Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
LES DEUX BOMBES - OU COMMENT LA GUERRE DU GOLFE A COMMENCE LE 18 NOVEMBRE 1975
PEAN PIERRE
FAYARD
15,50 €
Épuisé
EAN :9782213027449
Il est devenu évident aux yeux de tous que les buts de la guerre du Golfe ne sont pas seulement ceux qu'ils paraissaient être lors du déclenchement du conflit : contraindre Saddam Hussein à se retirer du Koweït, restaurer par la force, sur mandat des Nations Unies, la primauté du droit international sur l'expansionnisme irakien. Il était clair depuis le début que l'Occident ne pouvait tolérer que les énormes réserves mondiales de pétrole que contient la région tombent sous la dépendance plus ou moins directe de Bagdad. Mais, par-dessus tout, la transformation de l'Irak en superpuissance militaire au cours des quinze dernières années _ la quatrième armée du monde, reconnaît-on aujourd'hui _ menaçait d'embraser à brève échéance l'ensemble du Proche et du Moyen-Orient. A fortiori si, comme il était prévisible, Bagdad finissait à très brève échéance par se doter de l'armement nucléaire, face à un ennemi de toujours, Israël, qui en était déjà doté. C'est de cet aspect capital des origines de la guerre du Golfe que traite ce livre de référence de Pierre Péan en évoquant la manière dont la France, entre 1956 et 1975, a successivement donné à l'Etat hébreu, puis à l'Irak, les moyens d'exercer l'un sur l'autre, à court ou moyen terme, le chantage à l'arme atomique. A l'heure où chacun se repent un peu tard d'avoir contribué à surarmer Bagdad et à transformer la région en poudrière, il n'est pas inutile de lire ou relire cette longue et ténébreuse histoire.
Chaque soir, à vingt heures, les téléspectateurs du journal d'Antenne 2 se voient rappeler que les otages français détenus au Liban n'ont toujours pas été libérés. On sait aujourd'hui que la clé de leur libération ne se trouve pas ailleurs qu'à Téhéran. On sait que l'aide privilégiée fournie par la France à l'Irak, avant et depuis le déclenchement des hostilités entre ce pays et l'Iran, a pesé lourd dans cette nouvelle sorte de guerre opposant le régime de l'ayatollah Khomeyni aux " satans " occidentaux que sont, avec les Américains, les Français. Une guerre jalonnée d'attentats terroristes, de prises d'otages, de chantages, de subversion. Une guerre où l'affairisme de certains milieux, notamment dans le domaine des exportations d'armements, et les aléas de la diplomatie secrète risquent à tout moment de faire éclater, en France même, des scandales comparables à celui de l'" Irangate " qui, à Washington, a " déstabilisé " le Président Reagan. Une guerre qui n'obéit à aucune des règles de conduite des démocraties et où celles-ci risquent à bien des égards de perdre leur âme. Journaliste d'investigation des " dossiers sensibles ", Pierre Péan est notamment l'auteur d'Affaires africaines, de V, l'affaire des " avions renifleurs " et de Secret d'Etat.
Henri Martin est certainement le plus grand comploteur du siècle. Né en pleine affaire Dreyfus, il adhère à quatorze ans à l'Action française, fasciné par le discours et l'activisme antirépublicains des fidèles de Charles Maurras. Mais Martin est un indépendant farouche et quitte bien vite l'organisation monarchiste qu'il juge trop timorée. Les Juifs, les francs-maçons, la finance internationale et les bolcheviks entretiennent, dans les années trente, son exaltation et son acharnement à guerroyer contre les adversaires des valeurs de la France éternelle au nom desquelles il se bat. Puis il fonde avec quelques extrémistes la fameuse Cagoule, qui a pour objectif avoué de renverser la République, de lutter contre les Républicains espagnols et d'extirper le communisme... Martin qui, toute sa vie, fera du renseignement politique, met son énergie farouche au service de Pétain. Mais bientôt la passion de l'intrigue reprend le dessus, contre Laval d'abord (jugé trop favorable à l'occupant), contre une partie du gouvernement de Vichy ensuite (qui, pense-t-il, fait obstacle à la Révolution nationale). Excédées, les autorités de Vichy le font interner en 1942. Et Martin finira la guerre comme agent des Américains ! Après guerre, il reprend son combat contre les communistes, et bientôt sa carrière de conjuré. Ses complots contre la IV' République sont finalement détournés par les gaullistes en mai 58 : Martin est ainsi un acteur essentiel du retour du général de Gaulle, qu'il exècre pourtant. Puis ce sera, bien sûr, l'O. A. S. Tranquille est la République quand Martin se repose à... la Santé. Voici une extraordinaire traversée du siècle, la vie d'un comploteur magnifique, racontée à partir d'une enquête auprès des derniers témoins de cette épopée, d'une plongée aux archives et dans les papiers de famille du mystérieux Docteur.
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.
La Hatha-yoga Pradîpikâ, ou « petite lampe du Hatha-yoga », est l'un des plus complets traités consacrés à cette science millénaire qui nous soit parvenu. Il est attribué à un célèbre yogin du Xe siècle qui l'aurait popularisé sur tout le continent indien. Selon la tradition hindoue, celui qui le pratique parvient par une méthode pratique et violente (hatha = force) à la libération spirituelle recherchée par toutes les voies indiennes. Cette discipline repose sur le principe, reconnu depuis l'antiquité védique, de la correspondance de l'univers et du corps. Elle comporte un certain nombre de techniques, dont les fameuses « postures » (âsana), le « rassemblement des souffles » (pranayana) et les sceaux (mudrâ) qui permettent d'apprendre à maîtriser les énergies du corps et de l'esprit. La traduction de ce traité est précédée d'une étude de Tara Michaël qui montre l'importance des différentes formes de yoga dans les traditions shivaïte et tantrique. Elle est accompagnée d'une traduction du commentaire sanskrit qui l'explicite, « Clair de lune » par Brahmânanda.