Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Charles V et les premiers Valois
Pécout Thierry
TALLANDIER
25,90 €
Épuisé
EAN :9782235022866
À la mort du dernier roi capétien Charles IV, son cousin germain Philippe VI de Valois, neveu de Philippe le Bel, monte sur le trône. La nouvelle dynastie doit imposer sa légitimité pour se maintenir. Philippe VI, Jean II et Charles V s'y emploient, en particulier vis-à-vis du roi d'Angleterre, le redoutable Édouard III, lui aussi prétendant au trône de France, puisque descendant direct de Philippe IV le Bel par les femmes. Ainsi commence la guerre de Cent Ans! La catastrophe touche de plein fouet le royaume de France. Les trois premiers rois Valois doivent résister à l'invasion anglaise, conduite par Édouard III, qui aspire à la souveraineté sur l'ouest du pays, et affirme son droit à coiffer la couronne de France elle-même. Outre les retentissantes défaites de Crécy (1346) et de Poitiers (1356), le royaume doit faire face à la Peste noire, aux troubles de la guerre civile, à l'insoumission des grands, aux révoltes paysannes... L'espoir ne renaît que lentement, grâce à Charles V et à son entourage solide et dévoué, dominé par Bertrand Du Guesclin. Le règne de ce roi réputé pour sa sagesse est aussi celui des grandes réformes et d'une entrée dans la modernité politique, économique et culturelle. Le XIVe siècle flamboie dans toute la splendeur d'un gothique triomphant, raffiné, accompli, la littérature renaît, les mécènes sont pléthore... Époque contrastée, passionnée autant que passionnante, le XIVe siècle de Charles V est celui de la construction d'un grand royaume et d'une identité nationale.
Résumé : En ce mois de novembre 1216, une galée appareille en pleine nuit du port catalan de Salou vers les rives du comté de Provence. A son bord, un jeune adolescent, escorté par des chevaliers provençaux venus l'arracher à son exil aragonais. Ainsi commence l'histoire de Raymond Bérenger V, héritier d'une Provence déchirée par des rivalités entre factions nobles et les villes comme Marseille, Avignon, Arles, Tarascon, Nice ou Grasse. Beaucoup voient en ce jeune prince le seul dépositaire d'un pouvoir légitime. Sa mère et tutrice, la comtesse Gersende de Forcalquier, ne peut plus désormais espérer gouverner sans lui. Rien ne laisse alors présager que ce jeune homme sera l'artisan d'un rétablissement de l'Etat comtal. Pourtant, depuis sa capitale aixoise, il fait de sa principauté l'un des laboratoires de l'Etat moderne. Raymond Bérenger rompt avec le passé catalan de la Provence, mais aussi avec l'empire germanique de Frédéric II. Les temps lui sont favorables : de Nice à Marseille, le commerce des ports provençaux est prospère. Cette richesse bénéficie aux églises, châteaux et villes qui arborent de neuves parures. Le comte fonde Martigues et Barcelonnette. Pour la première fois de son histoire, la Provence paraît une principauté cohérente, gouvernée par un prince soucieux de ses prérogatives. La mort prématurée de Raymond Bérenger en 1245, sans héritier, laisse la Provence aux mains de son gendre, frère du roi de France. Une page achève de se tourner.
La croisade contre les Albigeois au XIIIe siècle a profondément modifié le cours de notre histoire. De son issue découle le rattachement du Languedoc à la France. C'est dire l'importance extrême de cette guerre "sainte" prêchée pour la première fois par l'Eglise de Rome à l'encontre d'un peuple chrétien! Menée à l'origine pour extirper du Midi de la France l'hérésie cathare, elle dégénéra vite en guerre dévastatrice de conquête, opposant inexorablement défenseurs de la civilisation occitane et assaillants venus du Nord, c'est-à-dire les "Français". Dans le tumulte des combats, l'atmosphère fiévreuse des chevauchées, des massacres, des incendies où culmine la tragique vision de l'holocauste de Montségur, s'affrontèrent donc pendant un demi-siècle croisés, inquisiteurs, légats du pape et peuple occitan sporadiquement rassemblé sous l'étendard des comtes de Toulouse. C'est l'histoire de ce long et terrible conflit jalonné de bûchers, d'actes d'héroïsme, de dévouements insignes, de duplicité, d'odieux excès, que raconte avec force et sagacité Georges Bordonove.
Lorsque Philippe le Bel fit arrêter les Templiers en 1307, l?Histoire tournait une page: les tempsmodernes, illustrant le triomphe du temporel sur le spirituel, commençaient. L?ordre militaire leplus prestigieux de la chrétienté, qui avait défendu le royaume de Jérusalem pendant près de deuxsiècles au prix de très lourds sacrifices, était sur le point d?être définitivement abattu par le roi deFrance. Leur arrestation massive, minutieusement préparée, fut une gigantesque opération policière: elle stupéfia l?opinion, pris de court le pape Clément V, accabla l?honnête grand Maître de l?Ordre, Jacques de Molay. S?ensuivit une parodie de justice orchestrée par l?inquisition: accusations mensongères, lavages de cerveaux, séances de tortures savamment graduées. Lâchetés et actes d?héroïsme, trahisons et coups de théâtre se succédèrent jusqu?à la suppression du Temple et la mort sur le bûcher de Jacques de Molay en 1314. C?est ce mécanisme diabolique que GeorgesBordonove a mis à plat avec son talent de narrateur. Démontrant l?indigne falsification des chargespesant sur les inculpés, il laisse la vérité s?imposer d?elle-même qui plaide en faveur des victimesde la tragédie.
Vendredi 13 octobre 1307. Partout dans le royaume de France, les agents du roi Philippe le Bel s'emparent de la personne des chevaliers du Temple. Les Templiers, naguère membres respectés d'un ordre modèle et défenseurs par excellence de la Terre sainte, sont emprisonnés par centaines, sous l'accusation d'apostasie, d'idolâtrie, de sacrilège et de sodomie. L'opération, spectaculaire, est sans précédent dans l'histoire médiévale. Elle connaîtra une fin aussi célèbre que tragique avec la mort sur le bûcher du grand maître Jacques de Molay et du commandeur Geoffroy de Charney le 18 mars 1314. Malcolm Barber revient avec une maîtrise et une érudition inégalée sur cette affaire complexe : les interrogatoires, la torture, l'exécution des plus courageux, le silence inexplicable des grands dignitaires, le mutisme du pape Clément V, enfin l'interminable processus de liquidation qui vit disparaître le plus puissant des ordres militaires.Malcolm Barber est professeur d'histoire médiévale à l'université de Reading. Ses ouvrages sur les ordres militaires médiévaux, l'hérésie cathare et les croisades font aujourd'hui référence dans le monde entier.
Bref, je plaidais pour la vie contre la mort et je conseillais au général de lire un des plus beaux livres de guerre qui soient, Le Dernier ennemi, de Richard Hillary, qui raconte comment la bataille d'Angleterre fut gagnée par les pilotes de Spitfire de la Royal Air Force, jeunes hommes de vingt ans, frais émoulus d'Oxford, de Cambridge, après Shrewsbury College ou Eton, entrés à jamais dans l'histoire des héros sous le nom de"garçons aux cheveux longs". [...] Extrait du Lièvre de Patagonie de Claude LANZMANN (Gallimard, 2009)."