Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Dialogue Nord-Sud. Voyage dans l'interculturalité
Paulhac Jean-Pierre
DIANOIA
12,00 €
Épuisé
EAN :9782913126190
Qui sont-ils ? Est-ce si important de le savoir ? Pourquoi vous narrer leur histoire, les péripéties de leur existence ? Ils ont vécu ce que tout le monde vit. Ce ne sont pas des héros, ce sont des êtres de peine et de joie, de peur et d'envie. Pourquoi vous les décrire, les exhiber, dans un concert de mots poétiques et flatteurs ? Pourquoi s'essayer à l'invention vaine d'images neuves pour esquisser leur visage, ébaucher leur silhouette ? Sachez donc qu'ils ressemblent à tout le monde. Avec leur éclat de lumière et leur part d'ombre. Ils sont là, face à face. Et leurs mots nous en disent plus sur eux que de quelconques clichés. Bien sûr, ELLE, est noire, africaine. On l'imagine jeune, plus que, LUI, qui est blanc, européen, chenu d'expérience, désabusé de vécu, mais pas encore totalement dégrisé d'espoir, d'utopie. Ils sont donc différents. Parce qu'ils sont issus de deux mondes qu'un gouffre - qui n'est pas fait seulement -de désert et de mer - éloigne irrémédiablement. L'espace et le temps - celui meurtri d'une histoire aux cicatrices encore lancinantes- ont fait naître un vide immense entre eux. Mais, puisque tout les sépare, pourquoi en sont- ils donc venus à se rencontrer ? Quel chemin caché, quel itinéraire inattendu les ont conduits ainsi l'un vers l'autre ? Et pour dire vrai, plutôt, LUI, vers, ELLE, que l'inverse. Existe-t-il, alors, un pont, une passerelle, qui lui permette de tendre la main ? Et si son dessein secret était de contredire le destin ? De faire mentir les purificateurs des races, les tenants forcenés de l'ethnicité du monde,- les rêveurs de l'Apartheid perdu ? Pour cela, il lui faudra du temps, de la patience, du silence pudique sur les maux et des mots apaisants sur les blessures... Il leur faudra simplement se parler, sortir des ornières profondes de ces archétypes perclus qui conditionnent la pensée et veulent la conduire, à marche forcée, vers les sables mouvants de la haine, là où l'homme se perd, s'abîme et finalement meurt, égaré de terreur, dans d'absurdes conflits dont il ne voulait pourtant pas. Oui, il faut entamer l'interminable palabre entre deux mondes pour ouvrir enfin, la première fois peut-être, un authentique dialogue Nord-Sud... Alors, à ce moment-là, savoir qui ils sont n'aura plus guère d'importance...
Résumé : " L'auteur voudrait découvrir s'il n'existerait pas, des mots au sens et du langage brut à la pensée, des rapports réguliers et à proprement parler des lois - dont la littérature évidemment tirerait grand profit (...) C'est à de telles lois en effet que se réfère ouvertement tout écrivain, sitôt qu'il juge et tranche (...) Ainsi les linguistes et métaphysiciens ont-ils soutenu tantôt (avec les Rhétoriqueurs) que la pensée procédait des mots, tantôt (avec les Romantiques et Terroristes) les mots de la pensée - toutes opinions apparemment fondées sur les faits, patientes, savantes, et néanmoins si lâches et contradictoires qu'elles donnent un grand désir de les dépasser. " " L'art que j'imagine avouerait naïvement que l'on parle, et l'on écrit, pour se faire entendre. Il ajouterait qu'il n'est point d'obstacle à cette communion plus gênant qu'un certain souci des mots. Puis, qu'il est malaisé de persécuter ce souci une fois formé, quand il a pris allure de mythe ; mais qu'il est expédient au contraire de prendre les devants et l'empêcher de naître. On en viendrait à citer et décrire par le détail les lieux, les arguments et les figures diverses de l'expression. Après quoi, l'on se trouverait avoir réglé les principales difficultés langagières (...) En bref, l'on aurait substitué une rhétorique commune (à quoi ces pages serviraient assez bien d'introduction) à la poussière de partis et de rhétoriques personnelles que la Terreur invoque, dans la solitude ou l'angoisse. "
« Braque est patient. Son visage, si humble qu?il semble avoir vu la paix. Mais l?épaule est d?un bûcheron; et la taille d?un géant. ?Il faut avoir le temps, dit-il, d?y songer.? En effet, il s?assoit. Puis: ?Quand j?étais jeune, je n?imaginais pas que l?on pût peindre sans modèle. Ça m?est venu peu à peu. Faire un portrait! Et d?une femme en robe de soirée, par exemple. Non, je n?ai pas l?esprit assez dominateur?. Il s?explique: ?Le portrait, c?est dangereux. Il faut faire semblant de songer à son modèle. On se presse. On répond avant même que la question soit posée. On a des idées?. Les idées, pour Braque, ce n?est pas un compliment. Quand les gens disent d?un peintre qu?il est intelligent, méfiance ». Braque le patron s?est imposé comme le livre de référence sur le peintre et son oeuvre, tout à la fois reportage, document, portrait de l?artiste et regard d?une rare acuité posé sur son work in progress.
Résumé : " Il va sans dire que lorsque la question se posera : les quelques centaines de lettres qu?il m?a écrites [sic] sont à la disposition de celui, celle ou ceux qui assumeront la responsabilité de son ?héritage? littéraire " (lettre 695). Ce post-scriptum de la lettre d?Armand Petitjean écrite le 10 octobre 1968, au lendemain de la mort de Jean Paulhan, et reçue par Dominique Aury, dernière compagne du directeur de La Nouvelle Revue française, reflète bien la préscience historique et la sensibilité de l?auteur. Ce corpus de presque sept cents lettres s?échelonne sur plus de trente ans, de 1934 à 1968. Le lecteur assiste de près à une véritable et passionnante aventure intellectuelle à travers la période la plus turbulente du XXe siècle : les journées de février 1934, le Front populaire, l?Anschluss, la crise de Munich, la " Drôle de Guerre ", la défaite, l?Occupation, la Libération, les débuts de la Guerre froide, la résurrection de La NRF en 1953, la crise algérienne, l?établissement de la Ve République? Indissociable de cette aventure intellectuelle, et actrice aussi capitale que les deux hommes, s?illustre La NRF elle-même, déjà bien établie en tant qu?institution politico-culturelle. Qu?apprend-on à la lecture de ces lettres, en sus de leur inestimable valeur historique ? Pardessus tout, il s?agit de l?amitié. Dès le début, les deux hommes ont conscience d?être sur la même longueur d?ondes. Comme dans toute amitié qui dure, il y a pourtant des querelles et même des menaces de rupture. Des différences vont les opposer, notamment sous l?Occupation. Tour à tour, les lettres révèlent l?humour partagé, la franchise, la fidélité, l?intelligence de cette amitié, en dépit des colères, des vicissitudes, des réconciliations qui la soumettent à l?épreuve. Aléas du destin, aléas de l?histoire, complicités et discussions, exigences à l?égard de soi, à l?égard de l?ami, affection indéfectible : la correspondance de ces deux hommes nous livre enfin ses richesses, sa complexité humaine et historique.
Au sommaire : Où va la didactique du FLE au lycée ? Approche des langues de spécialité et recherche-action dans les pratiques d'enseignement et d'apprentissage. Plurilinguisme et didactique du français de spécialité dans les Ecoles de formation technologique : cas de l'Ecole Normale Supérieure d'Enseignement Technique de l'Université de Douala. Langue, culture et éducation au Cameroun : entre considérations tendancieuses et hypothèses constructives...
Ce livre se propose, en construisant une théorie empiriste de la morale débarrassée des apories des théories classiques, de surmonter les difficultés qui se dressent devant la compréhension de la morale et des pratiques morales. Il apporte une solution à quelques problèmes épineux tels que celui de la dialectique de l'universalisme et du relativisme ou de la subjectivité de la morale. Il ouvre à la fondation d'un discours non européen des pratiques, spécialement ici des pratiques africaines.
Il est connu depuis deux décennies que les transferts financiers des migrants vers leurs pays d'origine représentent davantage pour ces économies que l'Aide Publique au Développement (APD). Selon la Banque Africaine de développement, en 2005 par exemple, ces transferts ont représenté 7, 5 fois l'APD au Maroc ; 2, 5 fois l'APD au Sénégal, 0, 8 fois l'APD au Mali et 3, 5 fois l'APD aux Comores. Quel est l'effet de ces transferts sur la croissance économique des pays récipiendaires ? C'est à cette question que répond l'un des articles en recourant aux techniques économétriques les plus modernes.
On ne saisira pleinement l'originalité de la démarche de J.P. Kamaheu ainsi que la fécondité de l'horizon qu'ouvrent ses travaux que si on revient à ce qui est son point de départ. Un spectre hante en effet les études kuhniennes, et Kuhn lui-même s'y est trouvé confronté, celui de l'incohérence de sa pensée, malgré la grande pertinence que l'on reconnaît à ses analyses. La thèse de l'incommensurabilité des mondes, introduite par La structure des révolutions scientifiques pour rendre compte de l'issue des révolutions scientifiques, en est une illustration majeure.