éducatif, contre la dénaturation et la défiguration malhonnête, lui, le Républicain, de la France de l'Ancien régime. Mais il rappelle aussi au fil des pages qu'il est un poète, un styliste : il livre ainsi un portrait au souffle hallucinant de Paris, du Paris moderne, auquel il oppose les villages de France, sa Beauce et son "océan de blés", la Sologne, le fil de la Loire, "cette Reine que les Rois ont aimée" ; coagulant avec passion l'histoire de France, il réhabilite l'épopée, l'héroïsme, l'aventure collective. Tout entier animé de la colère du Juste et de la lucidité du visionnaire, il nous offre un grand livre plein de vie.
Né à Orléans le 7 janvier 1873, Charles Péguy entre en 1894 à l'École normale supérieure où il a pour maîtres Romain Rolland et Bergson. En 1900, il fonde Les Cahiers de la Quinzaine qui ne s'arrêteront qu'en juillet 1914 lorsqu'il est mobilisé. Il est tué près de Villeroy (Seine-et-Marne) le 5 septembre 1914.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Période antérieure aux «Cahiers de la Quinzaine» (1897-1899) - Période des six premières séries des «Cahiers de la Quinzaine» (1900-1905).
Spengler Oswald ; Onfray Michel ; Merlio Gilbert ;
Paru en 1931, juste avant la mort de Spengler, ce petit livre était probablement une première approche à un livre d'envergure beaucoup plus grande que ne nous ne connaîtrons jamais. Anticipant de manière prémonitoire tout ce que l'Occident (que Spengler appelle "culture Faustienne") devait connaître de crises au cours du XXe siècle (contestations contre le mode de vie consumériste et productiviste, décolonisation, vide spirituel et sentiment d'enfermement dans la vie moderne, crises écologiques), Spengler, avec son style parfois polémique mais toujours vivifiant, propose une réflexion sur la technique en tant que con substantielle à l'homme, " grand carnassier ". Convoquant archéologie, histoire des civilisations et surtout son intuition phénoménale, Spengler, non idéologue, non politique, non dogmatique mais fin analyste pétri de stoïcisme, propose un texte à lire, po ur ce qu'il garde d'actualité et d'acuité.
Texte faisant partie des Ecrits de Londres, écrit à la même période que l'Enracinement, La Personne et le Sacré prend son origine dans le mot de "personne" qui avait fondé le courant personnaliste autour d'Emmanuel Mounier et que Simone Weil trouve impropre. Mais ce texte est bien plus qu'une querelle sémantique : il devient tout de suite méditation philosophique lumineuse et de très grande importance (jusque - là sous - estimée) sur les notions de droit, de démocratie, de justice, de mal et de beauté. Prenant à contrepied le personnalisme chrétien en affirmant que "Ce qui est sacré, bien loin que ce soit la personne, c'est ce qui, dans un être humain, est impersonnel", Simone Weil se livre à un plaidoyer d'une rare justesse pour ce qui fonde l'être humain en dehors de toute collectivité ou institution. Un texte capital pour approfondir l'oeuvre de Simone Weil et qui saura parler à tout lecteur qui recherche une clarté pure, exigeante et dénuée de tout artifice sur des thèmes intemporels.
Les crises manifestes dans lesquelles nos sociétés se débattent remettent au premier plan les questions de morale et la possibilité de déterminer les principes d'une morale commune. Tout le monde commence à percevoir que le slogan "c'est mon droit", revendiqué par tout un chacun, nous mène droit dans un mur. Cet ouvrage propose en premier lieu de déterminer les fondements d'une morale commune qui pourrait valoir devant le tribunal de la raison. Il propose ensuite d'essayer de comprendre comment la morale se transmet et pour quelles raisons nous finissons le plus souvent par lui obéir, mobilisant pour ce faire les ressources de la psychanalyse, de la philosophie existentialiste sartrienne ou encore de la philosophie de Bergson. La troisième partie présente enfin une série "d'études de cas", c'est-à-dire des essais de morale appliquée.