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LA PENSEE-WITTGENSTEIN. Du Tractatus aux recherches philosophiques
Pears David
AUBIER
30,70 €
Épuisé
EAN :9782700736526
Deux ouvrages, devenus classiques dans leur extrême singularité, témoignent de la marque durable que Wittgenstein a imprimée à son siècle : le Tractatus logico-philosophicus (1922) et les Recherches philosophiques (1929-30). L'étude de David Pears - qui n'avait pas jusqu'ici d'équivalent en français - montre avec rigueur la continuité entre ces deux philosophies derrière l'apparente volte-face du début des années trente. Au cours de cette " révolution copernicienne " qui permute les positions respectives du langage et du monde, Wittgenstein passe d'un langage miroir du monde à une réalité qui n'est plus que " l'ombre portée de la grammaire ", d'un monde qui impose sa structure au langage à une grammaire qui détermine l'essence de chaque dose. Cette " seconde philosophie " est entièrement issue des fulgurantes intuitions de jeunesse de Wittgenstein et des critiques auxquelles il les soumet à partir de 1929.
Il ne devrait pas céder. Il le fera quand même. Shane est décidé à reprendre sa vie en main. Nouveau boulot, nouvelle maison, il va faire profil bas et, surtout, pas de vagues. Alors ce n'est pas le moment de craquer sur l'une de ses colocs ! Le seul problème, c'est que Callie est aussi belle que piquante, aussi vulnérable que complexe... et elle le rend fou ! Ce n'est pas une bonne idée, sa raison lui hurle de s'éloigner, son coeur se méfie... mais Shane n'a jamais su résister à la tentation. Pour le meilleur ou pour le pire ?
Chronique d'une saison torride, dans un coin perdu de la campagne anglaise, vers le milieu des années 80. La sécheresse fait des ravages, le fourrage manque, on abat le bétail. La terre sent le sang et les hommes semblent près de perdre la boule. Comme en temps de guerre, la fièvre de l'instant endort les consciences, terrasse les corps. La jeune Alison, elle-même tourmentée par la sève de son âge, assiste incrédule à la brutale métamorphose des individus qui l'entourent. La chaleur devient bientôt intenable. On marche la nuit sur des crapauds. Alison, qui s'apprête à partir pour le collège à la fin de l'été, fait ses adieux à un monde qui, pour cette grande occasion, a accepté de baisser le masque. Par touches mesurées mais violentes, Tim Pears parvient à créer autour de ses personnages et des paysages où ils évoluent un climat d'enchantement au sens magique et violent du mot. On rit mais c'est souvent de peur, on frémit à l'unisson de la nuit étouffante et de ses fantômes, on a les mains moites et le coeur battant. Nul doute, il y a longtemps que les mystères de la campagne n'avaient inspiré un roman à ce point gorgé de sensations. A recommander à tous ceux qui sont d'avis que la littérature peut s'accomoder de tout, sauf de la tiédeur. Conclusion de Salman Rushdie, dans un article qui fit quelque bruit : "Un roman superbe : une manière de Cent ans de solitude transposé dans la campagne du Devon".
Résumé : Set in Oxford in the 1660s - a time and place of great intellectual, scientific, religions and political ferment - this remarkable novel centres around a young woman, Sarah Blundy, who stands accused of the murder of Robert Grove, a fellow of New College. Four witnesses describe the events surrounding his death: Marco da Cola, a Venetian Catholic intent on claiming credit for the invention of blood transfusion; Jack Prescott, the son of a supposed traitor to the Royalist cause, determined to vindicate his father; John Wallis, chief cryptographer to both Cromwell and Charles II, a mathematician, theologian and inveterate plotter; and Anthony Wood, the famous Oxford antiquary. Each one tells their version of what happened but only one reveals the extraordinary truth. Brilliantly written, utterly convincing, gripping from the first page to the last, An Instance of the Fingerpost is a magnificent tour de force.
Van Orman Quine Willard ; Largeault Jean ; Laugier
Au centre de ce volume se trouve " L'épistémologie naturalisée ", sans doute le texte le plus influent de Quine : référence de la philosophie analytique dans sa version naturaliste, il a été utilisé non seulement comme manifeste philosophique des sciences cognitives, mais aussi comme signal d'un renoncement à l'antipsychologisme des pères fondateurs de la philosophie analytique. Quine y affirme que l'épistémologie devient " un chapitre de psychologie ", puisqu'elle étudie " un phénomène naturel, à savoir un sujet humain physique " et sa production de théorie (output) à partir de données sensorielles (input). Il reverse la question épistémologique à la psychologie, la renvoyant au schème conceptuel de la science dans son ensemble. L'inverse vaut aussi : la science naturelle, par un effet de " mise en abyme ", est finalement contenue dans l'épistémologie. On comprend pourquoi il est important que l'épistémologie soit naturalisée, et non, comme on l'imagine parfois, l'esprit, l'intentionnalité ou le langage. Naturaliser signifie renoncer à toute fondation extérieure à la nature, et certainement pas retrouver de nouvelles certitudes dans la science. Un naturalisme second ne serait plus fondé sur le modèle des sciences de la nature, mais sur notre nature, qui est sociale. Cet ouvrage a ainsi lancé le débat crucial sur les variétés du naturalisme : Sellars, Strawson, Putnam puis McDowell ont travaillé à élaborer ce naturalisme de la seconde nature. Le naturalisme devient alors simplement une position immanente, refusant toute argumentation transcendantale et toute position d'arrogance de la philosophie comme de la science. La réflexion sur le naturalisme, sur ses limites et sa nature, est certainement un élément essentiel de l'héritage philosophique de Quine aujourd'hui, et l'acquis le plus durable de la Relativité de l'ontologie.