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Le Liberia. Une singulière histoire
Paulais Thierry
CAVALIER BLEU
27,00 €
Épuisé
EAN :9791031803074
Pourquoi s'intéresser au Liberia, ce pays d'Afrique de taille modeste, faiblement peuplé et recouvert en majorité par la forêt tropicale ? C'est que son histoire est tout à fait singulière et riche d'enseignements. Colonie créée en 1822 par une société philanthropique américaine pour accueillir des esclaves libérés, le Liberia devenu pays indépendant a été accusé par la suite d'avoir lui-même recours à l'esclavage et a atteint la fin du XXe siècle anéanti par plus de 20 ans de guerres civiles et de massacres. Au-delà de l'exposé des faits qui ont déterminé cette trajectoire dramatique, l'auteur tente de tracer un fil rouge au milieu des présentations parfois contradictoires de la littérature existante fondée souvent sur des approches partisanes, confessionnelles ou idéologiques. Elargissant le champ de ces investigations, ce livre cherche également à expliquer comment un pays né sous d'aussi bons auspices a-t-il pu échouer de façon aussi radicale, d'une part, à quels enjeux il est confronté dans sa reconstruction, d'autre part. Des questions qui intéressent notamment les politologues et les spécialistes du développement.
De cet homme appelé Harry Washington, on sait peu de choses. On ignore son vrai nom, on ne connaît ni sa date ni son lieu de naissance et on ne sait pas quand ni comment il est mort. Pourtant, pour citer Melville parlant de Bartleby : "Je crois qu'il n'existe pas de matériaux qui permettraient une biographie complète de cet homme. C'est une grande perte pour la littérature". On pourrait dire de même d'Harry Washington. Né en Afrique, capturé, il traverse l'Atlantique dans les cales d'un navire négrier, est vendu à un planteur de la Chesapeake Bay et est ensuite acheté par George Washington. Engagé pendant la guerre de Sécession aux côtés des Anglais qui avaient promis la liberté aux esclaves qui combattraient dans leurs rangs, il se porte volontaire après la défaite pour aller fonder une colonie britannique au Sierra Leone et fait ainsi le voyage retour vers l'Afrique. Il participe à une insurrection contre l'administration britannique, est arrêté, jugé, expulsé de Freetown. La suite nous est inconnue. C'est à cette figure de l'esclave fugitif et à sa quête de liberté que Thierry Paulais rend hommage, à cet homme debout, combattant pour ses droits et sa liberté avec courage et un engagement hors du commun. Au-delà de ce destin singulier, c'est aussi la découverte du "Monde Atlantique" dont Harry Washington est l'incarnation.
La revisitation de l'histoire des XIXe et XXe siècles et le retour au réel participent, en Italie, des caractéristiques les plus importantes du roman policier des vingt dernières années. Affranchis de leur enfermement réducteur dans la catégorie de para/sous-littérature, le roman policier et le roman noir interrogent, grâce à l'enracinement dans un contexte historique et territorial précis, le sens de l'Histoire et la capacité de la littérature à faire revivre le passé pour mieux comprendre le présent. La représentation de situations vraies ou plausibles s'inscrit ainsi dans une perspective mémorielle et de construction d'une identité collective partagée. Cet ouvrage souligne la posture militante d'une génération d'écrivains qui proposent une relecture de l'Histoire et de ses répercussions sur leur époque. De même, il analyse l'aptitude de la littérature à élaborer des formes nouvelles pour dire le réel, et la mise en place de rhétoriques grâce auxquelles l'écriture remplit sa fonction critique au coeur de la cité.
Province of Freedom. C'est le nom de la colonie à vocation agricole et marchande fondée en Afrique de l'Ouest par une association d'abolitionnistes évangéliques anglais, en 1787. La colonie, visant à accueillir d'anciens esclaves très pauvres de Londres, les "black poors" devait être gérée par un Noir et accorderait une grande place à l'autogestion et à la démocratie directe. Quatre ans plus tard, la colonie devient la Sierra Leone Company, sous une direction blanche et autoritaire, visant à accueillir les esclaves d'Amérique à qui la liberté avait été promise à condition qu'ils se joignent aux troupes loyalistes pendant la guerre d'indépendance américaine. Harry Washington, esclave fugitif de George Washington, fut l'un de ses pionniers. L'ouvrage retrace cette aventure en deux actes : acte un, la Province Liberté ; acte deux, la Compagnie de la Sierra Leone. Il replace cette histoire dans le contexte des débats qui ont animé le XVIIIe siècle, entre les penseurs des Lumières et les auteurs chrétiens abolitionnistes d'une part, et les colonialistes d'autre part. Le livre relate la reprise de la colonie de la Sierra Leone par les Anglais, provoquant ainsi le mouvement général des hinterlands et la création de colonies. Il raconte comment les puissances européennes ont instrumentalisé l'abolitionnisme afin de légitimer leur conquêtes territoriales. Tout cela débouchera sur la partition de l'Afrique lors de la conférence de Berlin, en 1884. Thierry Paulais est essayiste et a travaillé particulièrement sur l'histoire du monde atlantique et de la colonisation. Il a déjà publié un livre sur le Liberia, pays dont le passé est étroitement lié à ces thématiques. Il a un doctorat en économie et a passé la majeure partie de sa vie professionnelle à l'Agence française de développement.
Mariage pour tous, PMA, GPA... l'homoparentalité est régulièrement placée au coeur des débats. Remettant en cause la composition traditionnelle de la famille, elle suscite des réactions passionnelles, terreau fertile pour les idées reçues : "Un enfant a absolument besoin d'un papa et d'une maman", "On n'a pas assez de recul", "Un couple d'hommes ne saura pas s'y prendre pour élever un enfant", "Les parents homosexuels ne transmettent pas les mêmes valeurs à leurs enfants", "Les enfants risquent de souffrir du regard porté sur l'homosexualité de leurs parents"... Devant l'importance des enjeux pour les parents comme pour les enfants, il est essentiel d'apporter un éclairage précis et distancié sur ce qui s'apparente encore pour beaucoup à un tabou.
Principale partenaire de la France, avec qui elle a impulsé le projet européen, l'Allemagne ne cesse de nous dérouter. Entre des milieux économiques en admiration devant le modèle allemand et de vieux démons toujours prêts à ressurgir, les clichés ne manquent pas : "Les Allemands sont trop disciplinés pour descendre dans la rue", "Les réformes du marché du travail ont accru la précarité", "L'armée allemande est en retrait", Berlin a ouvert ses frontières aux migrants", "L'Allemagne impose sa volonté au reste de l'Europe", "L'extrême-droite est de retour en Allemagne"... A l'heure où la France et l'Allemagne tentent, ensemble et à tous les niveaux (politique, économique, sociétal), de formuler des propositions pour renforcer une Europe fragilisée, une connaissance approfondie et sans préjugés de notre voisin s'impose.
Mal connue, peu médiatisée, l'endométriose touche pourtant près d'une femme sur 10 en France. Souvent banalisée et ramenée à de simples règles douloureuses, cette pathologie est encore difficilement diagnostiquée, ce qui retarde d'autant une prise en charge adaptée et laisse un nombre important de jeunes filles et de femmes dans la souffrance. Il est donc essentiel de mieux informer patientes et médecins sur les causes, les symptômes et les traitements de l'endométriose. C'est la mission d'Endofrance et celle de ce petit livre.
Résumé : Notre société française du XXIe siècle est fascinée par la Première Guerre mondiale. L'édition, le cinéma et la télévision se sont emparés du sujet, véhiculant par là-même de nombreuses idées reçues. Car la mémoire est à l'histoire ce que la caricature est au dessin, elle force le trait, exagère, simplifie : " L'assassinat de François-Ferdinand a déclenché le début des hostilités ", " Ce fut principalement une guerre de tranchées ", " Les femmes sont mises au travail ", " Clemenceau et Pétain ont fait gagner la guerre ", " Sans les Etats-Unis, la guerre aurait été perdue ", " Toute une génération a été inutilement sacrifiée "... François Cochet s'attache ici à rétablir les faits et nuancer la vulgate de cette " Grande Guerre " qui continue de hanter les esprits.