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Cahiers Jean Paulhan N° 1 : Correspondance (1904-1920)
Paulhan Jean ; Tarde Guillaume de
GALLIMARD
13,85 €
Épuisé
EAN :9782070200344
Vers la fin du XIXe siècle, dans un petit jardin de banlieue, deux enfants de 10 ans, Jean et Guillaume, font connaissance parce que leurs pères, Frédéric Paulhan et Gabriel de Tarde, entretiennent depuis longtemps une correspondance philosophique. Cette rencontre sera suivie de soixante-quatorze années de profonde amitié. Pourtant, dix ans plus tard, tout devrait séparer les deux adolescents : origines sociales, conditions de vie, tendances politiques... Jean Paulhan, fils unique, vit dans sa famille, entouré d'un essaim brillant et agité de jeunes étudiantes étrangères. En effet, sa mère assure, au prix d'un travail épuisant, la vie matérielle des siens, en dirigeant une pension de famille. Quant à Guillaume de Tarde, si sa famille possède un château en Dordogne, signe d'une relative aisance, il perd très jeune son père, magistrat à Sarlat. Cependant, les deux jeunes gens partagent tout, tout au moins beaucoup : le manque d'argent, la course aux leçons particulières, les sorties, la fréquentation de jeunes anarchistes russes (au féminin), non sans de passagères jalousies, les enthousiasmes, les espoirs, les découragements, les cours et même la rédaction d'interminables devoirs de philosophie remis en Sorbonne sous leur double signature. De 1904 à 1920, Jean Paulhan et Guillaume de Tarde passent des examens, des concours, font l'expérience du service militaire, puis celle de la guerre, vivent l'un à Madagascar, l'autre au Maroc. Jean Paulhan se marie et publie ses premiers livres. Ce sont des années de grande instabilité, pour Jean Paulhan surtout, qui déménage beaucoup, voyage, cherche du travail, en change souvent, écrit pour de nombreuses revues. En 1920, il entre à la N. R. F. , il y restera jusqu'à sa mort. C'est cet échange épistolaire, couvrant la période pendant laquelle l'homme se cherche et se forme, que nous avons choisi de publier dans ce premier cahier.
Car il ne suffit pas tout à fait de dire que la peinture moderne diffère de la peinture classique. Elle prend en nous une autre place. Elle appelle de nouveaux sentiments ; une volupté, un dégoût parfois, inattendus ; on ne sait quel parti et quel amour un peu désespéré où il entre de la stupeur et du mystère. De toute évidence, elle cherche moins à plaire qu'elle n'est subie. Et tout se passe comme si les hommes avaient inventé par elle - ou simplement retrouvé - une motion, aussi différente de l'ancien plaisir esthétique que l'amour diffère de l'avarice, ou le sacré du profane. Quelle émotion ? Ce n'est pas facile à dire. Il faut croire qu'elle échappe à la claire raison ; qu'elle appelle la cachette et le secret, plutôt que la montre. Mais tâchons d'y voir de plus près". .
« Braque est patient. Son visage, si humble qu?il semble avoir vu la paix. Mais l?épaule est d?un bûcheron; et la taille d?un géant. ?Il faut avoir le temps, dit-il, d?y songer.? En effet, il s?assoit. Puis: ?Quand j?étais jeune, je n?imaginais pas que l?on pût peindre sans modèle. Ça m?est venu peu à peu. Faire un portrait! Et d?une femme en robe de soirée, par exemple. Non, je n?ai pas l?esprit assez dominateur?. Il s?explique: ?Le portrait, c?est dangereux. Il faut faire semblant de songer à son modèle. On se presse. On répond avant même que la question soit posée. On a des idées?. Les idées, pour Braque, ce n?est pas un compliment. Quand les gens disent d?un peintre qu?il est intelligent, méfiance ». Braque le patron s?est imposé comme le livre de référence sur le peintre et son oeuvre, tout à la fois reportage, document, portrait de l?artiste et regard d?une rare acuité posé sur son work in progress.
«Les enquêtes diverses, les doctrines et les aphorismes, les commentaires et les aveux, dont on voit de nos jours la poésie accablée, donnent, dans leur contrariété, le plus vif désir de dégager enfin quelque méthode ou clef, qui permette d'y séparer le vrai du faux. Je ne me propose ici que de forger cette clef.» Jean Paulhan.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.