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La traversée du livre
Pauvert Jean-Jacques
VIVIANE HAMY
28,01 €
Épuisé
EAN :9782878581898
Boris Vian, c?est lui. Histoire d?O, c?est lui. À dix-neuf ans il édite son premier livre: un texte de Sartre. Il édite Malraux, Gide, Marcel Aimé, Raymond Queneau. À vingt ans, il est le premier éditeur au monde à publier Sade intégralement, en mettant son nom et son adresse sur les couvertures (d?où un procès de sept ans). Il est le dernier éditeur d?André Breton, il édite André Hardellet, Albertine Sarrazin. Il révèle Le Concile d?amour, Georges Darien et Le Voleur. Il met Georges Bataille à la place qui lui revient. Il ressuscite Raymond Roussel. Privé de ses droits civiques, il accumule les procès contre les lois absurdes qui, depuis 1945, font l?armature de la censure française. Il a révolutionné l?édition des années 60 en lançant un dictionnaire de Littré jamais vu, des maquettes surprenantes, la célèbre collection "Libertés". Ici, il a rendez-vous avec son adolescence: ses premières lectures ? très tôt. Mauvais élève renvoyé de partout, il fait son entrée, début 1942, en tant qu?apprenti-vendeur à la librairie Gallimard ; dans le même temps, il est agent de liaison pour la Résistance et se retrouve dans une prison allemande à seize ans. Puis il nous conte comment il devint éditeur, au travers de fortunes multiples, pour se retrouver à la fin des années 60 patron d?une importante maison d?édition, puis d?une deuxième, puis d?une librairie qui vend par correspondance dans le monde entier. Cette initiation traverse des périodes mouvementées et contrastées dont il nous fait une description insolite, où le livre et la France passent, comme il le dit, « du XIXe siècle au XXIe », en quelque deux décennies. Roman d?aventures vécues, la Traversée du livre est aussi l?histoire d?une époque, jusqu?à l?explosion de mai 68.
ANONYME Ma vie secrète Voici la première édition française d'un ouvrage anglais unique au monde. Son auteur inconnu n'en avait fait imprimer clandestinement que six exemplaires. "L'auteur y fait le récit méticuleux d'une vie qu'il avait pour l'essentiel consacrée au plaisir sexuel. [à] Il raconte jusqu'à ses moindres expériences, [à] dans le seul souci de dire ce qui s'est passé, comment, selon quelle intensité et avec quelle qualité de sensation", écrit Michel Foucault, qui en a fait un des éléments centraux de son Histoire de la sexualité. Les lecteurs anglo-saxons attendirent les années 60 pour avoir accès à une édition jamais réimprimée depuis lors. En France, on n'en connaissait jusqu'ici que de courts fragments, plutôt romancés que vraiment traduits. L'écriture de Ma vie secrète, aujourd'hui encore, est loin d'avoir livré tous ses secrets. Les plus grands critiques anglo-saxons ont classé l'ouvrage parmi les documents littéraires majeurs : "Un document historique des plus impressionnants" (J. H. Plumb, The New York Times Review of Books) ; "Incomparable dans les descriptions très minutieuses de ce que nous appelons ô le comportement sexuel humain ö" (Mary Ellman, Book Week) ; "Une vision de la réalité victorienne presque à la façon poignante de Dickens" (Newsweek) ; "Un trésor inestimable d'informations sur les moeurs sexuelles du xixe siècle" (Times Literary Supplement, Londres). Mais peut-être est-il temps de reconnaître aussi dans Ma vie secrète une extraordinaire recherche du temps perdu et, comme disait Jean Paulhan, un de ces textes fleuves, "Amiel, Montaigne, Sade, Le Kalevala, le Ramayana, murmure gigantesque et obsédant qui monte parfois de la littérature, et, peut-être, la justifie". Traduit de l'anglais par Mathias Pauvert
Résumé : Quelle était donc cette façon de penser? Qui était vraiment Sade ? Voici les questions essentielles auxquelles cette monumentale biographie tente de répondre. Fruit de décennies de recherches et de réflexions, enrichie de nombreux documents, dont nombre d'inédits, Sade vivant libère l'écrivain et ses écrits des fantasmagories qu'ils ont bien souvent suscitées. Et suscitent encore. Jean-Jacques Pauvert a été le premier au monde à avoir publié officiellement Sade, sous son nom. C'était en 1945. Depuis, celui qui allait devenir un des éditeurs les plus aventureux du XXe siècle n'a jamais cessé d'interroger cette oeuvre qui fait de Sade "l'un des cinq ou six génies universels de très grande dimension".
Résumé : "Tes allers-retours entre la vie et la mort tu vas les faire encore longtemps ? Le temps qu'il faudra. Pourquoi ? Tu te fais du souci pour moi ? Tu es juive, n'est-ce pas ? C'est insensé, tu sais ce qu'ils te feront s'ils te prennent ? Je n'ai pas peur. A Copenhague, je suis chez moi. Ce sont eux les envahisseurs. Danemark 1943, Niels Rasmussen rencontre Sarah à la rousse chevelure. Il rejoint alors la Résistance et devient le saboteur de génie qui remodèle la ville occupée à coups d'explosifs. Quand le conflit mondial s'achève, Sarah attend un enfant et les héros sont prêts à recueillir leurs lauriers. Pourtant, une page du Parisien Libéré glissée dans un courrier anonyme va infléchir le destin. Dans la rubrique "Epuration" Niels lit : C'est le 7 mai que le dramaturge Jean-François Canonnier, actuellement détenu à Fresnes, passera devant la Cour de justice de la Seine. Il sera défendu par maître Bianchi. Eperdu d'incompréhension et pour sauver son "frère de coeur", il entreprend une odyssée qui fera vaciller toutes ses certitudes quant à l'héroïsme, la lâcheté, la Résistance et la collaboration. Roman d'aventures, enquête introspective, Niels fait fi des genres littéraires et nous soumet à la question : Et vous, qu'auriez-vous fait ?
Résumé : Tuân a quarante ans. Malgré le froid de l'hiver, il se promène dans la forêt de Chantilly avec l'espoir d'assister à la floraison des premières jonquilles. Lentement, il se laisse envahir par les souvenirs enfouis de son enfance indochinoise... S'il reste persuadé d'avoir été " presque parfaitement heureux jusque l'âge de douze ans ", Tuân a cependant été très tôt confronté au mystère effroyable de la mort. Ses parents sont tués une nuit par des voleurs, qui ont eux-mêmes été jugés et sauvagement pendus en présence de l'enfant de sept ans. Recueilli par son grand-père qu'il adore, le petit garçon va développer un goût pour la poésie et un amour immodéré pour la langue française : " En classe, les leçons étaient données en qu?c ng? et en français. " Mais l'aïeul, lui aussi, décède. Il est alors recueilli par l'une de ses tantes, Cô Anh. Et en 1954, il assistera, impuissant, au départ de sa tante et de ses enfants ? notamment Tiên, sa jeune cousine tant aimée ?, contraints de suivre leur mari et père, qui a décidé de rejoindre l'armée populaire. Si l'emploi de la langue des " colonisateurs " fait de lui, aux yeux de son oncle, un " traître à la patrie ", ils signent aussi sûrement son destin : son amour de la langue française et de la poésie de Gérard de Nerval sera son viatique, son talisman. Elle le soutiendra, elle sera son refuge, au coeur des pires atrocités qu'il vivra et rencontrera en traversant son pays déchiré par la guerre, puis par la partition d'un Viêt Nam exsangue. Hoai Huong Nguyen nous fait les témoins de la renaissance lumineuse de Tuân, grâce à la force éphémère des fleurs, les résonnances d'une langue avec ce qu'il y a de plus intime chez l'être humain, la vertu de la poésie, même la plus sombre. Avec une perpétuelle oscillation entre le passé et le présent, évoquant l'enfance comme les pires horreurs de la guerre, serti de haïkus, Sous le ciel qui brûle, qui convoque les plus subtils parfums du Viêt Nam, est une ode bouleversante à la langue française et à la puissance vitale et régénératrice des mots.
Résumé : "La déception et la surprise s'étaient évanouies du visage de Mme Vizy. Quelque chose d'agréable pointait, qui l'adoucissait. Elle continuait à examiner Anna, la bonne. Celle-ci n'avait même pas l'air d'une paysanne. Elle n'était pas aussi lourdaude, aussi joufflue qu'Orszi Varga. Elle était plutôt frêle, élancée, le visage ovale, l'ossature fine, bien proportionnée. Elle portait une petite robe fraîche à carreaux sous laquelle reposaient moelleusement, inconscientes, les deux petites balles en caoutchouc de sa poitrine d'enfant. Dans tout son être il y avait quelque chose d'inexprimable, quelque chose qui l'attirait, qui la retenait aussi un tantinet, mais qui l'intéressait prodigieusement." Budapest. Juillet 1919. Les "Rouges" de Béla Kun ont perdu. Une ère nouvelle débute pour la bourgeoisie. Seule Mme Vizy, la femme du haut fonctionnaire Kornél Vizy, est obsédée par tout autre chose : Anna, la gouvernante promise par le concierge. Jusqu'au jour où Anna, un couteau de cuisine à la main, commet l'innommable... Depuis leur création, les Editions Viviane Hamy s'intéressent de près à la littérature de l'Est. Pour célébrer leurs trente ans, elles vous proposent de lire et de relire l'oeuvre immense de Dezsö Kosztolányi, ? une des plus grandes figures de la littérature hongroise du XXe siècle ?, dont Anna la douce est sa création la plus célèbre.
Enzo, 13 ans, fugue de sa banlieue natale pour rejoindre son grand frère Greg. C'est l'été, il fait beau et la campagne s'ouvre à Enzo, généreuse et omniprésente. Depuis qu'il a coupé les ponts avec sa mère, Greg vit dans une caravane au milieu d'une décharge rurale. Il connaît cette douleur qu'éprouve Enzo et il va le recueillir le temps d'un week-end. C'est, pour Enzo, le plaisir simple d'être ensemble. C'est la rencontre avec Ninon qui "fréquente" , Charline, la petite amie de Greg, Sofiane l'optimiste, Eddy au tatouage tribal... C'est le bonheur des premières fois, loin d'un quotidien fait de jeux vidéo et de sordides indifférences. Soleil de juin explore les méandres de l'adolescence et décrit à merveille ces pas de côté nécessaires à toute prise de conscience. Une parenthèse bucolique et lumineuse, avec ce sentiment que le bonheur est à portée de main